LA NUIT DE TOUS LES MYSTèRES

Bientôt disponible
Parce que la maison du film est celle que l'on voit aussi dans Blade Runner
Fantastique / Horreur - 1960 - Etats-Unis - 75 MIN - Tous publics

Le milliardaire Frederick Loren et sa femme Annabelle invitent cinq personnes, qui ne se connaissent pas, dans une imposante demeure louée pour l’occasion et dans laquelle sept personnes ont mystérieusement, et violemment, trouvé la mort. Fantasque et excentrique, Loren offre dix mille dollars à ceux et celles qui y passeront la nuit...

Réalisé par

6.5 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Laurent Bourdon
Laurent Bourdon
CHRONIQUEUR

A 45 ans, le prolifique William Castle a déjà tourné une quarantaine de films lorsque sort sur les écrans américains la Nuit de tous les mystères. Non seulement prolifique, William Castle est aussi un drôle de personnage. Né à New York en 1914, William Schloss décide d’américaniser son germanique patronyme. « Schloss » signifiant « château » en allemand, il se fera dorénavant appeler « Castle », « château » en anglais ! Et c’est à 15 ans, sur différentes scènes de Broadway, qu’il entame sa carrière. D’abord comédien, il se fait engager ici et là en racontant qu’il est un neveu – voire le neveu – de Samuel Goldwyn. Acteur talentueux ou – déjà – génie de l’autopromotion, il débarque à Hollywood en 1937 et apparaît dans quelques productions dont The Lady in Question, de Charles Vidor, avec Rita Hayworth et Glenn Ford, le futur trio de Gilda.
A 29 ans, le comédien devient ce réalisateur prolifique, tournant trois à quatre films par an. Des films policiers, des films d’aventure, des westerns, des films en relief et même un péplum de série Z, Cléopâtre le Serpent du Nil, avec Rhonda Fleming en reine d’Egypte et Raymond Burr – le futur Robert Ironside, alias l’Homme de fer – en Marc-Antoine transi d’amour, et en jupette !
C’est à la fin des années 1950, avec Macabre – la sombre machination d’un médecin voulant détourner la fortune de son beau-père – et avec la Nuit de tous les mystères que Castle trouve son style, où petits budgets et trouvailles publicitaires se conjuguent pour assurer sa notoriété. Ainsi, pour le film que vous allez voir, il imagina un procédé baptisé Emergo – « Plus renversant que la 3D » affirmait la publicité – consistant en une savante installation de fils invisibles faisant planer un squelette, plus vivant que nature, au dessus d’une assistance pétrifiée par l’horreur ou totalement hilare. D’ailleurs, malheureusement, le système n’a pas perduré car des petits malins connaissant le truc, s’amusaient à tirer sur les fils ou à coller leurs chewing-gums sur un tibia ou un fémur passant à portée de main !
Voilà l’unique raison pour laquelle la direction de FilmoTV.fr s’excuse de ne pouvoir vous présenter ce film dans sa version... farces et attrapes !

Contexte

William Castle

LA MOUCHE NOIRE (1958)

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