ENTR'ACTE (VERSION RESTAURÉE)

Bientôt disponible
Comédie - 1924 - France - 23 MIN - Tous publics
Une danseuse barbue, une partie d'échecs troublée par un jet d'eau, un corbillard traîné par un chameau : une suite d'images fantaisistes destinées à servir d'intermède dans un spectacle de Francis Picabia, une joyeuse promenade parmi les plus sympathiques absurdités qu'ait pu imaginer le dadaïsme...

Réalisé par

7 / 10
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Les avis surSens Critique
Carlos Gómez
Carlos Gómez
CHRONIQUEUR

Entr’acte représente un jalon dans l’histoire du cinéma. En 1924, il est le premier film réalisé non pas pour une exploitation en salle, mais afin d’être projeté à l’entracte d’un ballet donné au Théâtre des Champs-Elysées, dont le peintre Francis Picabia a écrit le livret. Picabia est alors la tête de pont du mouvement dada et ce film dont il est à l’origine témoigne de sa créativité sans borne. Et surtout sans queue ni tête comme allez le voir. 

En une vingtaine de minutes chrono, Entr’acte passe la représentation de notre mode formel à la moulinette avec une suite de scènes surréalistes avant la lettre, à l’image de celle de la poursuite d’un corbillard qui mène tout droit à un enterrement où les couronnes de pain, remplacent celles de fleurs, par trop traditionnelles. Picabia y a convié nombre de ses copains dada, dont Marcel Duchamp, Man Ray et Erik Satie qui signe la musique.

Picabia n’étant pas cinéaste, il a choisi un tout jeune réalisateur, René Clair. Il n’a que 26 ans et il sera dans quelques années l’un des cinéastes français les plus populaires avec des longs-métrages tels Sous les toits de Paris, La beauté du Diable, ou Les grandes manoeuvres, entre autres. Mais pour l’heure il s’inspire du grand Meliès qu’il admire et qu’il essaye d’égaler par ses trouvailles. Un grand moment de pure folie source à l’époque d’un sérieux scandale.

Le contexte

Jean Börlin

Un autre court métrage d'inspiration surréaliste, datant de la même époque.

René Clair

Après "Entr'acte" pionnier dans le genre surréaliste, Luis Buñuel et Salvador Dali signé le film manifeste du genre.

LE VOYAGE IMAGINAIRE

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