Bande Annonce de MA FEMME S'APPELLE REVIENSDécouvrez la bande Annonce de MA FEMME S'APPELLE REVIENS sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/2570/fond/2570_w_500.jpg
Patrice Leconte
AnemoneMichel BlancCatherine GandoisChristophe MalavoyPascale RocardXavier Saint-MacaryCharlotte de TurckheimJean-Michel RibesMichel RivardPatrick BruelSylvia Zerbib

MA FEMME S'APPELLE REVIENS

80 mn

Note de SensCritique :

4.9 / 10
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Réalisateur : Patrice Leconte.

Casting : Anemone, Michel Blanc, Catherine Gandois, Christophe Malavoy, Pascale Rocard, Xavier Saint-Macary, Charlotte de Turckheim, Jean-Michel Ribes, Michel Rivard, Patrick Bruel. Sylvia Zerbib

Synopsis : Docteur à SOS Médecins, Bernard est en pleine dépression depuis le départ de sa femme. Il déménage et s’installe dans une résidence pour célibataires. Nadine, sa voisine de palier, qui est photographe de mode, n’a guère plus de chance avec son amoureux, un musicien volage. Bernard et Nadine se croisent, parlent un peu et se fréquentent de façon de plus en plus assidue. Mais il n’est question que d’amitié entre eux. Bernard tombe d’ailleurs amoureux d’une lycéenne qu’il a eu l’occasion de soigner. Pourtant la solitude est difficile à supporter. Un soir de blues, Nadine et Bernard tombent dans les bras l’un de l’autre. Au matin, ils sont bien embarrassés. Ils se paient alors un bon restaurant où ils s’avouent mutuellement être amoureux qui de son musicien, qui de sa lycéenne, avant de se promettre de rester amis…

Scénario : Joe Morhaim, Michel Blanc, Patrice Leconte.
Musique : Willam Sheller.
Pays : France
Tags : Comédie, Des couples joyeux, La crise du couple, Sélection Couples en crise.

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Quand Patrice Leconte tourne son premier long métrage, Les vécés étaient fermés de l’intérieur, en 1978, ce n’est pas un inconnu. D’abord parce qu’il a signé plusieurs courts métrages qui ont fait impression, parmi lesquels l’étonnant Laboratoire de l’angoisse. Ensuite parce que notre homme s’est fait un nom comme auteur de bandes dessinées dans ce qui reste la Rolls des magazines de BD de l’époque, Pilote. Mâtin quel journal ! A Pilote, Patrice Leconte se fait des amis. A commencer par Gotlib, l’irremplaçable créateur de la Rubrique-à-brac. Nourri à l’humour nonsensique de ses aînés américains du magazine Mad, Gotlib livre chaque semaine des planches plus folles les unes que les autres. Dont certaines mettent en scène deux flics improbables, Bougret et Charolle. Cinéphile gourmant, Gotlib propose à Patrice Leconte d’en tirer un scénario, celui-ci devant pour sa part se charger de la réalisation du film. Il a fait l’IDHEC, quand même ! Les Vécés ne connaîtra pas un succès fulgurant, mais il signalera Patrice Leconte comme adepte de l’humour fou et de la dérision permanente. Gérard Jugnot, Michel Blanc, Josiane Balasko, Thierry Lhermitte, Marie-Anne Chazel, qui triomphaient alors au Théâtre du Splendid voient le film et décident de confier à Patrice Leconte l’adaptation d’une de leurs pièces, Amours, coquillages et crustacés. Au cinéma, ce sera Les Bronzés. Un carton. La carrière de Patrice Leconte est lancée. Pendant plusieurs années, le nom du cinéaste se confond avec ses camarades du Splendid et son registre ne quitte pas les rives du café-théâtre. Suivent une séquelle des Bronzés, Les Bronzés font du ski, une nouvelle adaptation d’une pièce à succès, Viens chez moi j’habite chez une copine, puis Ma femme s’appelle reviens, qui nous intéresse ici. Cette fois-ci le scénario est original, mais le ton du café-théâtre est au rendez-vous. Tout comme Michel Blanc, véritable alter ego du cinéaste. Un autre film de la même veine suivra, Circulez y’a rien à voir. Puis Patrice Leconte changera de registre en mettant en scène un film d’action décontracté, Les Spécialistes. Nous sommes alors en 1985 et le cinéaste a encore toute la vie devant lui. Si selon ses propres dires la filmo de Patrice Leconte sera bientôt bouclée, elle n’en comporte pas moins de 25 films de fiction (plus un documentaire au Cambodge), étalés sur 35 ans. Peu peuvent se targuer d’une aussi belle régularité…

Il n’est pas nécessairement facile de caractériser ce cinéma issu du café-théâtre, pas plus qu’il n’était évident de définir ce fameux café-théâtre lors de son éclosion dans les années 70. Sans doute les lieux sont-ils différents de ceux du théâtre traditionnel, souvent bricolés à la hâte par les comédiens qui leur donnent vie. Le public est également différent, spectaculairement rajeuni. Et visiblement sur la même longueur d’onde que les comédiens qui émergent alors, qui au Café de la gare, qui au Splendid, qui à la Veuve Pichard, pour ne citer que les trois principales émanations de ce mouvement qui donne un sérieux coup de jeune au théâtre de boulevard. Le contenu n’est pas nécessairement révolutionnaire, mais les thèmes abordés donnent le sentiment que l’on peut parler plus franchement qu’avant de certaines choses. La libération sexuelle n’a pas eu lieu pour rien. Quitte à en souligner les limites, comme se régalent à le faire les copains du Splendid.

