LA PRISONNIÈRE (VERSION RESTAURÉE)

À partir de 2.99 €
C'est le dernier film de Clouzot. Le sujet est courageux, les parti-pris esthétiques étonnants.
Érotique - 1968 - France|Italie - 102 MIN - VF - HD - Tous publics
Gilbert et Josée forment un couple uni. Un pacte d'indépendance et de franchise réciproques les lie depuis des années. Mais Josée est subjuguée par Stan, le directeur de la galerie d'art qui expose les oeuvres de son mari. Cet homme pervers photographie lui-même des femmes qu'il humilie...
6.9 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Yves Alion
Yves Alion
CHRONIQUEUR

Le thème de La Prisonnière est vieux comme le monde, puisqu’il s’agit de ce fameux triangle amoureux qui a suscité sur les planches, dans les romans et au cinéma autant de situations burlesques que de drames poisseux. Celui qui nous intéresse ici est d’autant plus intrigant qu’il met en scène des artistes, deux hommes et une femme qui font fi des conventions bourgeoises. Pour finalement être les premières victimes d’un jeu pervers qui leur échappe.

Un petit mot sur les trois comédiens qui composent ce trio infernal. Bernard Fresson est sans doute le plus connu, pour avoir traversé le cinéma français pendant plusieurs décennies, second rôle familier de films souvent ambitieux. Laurent Terzieff a davantage fait parler de lui au théâtre qu’au cinéma, mais toujours pour dégager un parfum d’étrangeté qui ne manquait pas de fasciner. Entre ces deux hommes, Elisabeth Wiener. Fille de musicien, elle a elle-même enregistré quelques disques. Ce qui ne l’a pas empêchée en parallèle de jouer la comédie, pratiquant volontiers le grand écart entre un cinéma exigeant et parfois sulfureux et des comédies franchouillardes qui ne manquaient pas d’exploiter sa superbe plastique.

La Prisonnière a été tourné en 1968, une année symbole comme l’on sait. Celui de l’explosion d’un monde vermoulu au profit d’un autre qui n’a pas fini de se chercher. Comme le disent les personnages : « Chacun est libre et on se dit tout ». Pour s’apercevoir ensuite que ce n’est pas si simple… Il est évident que Clouzot a sincèrement cherché à déchiffrer les soubresauts de la société. Mais comprend-il réellement le monde nouveau qui se lève ? Alors il joue à l’entomologiste, et brosse le tableau d’une jeunesse qui le fascine autant qu’elle le révulse. C’est cette ambiguïté profonde qui donne au film tout son sel.

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