LA PRINCESSE DE MONTPENSIER

À partir de 8.99 €
Parce qu'après un film très américain, Bertrand Tavernier tournait un film très français
Drame - 2010 - Allemagne|France - 134 MIN - VF - HD - Tous publics

En cette année 1562, la France, gouvernée par Charles IX, est la proie des guerres de religions. La belle Marie de Mézières, éprise du duc de Guise auquel elle est liée depuis l’enfance, est contrainte d’épouser le prince de Montpensier. Celui-ci la conduit en son château et, parti combattre sous la bannière du roi, la  confie au comte de Chabannes dont il fait son précepteur.

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Les avis sur Sens Critique
Colette Milon
Colette Milon
CHRONIQUEUR

La littérature de Madame de Lafayette, obsolète, ennuyeuse, dépourvue d’intérêt ? C’est ce que d’aucuns, lors de déclarations publiques, ont cru bon, naguère, de laisser entendre. Et c’est ce que le cinéma, de manière éclatante, dément vigoureusement. C’est, en 2008, La Belle personne, adaptation très contemporaine de La Princesse de Clèves par Christophe Honoré. C’est, en 2010, La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier, adaptation en costumes mais non sans modernité, d’une nouvelle de Madame de La Fayette écrite en 1662.

Portrait d’une jeune femme qui contrarie son amour pour le duc de Guise en consentant à épouser l’homme que lui ont imposé ses parents, La Princesse de Montpensier a pour cadre la France tourmentée du XVI ème siècle en proie aux guerres de religions. Ce qui a poussé Tavernier à s’immerger dans cette histoire et dans cette période tient en deux raisons essentielles. Après Dans la brume électrique, film noir, d’après James Lee Burke, qui l’avait emmené à la Nouvelle-Orléans, il a, dit-il, « éprouvé le besoin viscéral de (se) plonger dans un film profondément français et raconter une histoire d’amour ample et lyrique ». « Je voulais aussi, dit-il encore,  absorber, m’approprier le XVIème siècle, entrer de plain-pied dans cette époque, comme je l’avais fait avec la Louisiane de James Lee Burke ».

Sa seconde raison tient en un mot : la jeunesse. Celle d’acteurs avec lesquels il n’avait jamais travaillé et auxquels il souhaitait confronter son cinéma. Ils se nomment Mélanie Thierry, Gaspard Ulliel, Grégoire Leprince-Ringuet et Raphaël Personnaz. Ils l’ont emmené, dit-il, « d’éblouissement en éblouissement ».

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