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Henri-Georges Clouzot
Pablo Picasso

LE MYSTÈRE PICASSO

75 mn

Note de SensCritique :

7.4 / 10
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Réalisateur : Henri-Georges Clouzot.

Casting : Pablo Picasso

Synopsis : Suivre la main du peintre pour comprendre ce qu’il a dans la tête. C’est l’idée d’Henri-Georges Clouzot pour ce documentaire montrant l’art en train d’advenir sous les feutres et les pinceaux de Pablo Picasso. Ce dernier apparaît peu et une œuvre en train de se faire s’épanouit sous nos yeux, en noir et blanc puis en couleurs.

Scénario : Henri-Georges Clouzot.
Musique : Georges Auric.
Pays : France
Tags : Documentaire, Peintres, Le salon de FilmoTV #17, Aventure / Action, Artistes contemporains, Henri-Georges Clouzot, 20 minutes - 70ème Festival de Cannes, de moins de 90 minutes.

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Au milieu des années 1920, Henri-Georges Clouzot, alors âgé de dix-huit ans, est présenté par son oncle à Pablo Picasso, qui en affiche quarante. Une amitié naîtra, dit-on, immédiatement, ils se reverront de loin en loin, se perdront puis se retrouveront. En 1952, alors que tous deux accompagnent à Nîmes l’ami torero Miguel Dominguin, ils discutent du projet d’un film ensemble, et se quittent en se jurant d’en reparler.

Clouzot sort du succès du Salaire de la Peur, il enchaîne avec Les Diaboliques tout en se passionnant pour la peinture. Car le réalisateur est un grand autodidacte, "un homme qui peut tout apprendre", comme le raconte Simone Signoret dans La Nostalgie n’est plus ce qu’elle était : la canasta, la musique, la natation, la tauromachie et, donc, la peinture. Son biographe, José-Louis Bocquet, dans Henri-Georges Clouzot cinéaste, précise : "Le virus l’a pris dans la salle à manger de la Colombe d’Or, en observant une toile de Bonnard, et une autre de Braque. Puis à Nîmes, pendant les extérieurs du Salaire de la peur, en attendant le mauvais temps pour tourner des scènes à dominante grise, il a commencé à "barbouiller" des cartons." Henri-Georges Clouzot montre ses toiles à Braque et Picasso, recueille conseils et avis, remet cent fois sur le métier son ouvrage et constate qu’il ne deviendra probablement pas un grand peintre. Mais il entame avec Pablo Picasso un dialogue désormais ininterrompu.

Il faut dire que les deux hommes sont voisins : le cinéaste vivant à Saint-Paul de Vence et le peintre à Vallauris, puis à Cannes. Au printemps 1955, Picasso appelle Clouzot : "Viens, j’ai quelque chose à te montrer". Parmi les cadeaux que des admirateurs et amis lui envoient du monde entier, le peintre a trouvé des feutres, ces nouveaux stylos fabriqués aux Etats-Unis. Cela donne à son geste une aisance et une rapidité inédites et l’encre traverse plusieurs feuilles de papier, dupliquant le dessin et donnant à Clouzot l’idée de filmer à l’envers l’œuvre en train de se faire. De ce qui devait être un court métrage naît, par la passion partagée des deux amis, un long métrage documentaire, unique et original qui remportera en 1956 le Prix Spécial du Jury au Festival de Cannes.

Henri-Georges Clouzot n’est pas le premier cinéaste à s’intéresser à Pablo Picasso. En 1949 Robert Hessens et Alain Resnais consacrent un court métrage de 13 minutes au célèbre tableau qui donne son titre au film : Guernica. La même année le critique d’art belge Paul Heasaerts livre Visite à Picasso, portrait de l’artiste et de son art d’une durée de vingt minutes, filmé dans son atelier de Vallauris et où apparaît pour la première fois l’idée de la transparence, une vitre étant par moments glissée entre la main du peintre et la caméra. Ce procédé ayant fortement influencé Henri-Georges Clouzot pour son propre film. Enfin en 1953, l’italien Luciano Emmer signe un documentaire de 50 minutes, sobrement intitulé Picasso.

Depuis, évidemment de nombreux réalisateurs se sont penchés sur le peintre, dessinateur et sculpteur espagnol ayant adopté la France, qui fut pacifiste et communiste, traversa les courants, créa le cubisme et ne fut pas étranger au surréalisme, eut sa période bleue et sa période rose, et peignit des décors pour les Ballets Russes.

On sait moins qu’il eut aussi sa période cinématographique. Brève certes. Comme acteur, à part dans les films qui lui sont consacrés, il passa très fugacement dans Le Testament d’Orphée de son ami Jean Cocteau en 1960. Et comme réalisateur, il cosigna avec Frédéric Rossif un court métrage qui fut commandité par Henri Langlois et la Cinémathèque Française parmi une série de films d’artistes, Langlois ayant confié des caméras 16 mm à Braque, Cendrars, Matisse, Picasso et Cocteau… Il n’y eut qu’une seule projection de cette copie, ensuite jalousement conservée par le peintre, et aujourd’hui, semble-t-il, disparue. Une photo montrant un assemblage graphique de dessins, tissus et céramique, subsiste ; elle est signée Robert Picault et est conservée au Grand Palais à Paris.

Une toile, deux maîtres.

Tout part d'une idée simple, explicitée par Clouzot lui-même dès le début du film :« Pour savoir ce qui se passe dans la tête d’un peintre, il suffit de suivre sa main». Quoi de mieux, en effet, que d'observer l'artiste à l'oeuvre, enchaînant les coups de ...

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7
Kalopani

Difficile de mettre une note à un film, non, un reportage, mmmmh non plus..... A une experience télévisuelle telle que le mystère Picasso. Pompeux sous bien des aspects (et vas y que je te donne du "maitre" par ci et par lá), Clouzot invente un dispositif bien étrange pour ...

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7
bobylapinte

Dans la tête de Pablo Picasso ou Le Mystère reste entier

Il faut d'abord tenter d'imaginer le contexte, inédit et à peine croyable, essayer d'en imaginer aujourd'hui une transposition éventuelle (et ce ne sera pas facile...) pour prendre conscience du caractère assez extraordinaire de l'entreprise : Picasso lui-même accepte de se ...

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8
pphf
 
le contexte
  • Egalement interprété par
    Pablo Picasso
  • Pas si éloigné
    Cette année-là, au Festival de Cannes, c’est la fête du documentaire, puisque Le Monde du silence remporte la Palme d’Or tandis que Le Mystère Picasso reçoit le Grand Prix du Jury.
  • Egalement realisé par
    Henri-Georges Clouzot
  • Dans le même genre
    Où l’on voit le peintre au travail, dans une fiction, certes, mais d’une façon nouvelle par rapport aux biopics habituels, Pialat renouvelant le genre en fiction, comme Clouzot le fit en son temps en documentaire.
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