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Jonathan Glazer
Scarlett JohanssonAndrew GormanDougie McconnellJeremy McwilliamsJoe SzulaKevin McalindenKrystof HadekLynsey Taylor MackayMichael MorelandPaul Brannigan

UNDER THE SKIN

108 mn

Note de SensCritique :

6.2 / 10
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Réalisateur : Jonathan Glazer.

Casting : Scarlett Johansson, Andrew Gorman, Dougie Mcconnell, Jeremy Mcwilliams, Joe Szula, Kevin Mcalinden, Krystof Hadek, Lynsey Taylor Mackay, Michael Moreland. Paul Brannigan

Synopsis : Une extraterrestre arrive sur Terre pour séduire des hommes afin de mieux les faire définitivement disparaître ensuite...

Scénario : Jonathan Glazer, Walter Campbell.
Musique : Mica Levi.
Pays : Grande-Bretagne
Tags : Fantastique / Horreur, avec une femme fatale / femme mystérieuse, Venice Film Festival, Science fiction et aliens.

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Une extraterrestre arrive sur Terre pour séduire des hommes avant de les faire disparaitre. Le très court synopsis du film Under the skin écrit par Walter Campbell et Jonathan Glazer, et réalisé par ce dernier se suffit largement à lui-même pour exciter au plus haut point la curiosité des spectateurs parfois blasés que nous sommes. Le sentiment d’avoir tout vu au cinéma et singulièrement dans le domaine de la science-fiction l’emporte parfois, alors même qu’il convient encore et toujours de faire confiance aux scénaristes et aux cinéastes pour faire surgir sur l’écran des histoires et des situations inédites. Et quand on sait que ladite extraterrestre, véritable mante religieuse venue d’ailleurs, est incarnée ici par Scarlett Johansson, on se dit que tout peut arriver et que le meilleur, frissons compris, est à venir.

Interrogé sur la genèse du film, Jonathan Glazer a insisté sur le choix délibéré de la science-fiction comme genre idéal pour aborder de grands sujets de réflexion et développer un nouveau langage cinématographique et une nouvelle grammaire visuelle. Tout comme l’extraterrestre, le spectateur se trouve en immersion et regarde le monde et ses contemporains avec un œil nouveau et presque innocent pourrait-on dire. Or, le cinéaste, une fois ce genre revendiqué, cite comme référence un immense classique du cinéma français bien éloigné des petits hommes verts et autres odyssées de l’espace. Il s’est en effet réclamé de La Grande illusion de Jean Renoir en déclarant : « Je vivais littéralement l’emprisonnement des personnages et lorsqu’ils se retrouvent à l’air libre, c’était pour moi comme retrouver l’inspiration, l’oxygène. »

Comme on va le voir, l’histoire est clairement racontée du point de vue du personnage joué par Scarlett Johansson. Du coup, l’impression est évidente : ce qui est étranger, surnaturel, extraordinaire, c’est ce qu’elle voit, elle. C’est donc notre propre monde dans sa banalité et son quotidien. L’Ecosse, où l’histoire se déroule, devient ainsi un monde étrange aux yeux de la prédatrice. Et la rareté des dialogues vient à l’appui de ce climat de plus en plus angoissant. Enfin, la très grande solitude des personnages masculins rencontrés par l’extraterrestre ajoute sa part de singularité. Comme si ces hommes qui sont autant de futures victimes consentantes étaient déjà un peu hors du monde et abandonnés de tous.

Une fois le film terminé, on peut en dévoiler certains secrets de fabrication d’ailleurs révélés par le cinéaste lui-même. Ce dernier voulait montrer, selon ses propres termes, la beauté, la violence, l’amour, la compassion, la bonté et la laideur de l’homme. D’où le recours à bon nombre de plans en caméras cachée. Par exemple, lorsque Scarlett Johansson s’arrête pour demander son chemin à des inconnus ou lorsqu’elle s’effondre en pleine rue. Ce qui est alors capté de vrai et de naturaliste est évidemment le propos général du film qui insiste sur le voyeurisme dont l’extraterrestre fait preuve en permanence à l’égard de ce monde qu’elle découvre et dont elle est en quelque sorte le témoin engagé et privilégié.

Au centre du film et du projet du cinéaste se trouve en effet cette Belle et cette Bête qui n’en font qu’une. Le choix de Scarlett Johansson s’est imposé progressivement, alors même qu’au départ Jonathan Glazer s’était posé la question de recourir à une actrice inconnue du grand public lequel devait impérativement se trouver en terrain étranger. Il s’agissait en effet de représenter quelqu’un qui joue un extraterrestre lequel joue lui-même le rôle d’une femme ! Et le cinéaste d’avouer qu’il fut un temps question de faire porter à Scarlett Johansson un masque qui évoque la peau humaine. Finalement, à travers l’accent, les tenues, le maquillage, la démarche et les expressions, l’actrice compose un personnage parfaitement crédible qui passe du statisme au mimétisme humain avec une incroyable fluidité.

Quant au lieu le plus emblématique et le plus étrange du film, ce lac noir dans lequel l’extraterrestre fait disparaître à jamais ses victimes, il est pour Jonathan Glazer l’essence même d’une représentation de la terreur et de l’angoisse. De fait, loin de faire appel à la technologie ou à des procédés complexes, ce qui frappe ici le spectateur, c’est le dépouillement et le vide qui sont liés à ce lac. Ce dernier ne revêt aucune forme connue et son noir absolu lui confère une aura supplémentaire. Avec ce lieu du crime si particulier, Glazer fait œuvre de cinéaste plasticien, inventant une forme inédite et proprement redoutable. Ici non plus, personne ne vous entendra crier…

L'habit ne fait pas l'humain

Under the skin est un film indéfinissable, parfois indéchiffrable. Un point lumineux s’agite autour de formes obscures. La musique se fait assourdissante, se pose alors devant nous, une sorte de vortex, la formation d’un œil, une pupille qui nous regarde, qu’on regarde ...

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