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Bong Joon-Ho
Byeon Hie-BongKim Roe-HaKim Sang-KyungSong Jae-HoSong Kang-HoKo Seo-HiePark Hae-IlPark No-Shik

MEMORIES OF MURDER

130 mn

Note de SensCritique :

8.1 / 10
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Réalisateur : Bong Joon-Ho.

Casting : Byeon Hie-Bong, Kim Roe-Ha, Kim Sang-Kyung, Song Jae-Ho, Song Kang-Ho, Ko Seo-Hie, Park Hae-Il. Park No-Shik

Synopsis : Un serial killer sème la terreur dans une région rurale de Corée. trois policiers aux méthodes différentes mènent l'enquête, en ayant parfois recours à la violence. Mais ni les moyens mis en oeuvre ni leur pugnacité le leur permet de déboucher... le mystère reste entier et la peur demeure...

Scénario : Bong Joon-Ho, Kim Kwang-Rim, Shim Seung-Bo.
Musique : Taro Iwarisho.
Pays : Corée du Sud
Tags : Policier / Suspense, Drame, SensCritique - Best of thrillers, SensCritique - Best of films de traque, SensCritique - Les policiers au cinéma, SensCritique - Best of des plus belles fins, SensCritique - Best of films asiatiques, SensCritique - Best of films policiers, SensCritique - Les histoires vraies au cinéma, SensCritique - Best of films d'enquête, SensCritique - Best of films à la campagne, Handicap mental, Des enquêteurs, Tueur en série, Serial killer, Meurtre, Nouvelle Vague Sud Coréenne.

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Le film se déroule en 1986, en Corée du Sud, dans la province de Gyunggi. Le corps d’une femme violée et assassinée est retrouvé dans la campagne. D’autres meurtres suivent. La police se rend à l’évidence, elle a affaire à un serial killer. Trois policiers sont dépêchés sur les lieux, qui ne pratiquent pas les mêmes méthodes et ne soupçonnent pas les mêmes hommes. Leur bonne volonté est grande, mais pas leur compétence. Et les moyens dont ils disposent sont pour le moins archaïques.

Aussi baroque soit-elle, cette histoire est rigoureusement vraie, qu’il s’agisse des brouillards de l’enquête ou du manque de cohésion des policiers qui y sont assignés. Dans la vraie vie, les meurtres se sont étalés sur plusieurs années, entre 1986 et 1991. Au total, dix femmes ont été assassinées. La plus jeune avait 13 ans, la plus âgée 71. 3000 suspects ont été interrogés, de nombreux policiers ont été mobilisés. Pour finalement faire chou blanc. Aujourd’hui encore le mystère reste entier. En 2003, soit 12 ans après le dernier forfait de l’assassin, Bong Joon-ho, le réalisateur du film, a tourné sur les lieux mêmes de ces assassinats, rencontrant des protagonistes du drame. Sans jamais cesser de se demander s’il n’avait pas aussi croisé l’assassin…

Les policiers que le film nous présente ne semblent pas toujours éclairés à tous les étages. Mais il faut comprendre que dans les années 80, ils n’étaient pas vraiment aidés : les méthodes d’enquête étaient archaïques, la police scientifique inexistante et la croyance qu’il suffisait de cuisiner les suspect pour obtenir un résultat très répandue. Comme le pays n’avait en outre jamais connu de serial killer, aucun profileur ne pouvait venir profiler…

Si la veine s’est considérablement tarie, heureusement d’ailleurs, les films de serial killer représentent tout un courant du polar, au demeurant hétéroclite. Les serial killers de celluloïd sont aussi vieux que le cinéma lui-même : M le maudit de Lang ou Maigret tend un piège de Delannoy sont incontestablement du lot.  Mais c’est dans les années 90 que le genre a fait florès, dans le sillage du très sombre et très baroque Seven. Les tueurs en série parfois imitent leurs congénères, on les appelle des copycats. Que dire des cinéastes mettant en scène des serial killers et reproduisant à l’infini tous les trucs de leurs collègues ? En tous cas, l’une des grandes réussites de Memories of murder est de ne pas se confondre avec les polars américains du moment. Le rythme est lent, le film poisseux, l’atmosphère irrespirable. Et la mort rôde avec d’autant plus d’aisance qu’un sourd climat d’insurrection plane sur le pays, tenu par une junte militaire. Tout est flou…

Le film est en tous cas d’une densité peu commune, qui ne se contente jamais d’aligner quelques clichés, mais s’ingénie au contraire à multiplier les surprises, à déplacer les angles et à mélanger les genres. C’est ainsi qu’une envolée burlesque incongrue vient ponctuer de temps à autre la noirceur générale. Elle confère au film une liberté que les polars de ce genre ne s’octroient que rarement. Les ruptures de rythme, les ruptures de ton participent conjointement à dessiner les contours d’une tragédie bouffonne dont le genre humain dans son ensemble ne ressort pas indemne.

Le réalisateur de ce film exemplaire se nomme Bong Joon-ho. C’est l’un des cinéastes coréens les plus excitants du moment, avec Lee Chang-dong et Im Sang-soo. Mais il ne fraye pas sur les mêmes terres que ses camarades, son domaine de prédilection restant le fantastique. Et c’est évidemment tant mieux si le cinéma de genre permet de dire aussi des choses sur le délabrement du monde. C’est en tous cas dans cet esprit qu’il a réalisé ses films suivants : The Host, qui met en scène une étrange et inquiétante créature amphibie, Mother, qui brosse le portrait d’une femme déterminée à prouver l’innocence de son fils emprisonné, et surtout Snowpiercer, effrayante dystopie adapté d’une bande dessinée française.

C'était le visage de quelqu'un d'ordinaire

Franchement, avant de venir sur ce site et de connaître Wobot - un mec cool (en tout cas il l'est sur le site), je n'avais jamais entendu parler de ce film. A force de l'entendre dire - enfin, écrire plutôt - que Memories of Murder était un "putain de chef d'oeuvre", je me ...

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10
PFloyd

Thriller aigre-doux

Memories of Murder n'est pas monolithique. Il est certes en premier lieu un polar captivant au rythme parfaitement construit sur la traque d'un serial-killer mais il est aussi fait d'antagonismes étonnants qui lui donnent tout son caractère sans jamais tomber dans l'esbroufe ...

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Nushku

Corée graphique

Je ne sais pas pourquoi, le cinéma asiatique m'a toujours laissé froid (1). La preuve: côté nippon, je n'aime que Kurosawa et Miyazaki. Les chinois m'ennuient, les films HK me plongent dans une léthargie bienveillante, les arts martiaux m'excitent comme le ferait un balais ...

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guyness
 
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