Bande Annonce de LA FEMME FLICDécouvrez la bande Annonce de LA FEMME FLIC sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/2836/fond/2836_w_500.jpg
Yves Boisset
Jean-Marc ThibaultLeny EscudéroMiou MiouAlex LacastFrançois SimonHenri GarcinJean-Pierre KalfonNiels ArestrupPhilippe CaubèreRoland AmstutzRoland BertinRoland Blanche

LA FEMME FLIC

99 mn

Note de SensCritique :

6 / 10
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Réalisateur : Yves Boisset.

Casting : Jean-Marc Thibault, Leny Escudéro, Miou Miou, Alex Lacast, François Simon, Henri Garcin, Jean-Pierre Kalfon, Niels Arestrup, Philippe Caubère, Roland Amstutz, Roland Bertin. Roland Blanche

Synopsis : Une jeune inspectrice de police, Corinne Levasseur, est mutée dans une ville du Nord. Elle enquête sur la mort d’une fillette, dont le corps a été retrouvé dans un terrain vague. Mais elle se rend vite compte que son enquête gêne certains notables. Notamment la famille De Schuler, qui contrôle peu ou prou toute la ville, puisque tout lui appartient. 

Scénario : Claude Veillot, Yves Boisset.
Musique : Philippe Sarde.
Pays : France
Tags : Drame, Policier / Suspense, Portrait de femmes, Policiers français.

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A l’aube des années 80, quand il réalise La Femme-flic, Yves Boisset n’a pas renoncé à enrichir le genre du thriller politique, auquel il a tant apporté, mais il a singulièrement ouvert son éventail thématique. Un taxi mauve en avait notamment étonné plus d’un quelques années plus tôt, qui adaptait à l’écran un roman romanesque, si l’on peut s’exprimer ainsi, comme retiré du temps.

Et La clef sur la porte semblait davantage commenter l’évolution des mœurs de son époque que porter une nouvelle fois le fer dans la plaie. Avant que l’admirable Allons z’enfants, chronique amère de la vie des enfants de troupe, ne signale une subtilité et une tendresse dans sa vision du monde qui n’apparaissent pas à chacun de ses films. Mais pour s’inscrire dans un registre politique, et parfois polémique même, La Femme-flic n’est pas pour autant un film brut de décoffrage. C’est un polar en demi-teinte, un film d’intervention sociale parmi ses meilleurs. Parce que les films de Boisset font souvent œuvre de salubrité publique et qu’ils tapent là où ça fait mal, ils nous sont indispensables. Le cinéaste n’aime rien tant que de décortiquer le fonctionnement du pouvoir pour mieux en dénoncer les abus. Ses films sont-ils pour autant manichéens, qui chargent sans retenue ceux que le cinéaste combat ? Sans doute un peu, certaines charges ne manquant d’ailleurs pas de courage. Pour autant Boisset ne nous invite pas non plus au Grand guignol des règlements de compte. Il n’est qu’à voir le sort réservé aux sympathiques comédiens, bobos avant la lettre, qui animent la MJC avec un incomparable sens de l’ouverture au monde, mais qui se braquent en apprenant la véritable profession de notre femme-flic. Alors qu’à l’inverse, Boisset se plaît à nous montrer que nous avions tort de faire porter au docteur Godiveau, dont les imprécations hallucinées ne sont pas sans évoquer celles de Céline, toutes les turpitudes du monde. Il est des salauds innocents. Sur le plan pénal tout du moins.

Cela étant dit c’est vrai que les films de Boisset ne sont pas soviétiques. Et que notre homme sait utiliser toutes les recettes du cinéma hollywoodien classique. C’est vrai que la vérité, élément essentiel de son cinéma est le plus souvent portée par un homme (ou une femme) seul. Jean-Louis Trintignant dans L’Attentat, Lucas Belvaux dans Allons z’enfants ou Patrick Dewaere dans Le Juge Fayard dit le shériff. D’ailleurs aucun de ces personnages ne survit. Parce que le mensonge se défend bien, il a des ressources, et les nervis du pouvoir de troubles complicités… Dans La Femme-flic, Miou-Miou s’en sort sans doute mieux. Même s’il lui faut rendre son arme pour pouvoir continuer son travail. Paradoxe !

