SITCOM

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Parce qu’avant Ratatouille, un film français montrait comment un rat pouvait perturber un ordre bien agencé.
Drame - 1998 - France - 77 MIN - VF - interdit aux moins de 12 ans
La routine bien morne de cette gentille petite famille de bourgeoisie de province prend un sacré coup dans l'arrière-train-train lorsque le papa ramène un rat à la maison, que le fiston révèle ex abrupto son homosexualité, que sa mère s'en outre et que sa soeur y prend un malin plaisir... Avec tout ça, ça ne va pas être facile de donner un peu de discipline à la nouvelle femme de ménage.

Réalisé par

6.3 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Jean-Yves Katelan
Jean-Yves Katelan
CHRONIQUEUR
Prenons une sympathique petite famille bourgeoise vivant dans une jolie maison de notre belle province ensoleillée: il y a là le papa, la maman, le grand fils, la grande fille, la nouvelle femme de ménage... Tout va très bien dans le silence crissant des mornes repas de famille où l’on se passe le sel entre deux proverbes bien sentis.

Plaçons maintenant dans ce décor poli, un rat. Un joli rat rose entré dans la maison sans effraction et qui a une drôle d’influence sur les occupants du pavillon. A commencer par le fils qui découvre, et explore activement, son homosexualité. En continuant par la fille qui découvre, et explore activement, son sadomasochisme. On enfile ainsi comme des perles tous les habitants de la maison, sans oublier les visiteurs.

C’est le premier film long de François Ozon et il a fait date malgré son petit budget. Tourné en 2 semaines, il a eu du succès à l’écrit comme à l’écran, tournant en dérision les codes généralement niaiseux de la sitcom. Ici on enfonce allègrement tous les tabous et, en 1998, il en reste quelques uns, au point qu’on a même invoqué les noms des grands anciens comme Pasolini, Bunuel ou Fassbinder pour saluer la sortie.

C’est vrai que pour un premier long métrage, on a déjà vu plus anodin. Depuis, Ozon en a écrit et réalisé plein d’autres, souvent avec Catherine Deneuve, comme 8 Femmes en 2002, ou Potiche en 2010. A signaler également que Sitcom fait partie de ces films qui ne se terminent pas à l’endroit où ils ont prétendu au départ qu’ils finiraient. Bref, il y a un, ici, effet de narration qui appelle une discussion sérieuse sur l’oeuf, la poule et qui a tiré le coup de feu, mais qui n’est possible que lorsqu’on on a vu le film, autrement ça gâche un peu, voyez ?

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