Dans le registre de la frustration, Michel Blanc n’est pas le plus mal pourvu. C’est même son image de marque pour de longues années. Comme il le dit dans Les Bronzés, avec les femmes, il est toujours sur le point de conclure, mais ne franchit pas souvent le pas. Cette incapacité à éveiller le désir au sein de la gent féminine pourra à l’occasion susciter un brin de malaise. Un malaise qui atteindra son apogée dans Monsieur Hire, magistrale adaptation par Patrice Leconte d’un roman de Simenon dont la noirceur est étouffante. Michel Blanc est absolument stupéfiant, irrémédiablement glaçant dans le rôle-titre. Mais sans doute est-il un peu à part au sein des joyeux lurons de la troupe. Et ce n’est pas un hasard s’il est absent de leur chef d’œuvre, Le Père Noël est une ordure – adapté au cinéma par Jean-Marie Poiré, en dehors d’une participation limitée et orale – le pervers au téléphone, c’est lui ! La farce étant sordide, si l’on s’en tient à ce qu’elle dépeint, il fallait que les personnages soient solaires. Or ceux  interprétés par Michel Blanc ne le sont pas. Notre homme n’a définitivement pas la rondeur d’un Gérard Jugnot.

Patrice Leconte et Michel Blanc ont travaillé ensemble sur  sept films, dont ils ont cosigné le scénario. Soit les cinq déjà cités, des Bronzés à Circulez y’a rien à voir. Plus Monsieur Hire et Les Grands ducs. Avant que le cinéaste ne retrouve l’ensemble de la troupe, qui s’était entre temps défaite, avec Les Bronzés 3 : Amis pour la vie.

Parallèlement Blanc est passé à la réalisation, tout comme la plupart de ses camarades du Splendid d’ailleurs. En ouvrant le bal par un pur produit de la mouvance café-théâtre, Marche à l’ombre. Avant d’aborder d’autres registres, parfois plus sombres, en tous cas avec une ironie grinçante. Ce qui ne l’empêche aucunement de faire l’acteur avec un plaisir que nous subodorons intact. Il sait suffisamment ce que faire un film veut dire pour ne pas compliquer la tâche des réalisateurs qui le dirigent. Ne disait-il pas, parlant de Patrice Leconte : "Je ne peux pas jouer et, en même temps, me regarder jouer. Comme nous abordons, Patrice et moi, le tournage en étant bien d'accord sur tout, en ayant ri des mêmes choses lors de l'écriture du scénario et des dialogues, il n'y a aucun problème. Je lui fais confiance. »  

Si Michel Blanc est le comédien-fétiche de Leconte pendant les premières années de sa carrière, Anémone n’est pas non plus une petite nouvelle dans sa filmographie. Elle était déjà présente un an plus tôt dans Viens chez moi j’habite chez une copine. Branchée par le personnage de Michel Blanc en boite de nuit, elle acceptait de le suivre chez lui avant de flasher sur Bernard Giraudeau et proposer… une partie carrée. Sa libido, on en conviendra, est plus sereine dans ma femme s’appelle reviens…

Anémone est aussi fille du café-théâtre, même si c’est à un film d’auteur pur jus, signé Philippe Garrel, Anémone, qu’elle doit son pseudonyme. C’est Coluche qui lui offre son premier grand rôle au cinéma dans Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine – le seul film que notre comique national ait mis en scène.  Mais c’est dans Le Père Noël est une ordure qu’elle explose, dans le rôle de Thérèse, grande duduche un rien coincée qui travaille pour une œuvre de charité. Elle saura exploiter le filon. Puis le cinéma issu du café-théâtre commençant à montrer ses limites, elle saura montrer l’étendue de son registre, notamment en voisine inquiétante dans Péril en la demeure de Michel Deville et bien sûr en paysanne délaissée par son mari dans Le Grand Chemin, chef d’œuvre naturaliste de Jean-Loup Hubert, qui lui permet au passage de remporter le César de la meilleure actrice.

Mais quel que soit le talent des deux comédiens, nous ne pouvons pas nous quitter sans citer les seconds rôles, de Christophe Malavoy à Patrick Bruel, en passant par Pascale Rocard, que le cinéma a aujourd’hui un peu oubliée mais qui dans les années 80 a su à plusieurs occasions, de L’Indic à Champ d’honneur, en passant par nombre de films télé, nous procurer de belles émotions.

Ya une scène qui ressemble étrangement à la scène de gêne réciproque après que les deux amis eurent partagé leurs fluides dans Quand Harry rencontre Sally. La ressemblance s'arrête là, le reste est gentil. Les interprètes principaux sont excellents. Et quelques cadrages ...

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Alligator

Un Michel Blanc de la belle époque, une Anémone en forme, des moments d'humour, des repliques bien recherchées et bien amusantes, un petit scénario sympa font de ce film une de ces belles comme comédie d'autre fois qui avait leur charme. ...

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