Tokyo-Ga

Bientôt disponible
Parce que Wenders entretient la dette qu'il a vis à vis de Yasujiro Ozu
Documentaire - 1985 - Allemagne - 85 MIN - Tous publics
Au printemps 1983, le réalisateur allemand Wim Wenders va se promener à Tokyo, à la recherche des vestiges du réalisateur japonais Yasujiro Ozu, mort vingt ans plus tôt. Entre deux témoignages poignants sur le maître, l'un de son acteur fétiche, l'autre de son chef-opérateur, Wenders raconte sa première visite dans la capitale japonaise comme un journal intime, en s'arrêtant sur les détails les plus kitsch.

Réalisé par

7.1 / 10
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2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Jean-Yves Katelan
Jean-Yves Katelan
CHRONIQUEUR
Au départ, c’est du très vénérable réalisateur japonais, et grand buveur de saké, Yasujiro Ozu, qu'il devait être question. Le projet est ambitieux, presque poétique. Au printemps 1983, à 37 ans, Wim Wenders, réalisateur allemand en pleine ascension, et travaillant alors sur le Paris, Texas qui lui vaudra sa Palme d’Or, décide de profiter de sa présence en Californie pour aller faire un tour à Tokyo, Japon ; là, juste de l’autre côté du Pacifique. Dans ses bagages, un projet de documentaire sur Ozu, qu’il place très haut dans son panthéon cinématographique. Seul problème : Ozu est mort depuis 20 ans. Que faire ? Avec son caméraman, Wenders se promène dans la capitale japonaise à la recherche des vestiges du maître. Plus qu’un documentaire, le film devient alors un journal filmé, où se mêlent la découverte éberluée de la mégalopole et le souvenir d’Ozu, ponctué par deux rencontres poignantes, l’une avec son acteur fétiche, le magnifique Chishu Ryu, l’autre avec celui qui fut son assistant pendant toute sa carrière et qui finit par devenir son chef-opérateur, Yuharu Atsuta. Ne manquez surtout pas cette longue séquence, à la fin du film, où Atsuta détaille ce qui fit la signature du réalisateur - et la bizarrerie de sa carrière à lui : cette caméra fixe, posée très bas, dont le cadre est défini à l’avance, et à laquelle le caméraman, le plus souvent allongé, ne doit SURTOUT pas toucher.
Entre ces deux rencontres, Wenders se promène dans un Tokyo très kitsch, peuplé de golfeurs en boîte, d’avatars d’Elvis Presley se tortillant dans les jardins publics, de drôles de machines à boules et de cuisiniers de plats en cire...
Et si vous êtes d’humeur joueuse, deux petites questions: que signifie le titre, Tokyo-Ga ?, et quel est le film qui est projeté dans l’avion? Réponses dans une heure et demie.
Contexte

Chishû Ryû

Wim Wenders

BONJOUR

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