MERCI LA VIE
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Pour la réplique (et pas seulement celle-ci), "elle est belle la vie, moi je l'aime, la vie".
Drame - 1991 - France - 113 MIN - VF - interdit aux moins de 12 ans
Une jeune fille poussant un chariot de supermarché croise sur sa route une paumée . Elle décide de la prendre en charge et de l'offrir en cadeau à son père malheureux. Ensemble, elle vont sillonner des chemins parsemés de joies, d'amour, de sexe et de peines. Le tout sur fond de SIDA et même de deuxième guerre mondiale.

Réalisé par

6.5 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Nabil Massad

Nabil Massad

CHRONIQUEUR

Dix huit ans après la sortie de son film Les Valseuses, soit en 1991, Bertrand Blier récidivait dans le genre errance de deux personnages en quête de leur identité, avec Merci, la Vie. Sauf que dans ce dernier cas de figure, il s’agit de deux jeunes femmes, en l’occurrence Charlotte Gainsbourg et Anouk Grinberg, en remplacement de Gérard Depardieu et Patrick Dewaere. Mais ici s’arrête la comparaison. Car même si les personnages féminins, à l’instar de leurs aînés masculins, sillonnent les routes et commettent par-ci, par-là, des actes que l’on peut qualifier de facétieux, leur randonnée s’imprègne au fur et à mesure de l’avancement de l’histoire, des méfaits de l’époque où se situe l’action, et notamment du SIDA. Mais Bertrand Blier n’oublie pas qu’il réalise ici une fiction, et même s’il y introduit la douloureuse réalité de la maladie, il imprègne son film de poésie, de rêverie et de voyage dans le temps. Le réveil n’en est que plus violent, puisque le cinéaste compare le fléau nazi de la deuxième guerre mondiale, à celui du virus H.I.V. Un SIDA bien en avance sur son époque, mais tout aussi destructeur.

Charlotte Gainsbourg qui avait au préalable déjà tourné sous la direction d’Elie Chouraqui, de Claude Miller et de son propre père Serge Gainsbourg entre autres, offre ici toute la fraîcheur de ses dix-neuf ans au  personnage de Camille, une jeune fille qui se promène avec un chariot de supermarché au bout des bras, et qui lorsqu’elle rencontre Joëlle, paumée de son état, décide de l’embarquer dans ledit chariot et de l’offrir en cadeau à son père qui a jusqu’ici eu la vie particulièrement dure. Sauf que Joëlle est malade.

Une histoire de fous, direz-vous ? Jugez sur pièce.  

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