ALEXANDRE LE BIENHEUREUX

À partir de 2.99 €
Parce que pour la première fois, Noiret était vedette (et on y remarquait Pierre Richard)
Comédie - 1968 - France - 91 MIN - VF - Tous publics

Alexandre est un cultivateur de la Beauce qui a épousé la plus riche héritière de la région. Mais sa femme lui impose au quotidien des tâches harassantes comme l’entretien de sa ferme et de son terrain de 120 hectares. Alors que lui ne rêverait que de passer du temps à pêcher, à contempler la nature ou à s'occuper de son chien. Un jour, sa tyrannique épouse meurt dans un accident de voiture. Désormais à la tête d’une fortune, Alexandre se déclare en congé pour la vie et décide de ne plus quitter son lit ! Un lit au-dessus duquel un savant mécanisme de poulies lui assure le manger et le boire. Mais les gens du village s’inquiètent de la situation. Et se demandent surtout si son cas finira par faire des émules...

Réalisé par

7.1 / 10
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Les avis surSens Critique
David Mikanowski
David Mikanowski
CHRONIQUEUR

Réalisé en 1967 par Yves Robert, Alexandre le bienheureux clôt après Ni vu, ni connu avec Louis de Funès et La guerre des boutons avec Jean Richard une sorte de trilogie consacrée au monde paysan. Avec cette comédie rurale, le cinéaste adapte l’une de ses nouvelles, écrite en réaction à un poème qu’il détestait : Le laboureur et ses enfants, fable de La Fontaine dont le film est l’antithèse absolue.

Philippe Noiret incarne Alexandre. Un cultivateur de la Beauce, qui a épousé la plus riche héritière de la région. Sa femme possède en effet la plus grande exploitation agricole du pays. C’est aussi un véritable despote qui le malmène en lui imposant chaque jour un travail de titan, alors qu’il préférait profiter de la vie en toute tranquillité. Un jour, sa tyrannique épouse meurt dans un accident de voiture. Dès lors, Alexandre refuse d’entretenir sa ferme et son terrain de 120 hectares afin de prendre le temps de vivre. Ce doux rêveur décide d’ailleurs de ne plus quitter son lit ! Ce qui provoque l’inquiétude des habitants de son village…

Avec cette fable sur la liberté et le droit à la paresse, Yves Robert a sans doute signé son œuvre la plus personnelle. Mieux : un film qui lui ressemble. C’est d’ailleurs le seul de sa carrière dont il a écrit les dialogues. Après cet hymne paisible à la nature, le cinéaste se lancera dans des comédies plus urbaines comme le diptyque Un éléphant ça trompe énormément / Nous irons tous au paradis. Alors demain, au lieu d’aller travailler, passez deux heures avec Alexandre, le roi des fainéants ! C’est un peu ça le bonheur.

Le contexte

Philippe Noiret

Signée aussi Yves Robert, cette insolente comédie sortie dix ans avant Alexandre le bienheureux est une sorte de brouillon de celui-ci. On y retrouve presque tous les éléments : le héros libertaire (le braconnier Blaireau interprété par Louis de Funès), accompagné d’un fox-terrier espiègle (le dénommé “Fous-le-campˮ), qui va perturber une paisible communauté paysanne.

Yves Robert

Cette farce d’Étienne Chatiliez est une autre histoire de crise existentielle. Celle d’un PDG (Michel Serrault), harcelé aussi par sa femme (Sabine Azéma), qui décide de tout plaquer pour couler des jours heureux dans une ferme du Gers.

ZAZIE DANS LE MÉTRO

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