L'ILLUSIONNISTE

À partir de 2.99 €
Comédie - 2010 - France | Grande-Bretagne - 76 MIN - VF - HD - Tous publics

Les artistes de music hall ne sont plus les rois de la scène à Paris, en cette fin des années 50 où les rockers commencent à faire place nette. Tatischeff, prestidigitateur de profession, s’en va tenter sa chance ailleurs. Il traverse la Manche, mais les vaches y sont aussi maigres. Dans un village d’écosse où il se retrouve, il rencontre Alice, une jeune fille pauvre qu’il prend sous son aile.

Réalisé par

7 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Colette Milon
Colette Milon
CHRONIQUEUR

Jacques Tati est mort en 1982. Il a écrit, mis en scène et interprété 6 longs métrages. Le dernier, Parade, date de 1974. En 2010, pourtant, le voici de nouveau à l’écran, acteur principal de L’Illusionniste, d’après un scénario qu’il a écrit. L’artisan de cette résurrection se nomme Sylvain Chomet. Il s’est fait connaître en 2003 avec Les Triplettes de Belleville, un film d’animation. Et c’est par la grâce de son dessin que nous revient Jacques Tati.

Ce scénario, Tati en entreprit l’écriture en 1956. Il y travailla trois ans puis, préférant se consacrer à Playtime, l’abandonna.

Evocation douce-amère des feux déclinant du music hall à la fin des années 50, L’Illusionniste  est l’histoire d’un prestidigitateur vieillissant qui cachetonne maigrement et prend sous son aile une jeune fille pauvre. Une histoire plus proche des films de Chaplin (on pense aux Feux de la rampe) que des aventures de Monsieur Hulot. C’est donc Jacques Tati, sans pipe à long tuyau ni petit chapeau, mais avec sa silhouette dégingandée et, tout de même, ses pantalons trop courts, que Sylvain Chomet a choisi de représenter. Un Jacques Tati interprète de L’Illusionniste, un film quasi-entièrement dessiné à la main. Car, comme pour Les Triplettes de Belleville, Sylvain Chomet a opté pour une animation « à l’ancienne », en 2D. Une facture à contre-courant des tendances, que cet amoureux des films Disney façon Aristochats et 101 dalmatiens, préfère parce que, dit-il, « elle palpite, elle est imparfaite. Comme la réalité ».

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