ZABRISKIE POINT

À partir de 7.99 €
Drame - 1971 - Etats-Unis - 110 MIN - VO - interdit aux moins de 16 ans

Mark est présent à une AG estudiantine sur le campus d’une université de Los Angeles. Il assiste aux émeutes qui s’ensuivent, au cours desquelles un étudiant Noir est abattu par la police, et prend le large à bord d’un petit avion de tourisme qu’il vole. Il survole la Vallée de la mort où roule Daria qui, secrétaire, doit rejoindre son patron à Phoenix. Les deux jeunes gens errent ensemble dans le désert.

7.4 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Colette Milon
Colette Milon
CHRONIQUEUR

Auréolé de la Palme d’or de Blow up, en 1967, Michelangelo Antonioni est sollicité par Hollywood. La MGM, dont le blason a bien besoin d’être un peu redoré en ce moment, verrait bien un film dans le genre d’Easy rider qui vient d’emballer le public. On est en 1969. Un fait divers fournira son point de départ au cinéaste : la disparition d’un jeune hippie à bord d’un petit avion de tourisme. Il en fera Zabriskie point.

Tonino Guerra, scénariste d’Antonioni depuis L’Avventura (1961), se met au travail avec lui. A l’écriture, interviennent aussi Sam Shepard, auteur dramatique qui se risque pour la première fois au cinéma - on le connaîtra plus tard comme acteur et comme le scénariste de Paris,Texas. Et Clare Peploe, par la suite devenue cinéaste. C’est un road-movie qui naît dans le cadre très précis de l’Amérique des années Nixon. Celle de la contestation estudiantine et des utopies Flower power, de la répression policière et du consumérisme heureux. On y verra deux jeunes gens rompre, le temps d’une journée, avec la société qui les étouffe, dans un désert propice aux rêves. Pour les interpréter, Antonioni choisit deux non professionnels. Daria Halprin, étudiante et fille de la chorégraphe Anne Halprin, et Mark Frechette, menuisier à Boston.

Le tournage, à Los Angeles et dans la Vallée de la mort, où se trouve le point Zabriskie, fut troublé par de nombreuses interventions. Réputé pour ses idées de gauche, Antonioni n’était pas le bienvenu parmi ceux qui avaient voté Nixon et voyaient son film comme profondément antiaméricain. Le bruit courut même qu’il avait osé y brûler un drapeau. Cela dit, le dernier plan de Zabriskie point devait être celui d’un avion avec une banderole sur laquelle était inscrite : "Fuck you America". Sur ordre de la MGM, la scène fut coupée au montage.

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