THE HOUSE THAT JACK BUILT

À partir de 3.99 €
Fantastique / Horreur - 2018 - Danemark|France - 146 MIN - VO - HD - interdit aux moins de 16 ans
Jack revendique une soixantaine de meurtres. Cet assassin méthodique revient sur le sort qu'il a réservé à cinq femmes. Jack est fou, atteint de TOC et narcissique. Seuls les meurtres lui permettent de se soulager. Jack se prend pour un artiste, ce que conteste Verge, à qui il se confie...

Réalisé par

7.1 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Alex Masson
Alex Masson
CHRONIQUEUR

Lars Von Trier est-il vraiment un provocateur ? Et si derrière les outrances de ses films se cachait un réalisateur particulièrement mal à l’aise avec le monde ?  Plus encore que les autres, The house that Jack built confirme l’idée d’un autoportrait d’artiste, totalement désemparé face à ses névroses.

Depuis Breaking the waves, quoiqu’on puisse se demander si ce n’est pas le cas depuis son premier long métrage, Element of crime, Von Trier ne cesse d’explorer les chemins de croix de personnages torturés. Le tueur en série de The house that Jack built fait encore moins exception à cette règle mais retourne ce principe quand le récit de son parcours meurtrier à un mystérieux confesseur laisse peu à peu apparaître les questionnements personnels du réalisateur plus marqué qu’on le pensait par la fameuse conférence de presse cannoise de Melancholia en 2011, et son aussi grinçante que malheureuse sortie sur sa compréhension du nazisme.

Pour aussi perturbant qu’il soit dans sa crudité, The house that Jack built a pourtant tout du mea culpa d’un Von Trier interrogeant le bien-fondé de son travail comme de ses valeurs. Et s’il ne demande sans doute pas, égocentrisme oblige, qu’on le pardonne, cette éprouvante odyssée dans l’esprit malade d’un tueur en série, s’avère moins dérangeante que la mise à nu de son auteur, l’auto-introspection de d’un Von Trier prisonnier de son enfer personnel étant à l’arrivée bien plus sombre que la balade sanglante qu’elle propose.

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