WOLF

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Fantastique / Horreur - 1994 - Etats-Unis d'Amérique - interdit aux moins de 12 ans
Lorsque, par une nuit de pleine lune, l'editeur new-yorkais Will Randall se fait mordre par un loup qu'il a renversé en voiture, il ignore que cet accident va changer le cours de sa vie.

Réalisé par

5.8 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Yves Alion
Yves Alion
CHRONIQUEUR

Il est tentant de mettre au goûtdu jour les mythes et légendes du passé. L’exercice est intellectuellement stimulant, surtout si l’on trouve des concordances entre ces mythes intemporels et la situation actuelle. Des cinéastes tentent par exemple régulièrement d’adapter les vampires au monde d’aujourd’hui. On se souvient que Jean-Jacques Beineix a eu longtemps l’intention d’aborder le sujet, mais faute de financement le projet n’a pas vu le jour. Laissant aux Américains le soin d’imaginer comment ces immortels condamnés à se nourrir du sang des mortels pouvaient survivre dans les grandes métropoles. Même si c’est souvent sur le mode parodique. Il en est de même pour les loups-garous, cette légende aux origines mal identifiées selon laquelle certains hommes pourraient se transformer en loups les soirs de pleine lune. John Landis nous a d’ailleurs offert dans les années 70 un fort concluant Loup-garou de Londres, qui savait redonner un certain lustre au cliché sans pourtant se prendre totalement au sérieux. Avant de remettre le couvert quelques années plus tard avec son Loup-garou de Paris, à la réussite plus contestable.

Il est vrai qu’il est égalementtentant de délocaliser nos frayeurs enfantines, en quittant la forêt de tous les mystères pour la ville. Car si le loup fait peur en milieu sylvestre, à l’instar de son plus célèbre représentant, la bête du Gévaudan, il est totalement inattendu en milieu urbain. Mike Wadleigh l’a bien compris quand il a signé Wolfen, fable magistrale sur la mémoire de la Terre, dont l’action se déroulait, elle aussi à New York.

Wolf n’a rien à lui envier sur le plan de l’efficacité. Les effets spéciaux sont réussis, mais ils se gardent de tout envahir. Laissant aux personnages la possibilité d’exister, et par voie de conséquence de nous toucher. Reconnaissons aux responsables du film d’avoir su constituer un casting astucieux, Jack Nicholson, qui avait su quelques temps plus tôt faire preuve de sa capacité à incarner la folie la plus effrayante dans Shining étant associé à Michelle Pfeiffer, dont la fragilité diaphane nous avait émus dans Les Liaisons dangereuses et que nous rêvons tous de protéger. Ils incarnent d’une certaine manière l’indémodable tandem de La Belle et la Bête.

Mais au-delà des conclusions auxquellesnous sommes invités à souscrire sur l’avenir du couple, il faut bien admettre que le film a aussi une ambition sociologique, voire politique. Il n’est pas indifférent que ce soit le monde de l’édition qui est ici pointé du doigt, car les grenouillages propres à toute entreprise accompagnent pour la circonstance une réflexion sur la production intellectuelle. Difficile de ne pas avoir une pensée émue pour le pauvre "nègre" du récent Ghostwriter de Polanski. Qui lui aussi nous fait pointer du doigt une évidence : l’homme est bel et bien un loup pour l’homme.

Contexte

Mike Nichols

SHINING

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