Bande Annonce de EMMANUELLEDécouvrez la bande Annonce de EMMANUELLE sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/1256/fond/1256_w_500.jpg
Just Jaeckin
Sylvia KristelAlain CunyChristine BoissonDaniel SarkyMarika GreenJeanne Colletin

EMMANUELLE

90 mn

Note de SensCritique :

4.4 / 10
voir la bande annonce

Réalisateur : Just Jaeckin.

Casting : Sylvia Kristel, Alain Cuny, Christine Boisson, Daniel Sarky, Marika Green. Jeanne Colletin

Synopsis : Emmanuelle, une très belle jeune femme, part rejoindre son diplomate de mari à Bangkok, où il est en poste. Profitant de la liberté que celui-ci, peu jaloux, lui laisse, elle s'adonne aux joies du sexe dès que l'occasion se présente. Elle va de plus en plus loin dans l'exploration de ses fantasmes au contact de deux autres femmes, la très jeune Marie-Ange et la plus mûre et dominatrice Bee.

Scénario : Jean Louis Richard.
Musique : Francis Lai, Pierre Bachelet.
Pays : France
Tags : Érotique, Europe Asie, C'est beau l'amour !, Vers l'Asie Tome 1, Sexploitation, Simulées ?, Interdits aux moins de 16 ans, Romans français, Le couple dans tous ses états.

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
voir ce film
C'est en 1974, le 26 juin pour être précis, que sort sur les écrans français Emmanuelle, premier film d'un photographe de mode dénommé Just Jaeckin. La France vient alors tout juste d'élire son nouveau Président de la République, Valérie Giscard d'Estaing, un homme poussé par des idées libérales qui met fin, après la mort de Pompidou, à seize ans de gaullisme synonymes d'ordre moral.

A peine arrivé rue de Valois, le nouveau ministre de la culture, Michel Guy, semble pressé d'en finir avec la censure érigée en système par son prédécesseur Maurice Druon. Ainsi il décide, contre avis de la commission, d'autoriser la sortie du film Emmanuelle, sans coupe (ou presque), assorti d'une simple interdiction aux moins de 16 ans. Avec cette décision, la représentation du sexe entre dans l'ère de la grande consommation, et les Français peuvent enfin se rincer l'oeil sans état d'âme. Il y avait bien eu quelques sulfureux précurseurs, tels que Le dernier tango à Paris de Bertolucci ou bien Les valseuses de Bertrand Blier sorti quelques mois plus tôt. Mais il s'agissait encore de films intellectuels, devant lesquels le spectateur était paré d'un alibi culturel. Avec Emmanuelle, au contraire, il devient acceptable, pour la première fois et pour n'importe qui, d'entrer dans un cinéma et d'acheter une place pour un film ouvertement érotique. Puisque c'est autorisé, pourquoi se priver ? C'est bel et bien une révolution dans les moeurs.

Le succès est immédiat et massif : le tout Paris, puis la France entière, et bientôt le monde entier, se pressent dans les salles pour voir Sylvia Kristel, la sublime actrice hollandaise au look androgyne, se dévergonder en Thaïlande auprès de son mari libertin. Le film va ainsi battre tous les records de fréquentation et de longévité : resté à l'affiche près de 10 ans sur les Champs Elysées, Emmanuelle sera vu par près de 9 millions de Français, et plus de 50 millions de personnes dans le monde, malgré la classification X dans certains pays, comme les Etats-Unis.
Avant de devenir une icône de la libération sexuelle sous les traits de la belle Sylvia Kristel, les jambes croisées sur un fauteuil en osier dans une pose lascive, Emmanuelle fut d'abord un roman érotique à succès, écrit en 1959 par une romancière française d'origine thaïlandaise, Emmanuelle Arsan. Doté d'un fort contenu autobiographique, le livre fut adapté une première fois au cinéma en 1969, par l'italien Cesare Canevari (un auteur de nanars aux titres évocateurs tels que La dernière orgie du troisième Reich), avec l'actrice Erika Blanc, sous le titre Io, Emmanuelle (Moi Emmanuelle). Est-ce parce qu'il est arrivé trop tôt, parce que son actrice était moins séduisante, ou simplement parce que son scénario était moins élaboré, toujours est-il que ce film n'a pratiquement eu aucun retentissement. Le succès extraordinaire  du film de Jaeckin n'en est donc que plus singulier, pour ne pas dire surprenant. Comment l'expliquer ?

