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M. Night Shyamalan
Bryce Dallas-HowardPaul GiamattiBob BalabanFreddy RodríguezJeffrey WrightM. Night ShyamalanSarita Choudhury

LA JEUNE FILLE DE L'EAU

106 mn

Note de SensCritique :

5.3 / 10
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Réalisateur : M. Night Shyamalan.

Casting : Bryce Dallas-Howard, Paul Giamatti, Bob Balaban, Freddy Rodríguez, Jeffrey Wright, M. Night Shyamalan. Sarita Choudhury

Synopsis : Il était une fois un immeuble, perdu au milieu de nulle part, peuplé d'une petite communauté de braves gens, bigarrés mais peu curieux du reste du monde. Jusqu'au jour où apparut au fond de leur piscine collective une jeune nymphe, prénommée Story, qui leur demanda assistance contre de dangereuses créatures souhaitant l'empêcher de rejoindre son monde. Ses dons de voyance lui ont révélé l'avenir de chacun des occupants de l'immeuble, dont le sort et le salut sont étroitement liés aux siens. Cleveland, le concierge de l'immeuble, se laisse convaincre et se met en quête, avec l'assistance des autres, de décoder une série de codes qui permettra peut-être à Story de regagner son univers avant la fin de la nuit.

Scénario : M. Night Shyamalan.
Musique : James Newton Howard.
Pays : Etats-Unis d'Amérique
Tags : Fantastique / Horreur, Créatures légendaires, Piscines.

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7.99
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Septième film de M. Night Shyamalan, La jeune fille de l'eau tient une place à part dans la filmographie du réalisateur indo-américain. Tout d'abord du point de vue de sa production, c'est son premier film réalisé hors du berceau Disney qui l'avait accueilli jusqu'alors. Après deux films passés inaperçus en 1992 et 1996, et plus ou moins reniés, la formidable série de succès formée par Sixième Sens, Incassable et Signes a constitué un modèle d'épanouissement entre un auteur-un-vrai et une major company, pourtant connue pour la dureté de son cahier des charges et son peu de goût pour l'originalité. Extrêmement ambitieuse, l'écriture filmique de Shyamalan a ainsi pu, au début des années 2000, se déployer harmonieusement dans des films fantastiques populaires, que le relatif insuccès du Village, en 2004, ne semblait pas en mesure d'affaiblir. Souvent comparé à Hitchcock et Spielberg, ce jeune réalisateur, né en Inde mais éduqué dans la chrétienté WASP d'une banlieue de Philadelphie, était à ce moment-là vu comme une perle rare, un petit génie promis au plus grand avenir au sein d'une industrie pauvre en artistes. Pourtant, en 2005, patatras : Shyamalan claque la porte du studio pour « divergences artistiques », comme on dit poliment à Hollywood, et s'en va frapper à celle de la Warner pour produire ce scénario que les pontes de Disney ont détesté : La jeune fille de l'eau.

De quoi s'agit-il ? Pour faire vite, on pourrait dire que La jeune fille de l'eau = Signes + Incassable + Le village. On retrouve là les trois thématiques développées dans les films cités, à savoir, 1/ la croyance au sein d'une communauté repliée sur elle-même, 2/ une réflexion sur l'héroïsme et sa valeur prophétique dans le monde contemporain, 3/ la fable comme ciment d'un groupe isolé. L'histoire, adapté d'un conte pour enfant écrit par Shyamalan lui-même, raconte comment une sirène apparue un beau jour dans la piscine d'un immeuble cherche à convaincre ses habitants de la protéger contre d'horribles créatures qui la menacent, elle et son peuple. D'abord sceptique, la petite communauté menée par son concierge Paul Giamatti, se met en quête de déchiffrer toutes sortes de signes, comme une charade grandeur nature, afin d'aider la mystérieuse Jeune fille de l'eau...

En ressassant ainsi les thématiques et motifs qui l'ont rendu célèbre, dans ce qu'il convient d'appeler un film auto-réflexif, il est évident que Shyamalan a une idée derrière la tête. Nous ne détaillerons pas cette idée tout de suite afin de préserver le suspense, mais disons simplement qu'il s'agit de son film le plus personnel, où il expose ses obsessions et sa méthode en toute sincérité et avec une candeur qui ne fit pas l'unanimité à l'époque – et c'est un euphémisme. Le changement de studio s'est ainsi accompagné d'une radicalisation de son style, dont témoigne une lutte de plus en plus âpre entre les pro et les anti-Shyamalan. Que vous apparteniez à l'une ou l'autre catégorie, ou que vous n'ayez aucun a priori, le meilleur conseil qu'on puisse vous donner avant de voir La jeune fille de l'eau est de vous munir, non pas d'une âme d'enfant comme les idiots aiment à le répéter, mais à l'inverse d'une bonne dose d'humour. Car Shyamalan, en grand burlesque timide, ne s'en départit jamais tout à fait. Après ce film, vous ne mangerez plus vos cornflakes de la même façon.

