Bande Annonce de VICTORIADécouvrez la bande Annonce de VICTORIA sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/8297/fond/8297_w_500.jpg
Sebastian Schipper
Burak YigitFranz RogowskiFrederick LauLaia CostaMax MauffAna Lena KlenkeAndré HennickeEike Frederik SchulzHans-Ulrich LauxAdolfo AssorAmbar de La HorraJan Breustedt

VICTORIA

133 mn

Note de SensCritique :

5.6 / 10
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Réalisateur : Sebastian Schipper.

Casting : Burak Yigit, Franz Rogowski, Frederick Lau, Laia Costa, Max Mauff, Ana Lena Klenke, André Hennicke, Eike Frederik Schulz, Hans-Ulrich Laux, Adolfo Assor, Ambar de La Horra. Jan Breustedt

Synopsis : Victoria, jeune étudiante espagnole qui travaille à Berlin dans un café, passe la nuit à danser dans un night- club. En sortant, au petit matin, elle croise quatre jeunes gens, Sonne, Boxer, Blinker et Fuss, qui l’entraînent pour boire des verres et fumer des joints sur un toit. Sonne raccompagne Victoria qui doit ouvrir le café. Un jeu de séduction s’installe entre eux et Victoria fascine Sonne en jouant au piano un morceau de Liszt. Là ses copains le rejoignent et lui demandent de venir avec eux : ils ont rendez-vous avec Andi, un type dangereux auquel Boxer doit un service depuis qu’ils ont passé du temps ensemble en prison. Le service en question n’est rien moins qu’un casse de banque et, parce que l’un des amis est trop ivre pour conduire la voiture, Victoria accepte de le remplacer…

Scénario : Eike Frederik Schulz, Olivia Neergaard-Holm, Sebastian Schipper.
Musique : Nils Frahm.
Pays : Allemagne
Tags : Aventure / Action.

Film pas encore disponible

Lorsqu’il remit au chef opérateur norvégien Sturla Brandt Grovlen l’Ours d’argent pour la meilleure contribution artistique au Festival de Berlin en février 2015, le président du jury, Darren Aronofsky, déclara que Victoria de Sebastian Schipper avait «bouleversé son monde et bouleverserait celui des spectateurs un peu partout ». C’est un film d’un seul tenant, tourné en un plan séquence d’une durée de 2h13 qui suit le personnage principal, Victoria, jeune étudiante espagnole travaillant dans un bar berlinois d’une sortie de boîte de nuit à 5h42 jusqu’au bout d’une virée en enfer avec quatre garçons, à 7h55. Scénariste et réalisateur de trois films inédits chez nous, Sebastian Schipper, est né en 1968 à Hanovre.

Par ailleurs acteur (on la vu notamment chez Tom Tykwer dans Les Rêveurs et Cours, Lola, cours), il passe pour la première fois à la production sous la bannière de sa société Monkey Boys fondée en 2013 avec Jan Dressler. Evidemment, si le cinéma est toujours un travail d’équipe, il l’est ici a fortiori. Au générique de fin, avant même celui du réalisateur, apparaît le nom du chef opérateur Sturla Brandth Grovlen né en Norvège et vivant au Danemark, auquel on doit l’image et la lumière du beau film islandais Béliers (2015). Mais il faut aussi saluer le travail collectif de l’ingénieur du son ainsi que ses trois équipes et des six assistants réalisateurs, ainsi que celui des acteurs : la catalane Laia Costa, actrice de télévision, qui  explose littéralement ici dans un personnage naviguant à vue et passant de la joie et de l’insouciance à la panique ; Frederick Lau, acteur montant du cinéma Allemand vu dans La Vague et Oh Boy, ainsi que les trois impeccables comparses Franz Rogowski, Burak Yigit et Max Mauff.

Le plan-séquence est une façon cinématographique bien particulière de capter un moment, un mouvement, sans avoir recours au montage. L’un des plus célèbres reste l’ouverture de La Soif du mal d’Orson Welles (1958) qui dure quatre minutes et dix secondes et passe d’une bombe placée dans le coffre d’une automobile à un baiser échangé entre un couple de jeunes mariés (Janet Leigh et Charlton Heston), baiser interrompu par l’explosion off de la bombe. Entre temps ils auront marché vers la frontière américano mexicaine, s’arrêtant pour montrer leurs papiers, dépassant ou étant dépassés par la voiture piégée.  En 1992, Robert Altman ouvre The Player avec un plan séquence de sept minutes et cinquante seconde embrassant la ruche d’un studio hollywoodien, entrant par les fenêtres d’un producteur qui écoute des scénaristes en train de «pitcher» un projet, suivant un coursier à vélo, accompagnant des conversations dont certaines, cinéphiles, citent d’autres plans séquences et notamment celui de La Soif du mal ! De nombreux réalisateur ont rêvé de fabriquer un film d’un seul tenant, comme si le temps, la parole, le geste ne s’arrêtaient jamais. Avec La Corde (1948), situé dans un appartement en huis clos où deux étudiants, ayant commis un meurtre et caché le corps dans un coffre, accueillent plusieurs personnes au cours d’une soirée, Alfred Hitchcock est sans doute le premier à s’être essayé à cet exercice, forcément limité par la contrainte du tournage en 35 mm, une bobine n’excédant pas dix minutes. Il a donc opéré une dizaine de raccords, dont certains invisibles (dans le dos d’un personnage par exemple) et d’autres non. En 2015, Alejandro Gonzales Inarritu se lance lui aussi dans l’aventure avec une certaine roublardise et une maestria absolue dans Birdman : une quinzaine de plans qui donnent l’illusion de n’en être qu’un, dont certains raccords sont indécelables, pour raconter l’histoire d’un acteur has been hanté par le personnage de superhéros qui l’a fait connaître et qui tente de se refaire une virginité sur les planches de Broadway.

Evidemment, le numérique apporte désormais une solution technique au rêve d’un film tourné d’un seul geste, sans s’arrêter. Alexandre Sokourov avec L’Arche russe (2003) a réussi une superbe ballade dans le musée de l’Ermitage du XVIIème siècle à nos jours. Et Amos Gitaï avec Ana Arabia (2014) nous entraîne en une magnifique plongée dans une petite communauté Juive et Arabe, sur les pas d’une journaliste menant une enquête sur une femme récemment disparue et passant d’une maison à l’autre pour interroger les habitants. Avec Victoria, l’Allemand Sebastian Schipper est le premier réalisateur à se colleter à un thriller en un seul plan de plus de deux heures, qui commence comme une bluette, accélère frénétiquement et se termine en drame sanglant.

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