AFTER HOURS

À partir de 2.99 €
Comédie - 1986 - Etats-Unis d'Amérique - 93 MIN - VM - HD - Tous publics
Paul Hackett, informaticien dans une grande entreprise de Wall Street, rencontre un soir dans un snack, la blonde Marcy qui lui laisse son téléphone. Rentré chez lui, il la rappelle et elle l’invite à passer chez elle boire un verre. Dans le taxi à la conduite frénétique, Paul voit s’envoler son unique billet de vingt dollars. Il arrive chez Marcy, mais rien ne se passe comme prévu. Kiki, la femme-sculpteur, colocataire de Marcy, lui parle de grandes brûlures corporelles. Une suite de détails l’incite à craindre que Marcy a le corps mutilé. Aussi quand cette dernière se montre bizarre, il préfère fuir.

Réalisé par

7.4 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Philippe Rouyer
Philippe Rouyer
CHRONIQUEUR

Après La Valse des pantins (1983) dont le tournage avait été très éprouvant et qui n’avait pas marché au box-office, Martin Scorsese ressentait le besoin de se refaire moralement et commercialement. D’où l’idée de tourner un scénario qu’il n’a pas écrit. Après plusieurs semaines de recherches infructueuses, c’est son avocat Jay Julian qui lui a fait lire le texte du futur After Hours, qui s’appelait alors A Night in Soho et, d’après Scorsese, c’était dans une forme plus proche du roman que d’un scénario traditionnel. Il n’empêche. Le réalisateur de Taxi Driver a été conquis, intrigué par l’étrangeté de l’histoire et séduit par le réalisme des dialogues.

Double Play la compagnie de Griffin Dunne et Amy Robinson en détenait les droits. Ils se sont très vite mis d’accord avec Scorsese pour qu’il tourne à New York dans le cadre d’une production indépendante pour un budget avoisinant les trois millions et demi de dollars. En rentrant dans la production David Geffen a investi un million supplémentaire pour tourner dans des conditions plus confortables.

Tout naturellement Griffin Dunne, qu’on avait déjà apprécié en tant qu’acteur dans Le Loup-garou de Londres, a interprété le rôle principal. Autour de lui, Scorsese a réuni une belle brochette de comédiennes. Rosanna Arquette qui devait ensuite retrouver le cinéaste pour son sketch de New York Stories en 1989 ; Teri Garr qui avait été nominée aux Oscars pour Tootsie ; Verna Bloom repérée au cinéma grâce à Eastwood dans L’Homme des hautes plaines (1973). Et encore Linda Fiorentino, la future égérie des films noirs de John Dahl qui n’en était alors qu’à ses débuts.

Dans la séquence de la boîte Club Berlin, regardez bien. L’homme qui braque le projecteur sur le héros n’est autre que Scorsese lui-même. Il tenait à ce clin d’œil pour rappeler au public que c’est lui qui fait endurer toutes ces épreuves à son héros.

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