Premier film de la seconde partie de carrière de Shyamalan, La jeune fille de l'eau est ce que François Truffaut appelait un « grand film malade », à propos de Pas de printemps pour Marnie d'Alfred Hitchcock. A savoir, selon ses propres termes : « un chef-d’œuvre avorté, une entreprise ambitieuse qui a souffert d’erreurs de parcours. [...] Si l’on accepte l’idée qu’une exécution parfaite aboutit le plus souvent à dissimuler les intentions, on admettra que "les grands films malades" laissent apparaître plus crûment leur raison d’être ».

C'est ainsi que Shyamalan rejoint ici plus que jamais ses maîtres, Hitchcock et Spielberg, dont l'immense A.I. (Intelligence artificielle)avait souffert lors de sa sortie des mêmes quolibets. A savoir « grotesque, prétentieux, ridicule, naïf, film de charlatan, bouffonnerie », sans que les contempteurs comprennent que ces reproches pouvaient en fait êtres des qualités.
En effet, bouffon, naïf, charlatan, Shyamalan l'est bel et bien, et on peut sans nul doute affirmer qu'il en est fier. C'est un malentendu, né de la virtuosité narrative de ses premiers films à twist, qui a suscité tant de déceptions par la suite. Mais le cinéma de Manoj a toujours tendu vers cette pose grotesque, vers ce point de rupture où les excès de la représentation font vaciller le réel, où l'étonnement, première vertu des philosophes selon Aristote, ouvre une brèche dans le système bien ordonné du monde. C'est en cela que Shyamalan est un burlesque, à l'instar de Buster Keaton ou de Jacques Tati. Même si le gag et la catastrophe ne sont pas son horizon, il partage avec ces derniers le goût pour la surprise, l'étonnement et la naïveté qui, seuls, sont capables d'abattre les barrières absurdes que les hommes érigent entre eux. Il y a chez lui une dimension révolutionnaire, par le biais d'une remise en cause permanente des fausses évidences. Exemplairement dans le Village, mais aussi au début de ce film-ci, où l'on voit comment, par ses boniments a propos d'un minable insecte, Paul Giamatti soude la petite communauté derrière lui. Si Shyamalan s'est toujours refusé au commentaire politicien, une telle idée résonnait très fortement dans l'Amérique bushiste, en rang serrée derrière son président pour mener la guerre en Irak.

Il ne faut pas interpréter différemment le rôle du critique acrimonieux appelé Harry Farber, dont le nom s'inspire d'ailleurs du plus grand critique américain : Manny Farber. Ce n'est pas tant l'activité critique en tant que telle que Shyamalan fustige, mais plutôt une incapacité à l'étonnement qui vaut pour n'importe quel spectateur, une charge contre le cynisme de celui qui croit tout savoir et se refuse à voir la complexité du réel. La fiction, en anglais Story, soit le nom de la sirène jouée par Bryce Dallas Howard, est ce qui vient perturber le morne train train quotidien, lui donne un peu plus de saveur. On pourra rétorquer que Shyamalan, qui joue lui-même le personnage censé sauver le monde, y va au bulldozer et ne se montre pas des plus modestes. Ce serait oublier que 1/ c'est finalement un autre personnage, le plus candide de la communauté, qui repousse le danger, soit une façon de se mettre lui-même en retrait 2/ que c'est justement cette façon de passer à la baïonnette qui est séduisante, qui rend le film, au-delà de ses nombreuses et indéniables maladresses, si émouvant. Avec La jeune fille de l'eau, Shyamalan se pose ainsi aux confluent du classicisme et d'un art baroque qu'il maitrise mieux que quiconque.

Conte de sirène

Difficile de ne pas voir en Lady in the Water la fin d'un cycle pour Shyamalan, que ce soit par le thème du film autant que par ses répétitions et ses gags hors de propos. Oui, Lady in the Water est la parfaite continuité de la thématique du monsieur : la quête. Un personnage, ...

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