MARCHE À L'OMBRE (VERSION RESTAURÉE)

À partir de 2.99 €
Grand succès populaire qui confirme deux transfuges du café-théâtre.
Comédie - 1984 - France - 82 MIN - VF - HD - Tous publics
Denis, un éternel angoissé, bourlingue avec son copain François, un guitariste bellâtre. De retour de Grèce, tous deux se rendent à Paris, où un ami doit les loger. Mais l'ami en question a disparu, et son toit s'est envolé. Denis et François sont contraints de faire la manche dans le métro...

Réalisé par

6.2 / 10
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Les avis surSens Critique
Christophe Bier
Christophe Bier
CHRONIQUEUR

Sorti le 17 octobre 1984, Marche à l’ombre engrange 6,1 millions d’entrées. C’est l’un des gros succès populaire du cinéma français de la décennie. Les comédiens du Splendid ont été révélés en 1978 avec Les Bronzés de Patrice Leconte. En 1984, trois d’entre eux passent à la réalisation : Josiane Balasko avec Sac de nœuds, Gérard Jugnot avec Pinot simple flic et Michel Blanc qui écrit et réalise Marche à l’ombre.

Le film repose sur la formule éprouvée du duo dépareillé, comme dans les films de Francis Veber, L’Emmerdeur, La Chèvre et Les Compères. L’un est Gérard Lanvin, beau gosse, tombeur et musicien doué, tandis que Michel Blanc, reprenant les tares de son personnage des Bronzés, est un hypocondriaque geignard et malingre. Les deux amis en galère remontent à Paris, échouent d’hôtel de passe en squat, font la manche, vivent de combines et entament de fragiles amours.

Le film capte l’ambiance des années 1980, un certain optimisme teinté de mélancolie. Tournant en Cinémascope, Blanc donne de l’ampleur à l’errance de ses personnages, rythmée par les accords de Renaud et de Téléphone. Il restitue le Paris populaire des bistrots, du trafic de dope et des fourgues. Le plus impressionnant est la plongée dans le squat d’immeubles en ruine de la communauté africaine sur laquelle règne une mama accueillante, jouée par la Camerounaise Lydia Ewandé. Elle a débuté en 1957 dans Pot-Bouille de Julien Duvivier, créé au théâtre Les Nègres de Jean Genet et travaillé avec Peter Brook. Le casting révèle d’autres surprises, comme une apparition de Patrick Bruel en guitariste de métro.

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Autre premier film d'un membre du Splendid, Gérard Jugnot, tourné à la même époque et proposant une vision sociale de la France des années 1980.

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