Samaria
Bientôt disponible
Parce que Kim Ki-duk n'a fait que regarder les faits divers à la TV coréeenne pour trouver l'inspiartion !
Drame - 2004 - Corée du Sud - 95 MIN - Tous publics
Pour se payer un voyage en Europe, deux lycéennes coréennes se livrent à la prostitution adolescente par le truchement d'Internet: l'une couche, l'autre organise. Mais quand la première meurt, la seconde décide de retrouver tous les hommes qu'elle a connus... et de coucher avec eux. Jusqu'à ce que son père, inspecteur de police, découvre le pot aux ballets roses. L'heure de la vengeance va-t-elle sonner?

Réalisé par

6.7 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Jean-Yves Katelan

Jean-Yves Katelan

CHRONIQUEUR

En Corée, il y a environ 250 noms de famille. C'est peu et ça explique qu'autant d'habitants du matin calme, environ un sur cinq en fait, s'appellent Kim. Les autres s'appellent Lee ou Park. Le Kim qui nous intéresse ici, auteur de ce Samaria, c'est Ki-duk, scénariste et réalisateur très prolifique qu'on avait découvert au tournant du siècle avec des films à la fois cruels, sexuels, beaux et légèrement fantastiques comme L'Ile ou Bad Guy. Avec Samaria, il s'attaque à un sujet hard et ardu, la prostitution adolescente, dont il faut quand même signaler qu'elle concernerait 600.000 jeunes filles en Corée du Sud. Pour se payer un voyage en Europe, deux lycéennes de Séoul décident de se mettre sur le trottoir via internet. Plus exactement, l'une sera fille maquerelle tandis que l'autre sera fille de joie, en y mettant du cœur. Mais à force de s'envoyer en l'air, elle finit par se fracasser le crâne. Sa partenaire décide alors de reprendre le flambeau mais son père, inspecteur de police et veuf d'une femme elle-même assassinée, découvre par hasard le pot aux ballets roses… Construit en 3 chapitres, "Vasumitra", "Samaria" et "Sonata" , c'est un film qui remue, sans facilités, sans effets spectaculaires (hormis cette manie qu'on les Asiatiques de reprendre des airs occidentaux sur des synthés pourris), avec deux jeunes actrices toutes fraîches, un acteur formidable dans le rôle du père (il s'appelle Eol Lee) et quelques plans qu'on garde longtemps avec soi, comme cette image de balustrade, avec les deux amies enlacées, sous le regard courroucé de statues bleues …

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Contexte

Kim Ki-Duk

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