Pour ce qui est de la France, les raisons du succès sont relativement évidentes : Emmanuelle a été le premier film véritablement érotique à sortir en salle, et profita donc d'un effet d'aubaine. Mais qu'en est-il des 40 autres millions de spectateurs dans le monde ? Et notamment des spectateurs américains, qui avaient déjà accès, en 1974, à des films bien plus osés qu'Emmanuelle, comme Gorge Profonde ou The Devil In Miss Jones, de Gérard Damiano. Pourquoi se sont-ils intéressés aux aventures plutôt soft d'une bourgeoise libertine en mal d'exotisme, à la plastique certes parfaite mais filmée de façon très suggestive, dans des teintes pastel rappelant l'esthétique doucereuse du photographe David Hamilton ? Peut-être faut-il convenir que le charme d'Emmanuelle procède justement de cette pudeur, de son refus de l'obscène, de sa préférence pour la douceur et le mystère d'une incarnation en parfaite adéquation avec l'air du temps.

Dernière question, peut-on survivre à Emmanuelle ? Si l'on s'attarde sur les carrières, on observe des situations variées. Just Jaeckin, tout d'abord, malgré quelques succès notables dans le registre érotique (avec Histoire d'O ou L'Amant de Lady Chatterley) est resté toute sa vie tributaire de son premier film. Le même phénomène, en plus brutal sans doute, s'est produit avec Sylvia Kristel, dont la carrière, à l'exception de quelques rôles chez Chabrol, Mocky ou Vadim n'a déjà véritablement décollé. Elle restera toute sa vie attachée au rôle d'Emmanuelle, qu'elle reprendra d'ailleurs dans deux suites officielles, avant de laisser la place à d'autres pour les innombrables films dérivés (on en compte au bas mot une vingtaine). En revanche, Christine Boisson, qui tenait le rôle de la lolita Marie-Ange, a réussi par la suite une belle carrière, qui se continue aujourd'hui. Quant à Alain Cluny, le héros des Visiteurs du soir de Carné, il était déjà âgé lorsqu'il accepta de jouer Mario et n'avait pas grand chose à perdre, ni à gagner. Pour finir, il est intéressant de noter que le producteur du film, Yves Rousset-Rouard, est devenu par la suite député-maire. Preuve que le cinéma mène à tout.

Mélodie d'amour chantait le cœur d'Emmanuelle Qui bat cœur à corps perdu Mélodie d'amour chantait le

Emmanuelle est un film érotique français réalisé par Just Jaeckin, écrit par Jean-Louis Richard, d'après le roman éponyme d'Emmanuelle Arsan ou plutôt par son mari Louis-Jacques Rollet-Andriane un diplomate français adepte de jeux érotiques.... Le film produit par Yves ...

Lire la suite
7
Eric31

Je pense que pour l'époque ce film est révolutionnaire, les acteurs ne sont pas exceptionnel mais les personnages ne sont pas vulgaire. On pourrai presque trouvé une certaine philosophie sur l'oiseau qui s'échappe de sa cage. ...

Lire la suite
8
AdrienMichon
A voir également
Affiche du film LE JEU AVEC LE FEU

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film GOODBYE EMMANUELLE

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film SPACE BATTLESHIP

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film CAPTIVE

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
En image
FilmoTV vous recommande
Affiche du film COMME DES BETES

à partir de

4.99
 
Affiche du film THE WAVE

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film DANS L OMBRE DE TEDDY RINER

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film AMERICAN NIGHTMARE 3 : ELECTIONS

à partir de

4.99
 
Affiche du film INSAISISSABLES 2

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film LA TORTUE ROUGE

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés