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Georges Lacombe
Bernard BlierGabrielle DorziatMarie DéaPierre FresnayPierre RenoirFred PasqualiMarcel ValléePierre LarqueyJean CarmetLucien CoëdelMaurice Dorléac

LE JOURNAL TOMBE À CINQ HEURES

93 mn

Note de SensCritique :

6.8 / 10
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Réalisateur : Georges Lacombe.

Casting : Bernard Blier, Gabrielle Dorziat, Marie Déa, Pierre Fresnay, Pierre Renoir, Fred Pasquali, Marcel Vallée, Pierre Larquey, Jean Carmet, Lucien Coëdel. Maurice Dorléac

Synopsis : Hélène suit un stage dans un grand journal du soir. Elle accompagne le célèbre reporter Pierre Rabaud dans ses investigations quotidiennes. Meeting aérien, bateau-phare perdu dans la tempête, vedette américaine : la jeune fille se frotte aux vrais risques du métier en compagnie de son mentor...

Scénario : André Legrand, Oscar Paul Gilbert.
Musique : Arthur Honegger.
Pays : France
Tags : Drame, Des journalistes, Travail, Duo, PLUS D'ACTION.

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A quoi ressemblait la vie dans un journal quotidien des années 40 ? A un rush permanent pour ne pas louper le dernier passage sur les rotatives.  Hélène, une jeune journaliste vient d’être embauchée à La dernière heure. Elle se forme sur le tas, et dans l’urgence, d’un accident dans un meeting aérien qu’elle couvre à une infiltration incognito auprès d’une vedette hollywoodienne en villégiature française. 

Le journal tombe à 5 heures ne s’inspire pas tant des films américains sur le milieu du journalisme, qui existaient déjà dans ces années 40, que des comédies virevoltantes, son modèle avéré étant La dame du vendredi, cumulant les deux aspects. Le scénariste, Oscar-Paul Gilbert ne poussera pas jusqu’aux mêmes extrême que le classique d’Howard Hawks où une journaliste était envoyée interviewer un condamné à mort, mais reprendra le motif d’une rocambolesque rencontre amoureuse entre journalistes. 

Le rythme lui, sera l’affaire du réalisateur George Lacombe qui propulse sa caméra dans une salle de rédaction en perpétuelle effervescence. Le journal tombe à 5 heures devient alors une étonnante et haletante immersion, à coups d’épisodes formant le caractère d’Hélène, sans être dupe des petits arrangements avec la vérité ou la morale de ce monde. En passant de la comédie au drame avec fluidité, cette chronique du journalisme va jusqu’à ressembler au contenu d’un journal, passant de la rubrique courrier du cœur à l’investigation ou aux pages people.

George Lacombe est de ces cinéastes stakhanovistes que l’histoire à un peu oublié.  Dès l'âge de 22 ans, il enchaîne les tournages, en étant assistant de René Clair, Jean Grémillon avant de se lancer dès 1928 dans la réalisation avec La zone : au pays des chiffonniers, un documentaire sur les marginaux parisiens qui affirme déjà un penchant pour le naturalisme. Un an plus tard, il est aux avant-postes en travaillant de nouveau avec René Clair sur Sous les toits de Paris,  l’un des premiers film sonores français.

Dans les années 30, Lacombe s’impose en réalisant tous azimuts. Comédies franches ou douces amères, adaptations littéraires ou purs drames, il tourne au rythme d’un ou deux films par an, où défilent  les stars de l’époque, de Michel Simon à Gaby Morlay ou Edwige Feuillère. Pendant l’Occupation, la Continental le recrute. Il tournera entre autres pour cette firme, Le dernier des six, étonnant compromis entre l’influence de l’expressionnisme allemand, le film policier français et les comédies musicales de Busby Berkeley. C’est sur ce film qu’il se lie avec Pierre Fresnay qui sera la vedette masculine de trois films supplémentaires, dont Le journal tombe à 5 heures.

Cette production Gaumont passera évidemment entre les mains de la censure de Vichy, qui évincera les séquences se passant dans le service politique de La dernière heure, mais encouragera celles où le grand patron du quotidien évince un collaborateur ayant tendance à faire courir des bruits sur les autres. Lacombe, qui n’a pas d’autres choix que de laisser faire, se concentrera sur le rythme véloce du film et la direction d’un casting hors pair : hormis Fresnay, on y trouve la fine fleur d’alors : Bertrand Blier, Noël Roquevert,  Pierre Renoir mais aussi des débutants comme Jean Carmet. Mais surtout une Marie Déa débordante d’énergie. Le journal tombe à 5 heures lançant l’horloge de sa célébrité qui sonnera doublement cette même année 1942 où elle sera aussi à l’affiche des Visiteurs du Soir.

Un quotidien au jour le jour

Privés de cinéma américain sous l'Occupation, les spectateurs français se virent offrir des substituts français comme cette comédie de Georges Lacombe qui rappelle certains Capra. Ici, une jeune apprentie dans le journalisme et un vieux routier reporter s'opposent et se chamaillent ...

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7
6nezfil
 
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