GUENDALINA

1957
95 mn
La singulière actrice française Jacqueline Sassard fait ici ses premiers pas au cinéma ou presque, elle dont les deux derniers films seront signés Losey et Chabrol
Disponible à la carte à partir de 2.99 € | -50% pour les abonnés
La saison se termine dans la station balnéaire de Viareggio et la jeune Guendalina, fille d'un couple de bourgeois qui se délite, voit se prolonger indéfiniment ses vacances auprès de sa mère. Sans grande convuction et surtout pour tromper son ennui, la jeune fille flirte avec Oberdan, un jeune homme de sa génération mais aux origines sociales beaucoup plus modestes...
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Drame
France | Italie
Tous publics
VM - HD
1 min avant
2 min après
Les avis sens critique
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À Viareggio, station balnéaire sur la mer Tyrrhénienne, alors que l’été touche à sa fin, Guendalina, jeune adolescente de quinze ans flirte sans grande conviction amoureuse avec Oberdan, le fils du maître nageur. Elle trompe ainsi tant bien que mal son ennui, tandis que ses richissimes parents se préparent à divorcer… Pourtant, rien  n’est figé, pas même les sentiments de la jeune fille qui vont évoluer… Tel est le synopsis du film qu’Alberto Lattuada réalise en 1957 sur un scénario qu’il a écrit avec Valerio Zurlini, Leo Benvenuti, Piero De Bernardi et Jean Blondel. On peut considérer qu’il s’agit d’un premier volet d’une trilogie sur l’éveil du sentiment amoureux chez les jeunes filles qui se poursuivra avec Les Adolescentes et La Novice, tous deux réalisés trois ans plus tard. 

À l’origine, c’est le cinéaste italien Valerio Zurlini qui avait eu l’idée du scénario et souhaitait par conséquent réaliser le film, mais les producteurs lui préférèrent Alberto Lattuada, estimant que ce dernier donnerait à l’ensemble une tonalité plus légère et moins sombre. À l’époque, Zurlini n’a pas encore tourné l’un de ses films les plus marquants, Eté violent et dans lequel on retrouvera d’ailleurs certaines tonalités contenues dans Guendalina : la description de la fin d’un monde et l’éveil à la sensualité. Lattuada garde ces éléments, mais l’atmosphère générale est un peu moins dramatique. 

Dès les premières images du film, le ton est donné. On y voit un groupe de jeunes gens se promenant à vélo. Tandis que la caméra de Lattuada s’attarde longuement sur les courbes féminines des adolescentes, symboles d’une sensualité en éveil, on nous montre en parallèle des jeunes gens qui s’adonnent à des jeux parfaitement enfantins. La maturité physique avérée détrompe en quelque sorte ces comportements puérils. C’est la naissance d’un monde en formation que décrit Lattuada.

 
Dans le même genre vous pouvez trouver UNE CHAMBRE EN VILLE (Quand l'ouvrier du chantier naval s'éprend de la femme d'un commerçant aisé, rien ne va plus. Comme Lattuada, Demy décrit les barrières sociales qui contrecarrent les amours.) ou encore L'EFFRONTÉE (Un peu plus jeune que l'héroïne du film de Lattuada, celle du film de Claude Miller s'y apparente toutefois à bien des égards et notamment en raison de ce temps des vacances qui s'étire et génère l'ennui.).

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