La force de La femme-flic est de laisser croire à un souci de réalité qui imprègne chaque scène. Il est vrai qu’une fois encore Yves Boisset, sans se baser intégralement sur un fait-divers connu, n’en recueille pas moins sa substantifique moelle. C’est à l’affaire de Bruay-en-Artois que nous pensons, quand l’assassinat d’une petite fille a mis en lumière des antagonismes sociaux particulièrement violents. Une affaire qui date de 1972 et qui n’a jamais, soit dit en passant, débouché sur l’arrestation du ou des coupables. C’est dans cette même terre du Nord-Pas-de-Calais que retentira en 2004 la nauséabonde affaire d’Outreau, mettant en scène une nouvelle fois des mineurs abusés. On se souvient que nombre de suspects avaient été arrêtés et longtemps incarcérés avant d’être finalement innocentés. Un film est né, qui raconte le calvaire de l’un de ces faux coupables, Présumé coupable, qui offre à Philippe Torreton l’un de ses rôles les plus marquants. Il n’est pas sans intérêt de savoir qu’Yves Boisset s’était lui-même intéressé à l’affaire d’Outreau il y a quelques années, et qu’il avait commencé à plancher sur un scénario avant de jeter l’éponge.

Un autre atout de La femme-flic est d’offrir un superbe rôle à Miou-Miou. C’est vrai que l’on ne l’attendait pas vraiment en policière de choc, elle qui avait incarné tout au long des années 70 les aspects les plus libertaires de cette décennie de feu, qui avait été de l’aventure du Café de la gare et irradié Les Valseuses, mythique coup de gueule qui signalait la naissance d’un grand cinéaste, Bertrand Blier. Un contre-emploi donc pour la comédienne, qui s’en sort avec brio. Cela étant dit, des femmes-flics, le cinéma français en produit régulièrement. On pense à Marlène Jobert, encore hésitante dans Dernier domicile connu avant de prendre de l’assurance dans La Guerre des polices. Mais on croit davantage aux femmes-flics des superbes L.627 de Bertrand Tavernier (Charlotte Kady) et Polisse, de Maïwenn (notamment Karin Viard et Marina Foïs). Deux films réalistes, qui en disent long sur le quotidien des services de police (avec quelque 19 ans d’écart) et sur la place que les femmes y occupent désormais. Alors que se fanent les années 70, ces années post-soixante-huitardes où il n’est pas de bon ton de se plier à l’autorité, Boisset assume parfaitement d’aimer ses personnages, même quand ils portent l’uniforme. Qu’il s’agisse de flics ou de militaires. En revanche il est souvent moins indulgent avec les institutions dans lesquelles ils se meuvent. Yves Boisset est de toute évidence un idéaliste, qui n’a de cesse de traquer injustices et abus de pouvoir.

C’est en cela que son cinéma est souvent politique, au sens le plus noble qui soit. Le thriller politique semble avoir perdu des couleurs. Peut-être est-ce le signe que le pouvoir politique n’a désormais plus grand-chose à se reprocher. Je rigole. On trouve néanmoins de nos jours quelques films qui suivent le chemin tracé par Boisset. Une affaire d’Etat, remarquable pavé dans la mare de la Françafrique, réalisé par Eric Valette. Mais aussi L’Ordre et la morale, un film à grand spectacle signé Mathieu Kassovitz, qui relate les événements du massacre des Kanaks dans la grotte d’Ouvéa, en Nouvelle Calédonie. Quant à Costa-Gavras, qui a longtemps incarné en compagnie d’Yves Boisset cette belle tendance du cinéma, s’il ne parcourt plus nécessairement le monde, si son dernier grand film historique est Amen, la société française ou plus largement occidentale ne le laisse pas du tout indifférent. Ses deux derniers films, Le Couperet et Eden à l’Ouest sont deux fables éminemment politiques.
Et c’est tant mieux !

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