DRACULA

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Policier / Suspense - 1993 - Etats-Unis d'Amérique - interdit aux moins de 12 ans

1897. Désireux d’acquérir un terrain à Londres, l’étrange comte Dracula fait venir dans son château de Transylvanie, Jonathan Harker, un jeune clerc de notaire londonien. En découvrant le portrait de Mina, la fiancée du jeune homme, le comte retrouve les traits de sa défunte épouse, tant aimée. Gardant Harker prisonnier, Dracula s’embarque pour Londres afin d’y retrouver Mina...

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Les avis sur Sens Critique
Laurent Bourdon
Laurent Bourdon
CHRONIQUEUR

C’est après la trilogie du Parrain, après Apocalypse Now, après Cotton Club (entre autres) et après cinq Oscars, deux Golden Globes, deux Palmes d’or cannoises et une Caméra d’or berlinoise (toujours entre autres), que Francis Ford Coppola, la cinquantaine tout juste passée, décide, comme d’innombrables cinéastes avant lui et, sans doute, beaucoup d’autres après lui, de porter à l’écran Dracula, le roman que l’Irlandais Bram Stoker avait fait paraître à Londres en 1897.

 

Juriste, journaliste, administrateur de théâtre et auteur d’histoires pour enfants, Stoker commença sa carrière de romancier avec plusieurs récits, dont aucun n’auraient pu le soustraire à l’inévitable et abyssal oubli s’il ne s’était piqué d’occultisme et de surnaturel, découvrant, avec passion, le folklore de l’Europe centrale, ses légendes et ses grandes figures, dont celles du cruel chevalier Vlad Tepes, surnommé « Drakul ». Il lui fallut sept longues années pour venir à bout de ce que son contemporain et compatriote, Oscar Wilde, qualifia de « plus beau roman du 19e siècle».

 

Tout en apportant sa vision et son imaginaire, en prenant quelques libertés aussi, Coppola va, au dire des spécialistes, rester assez fidèle au livre. En effet, il use du procédé de la voix off, conservant, ainsi, la forme épistolaire du roman, et faire son miel des éléments provoquants et scandaleux, qui, dans la puritaine Angleterre victorienne, assurèrent le succès du livre et la renommée de son auteur. Même à mots couverts, sexe et érotisme sont présents chez Bram Stoker, comme ils le seront chez Coppola, avec les torrides bacchanales, menées par de démoniaques – mais sublimes – créatures, ou les moments d’extase durant lesquels la belle Mina – lectrice attentive des récits exotiques et licencieux de Sir Richard Francis Burton – s’abandonne au désir de l’empressé vampire.

 

Pour incarner celui-ci, justement, Coppola fera appel à Gary Oldman, que l’on venait de voir dans le rôle de Lee Harvey Oswald dans JFK d’Oliver Stone. Dans le double rôle de Mina (la douce fiancée) et d’Elizabeth (le premier amour de Dracula), vous reconnaîtrez Winona Ryder qui, deux ans plus tôt chez Tim Burton, avait déjà éveillé les sens d’un être, relativement hors normes, le fameux Edward aux mains d’argent, alias Johnny Depp. Complètent la distribution, Keanu Reeves, que Gus Van Sant venait de diriger en homosexuel débauché et finalement repentant dans My Own Private Idaho, ainsi qu’Anthony Hopkins, quelques mois après le Silence des agneaux.

 

Enfin, ne ratez pas, dans le rôle de l’une des trois sulfureuses alliées de Dracula, aux charmes généreusement offerts, une jeune débutante, prometteuse et sculpturale : Monica Bellucci.

Contexte

Gary Oldman

Francis Ford Coppola

LE CINQUIÈME ÉLÉMENT (1997)

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