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Luc Besson
Jean BouiseJean RenoPierre JolivetChristiane KrugerFritz WepperMaurice LamyPetyra MullerJean-Michel CastaniéMichel DosetPierre Carrive

LE DERNIER COMBAT

89 mn

Note de SensCritique :

6.3 / 10
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Réalisateur : Luc Besson.

Casting : Jean Bouise, Jean Reno, Pierre Jolivet, Christiane Kruger, Fritz Wepper, Maurice Lamy, Petyra Muller, Jean-Michel Castanié, Michel Doset. Pierre Carrive

Synopsis : Dans un monde postapocalyptique, seuls quelques hommes ont survécu. Les femmes ont pratiquement disparu. Le système D est une règle absolue et personne ne se fait de cadeau. Un homme tente de survivre dans une ville dévastée. Il se réfugie chez un vieux médecin qui détient une femme dans une pièce de son appartement. Mais ils rencontrent l’hostilité d’une brute particulièrement vindicative. Il faut faire front…

Scénario : Luc Besson, Pierre Jolivet.
Musique : Eric Serra.
Pays : France
Tags : Science-fiction, Noir blanc et français, Films muets, Sofilm Summercamp Festival 2016, Apocalypses, Survivre, Cinéma de genre Français , Drame.

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Aujourd’hui Luc Besson est de toute évidence l’un de nos cinéastes les plus cotés, les plus célèbres, les plus puissants. Par ailleurs producteur de plusieurs blockbusters internationaux. L’un des rares à pouvoir se lancer dans certaines aventures a priori un peu folles. La dernière en date étant un biopic de Aung San Suu Kyi, la Jeanne d’Arc (pacifique) de Birmanie, Prix Nobel de la paix. C’est ce que l’on peut appeler la réussite. Mais Besson revient de loin. Quand il était ado, il ne jurait que par la plongée. Jusqu’à ce qu’un accident lui interdise de persévérer. Il prendra sa revanche en triomphant avec Le Grand Bleu. En attendant l’école ne l’emballe guère et il menace de virer primodélinquant. Jusqu’à ce que le cinéma lui fasse de l’œil. Besson n’est pas particulièrement cinéphile. Ce qu’il aime, c’est faire. Créer. Il accumule donc tous les petits boulots que le cinéma génère avant de monter peu à peu dans la hiérarchie.

Mais il veut mettre en scène. Un clip, un documentaire. Avant de se lancer dans l’aventure d’un court métrage hors norme, L’Avant-dernier, une histoire d’affrontement entre deux hommes dans un monde post-apocalyptique. C’est le brouillon, ou du moins le prétexte du Dernier combat. D’autres exemples existent de courts métrages qui débouchent sur un long, que le réalisateur choisisse de retourner l’ensemble des scènes, comme Yvan Attal dans Ma femme est une actrice (qui avait été précédé par I’ve got a woman) ou d’en intégrer certaines, comme l’a fait Patrick Bouchitey dans Lune froide.

Mais tout cela ne fait pas de Luc Besson un cinéaste qui fait briller l’œil des banquiers. Il a le projet de réaliser un film dans le métro, Subway. Mais il ne trouve pas de producteur. Comme l’on sait, le film verra le jour plus tard. C’est à ce moment-là que naît le projet du Dernier combat. Mais les caisses sont vides. Le film a beau ne pas devoir coûter très cher, sa mise en chantier relève de l’inconscience la plus totale. Besson devra ruser avec les financiers, séduire les techniciens, s’entendre avec les acteurs et se battre comme un enragé contre les pièges divers que le destin dispose sous ses pas.

Ce qui frappe au prime abord, c’est la façon dont Luc Besson et son équipe ont su créer un univers unique en son genre à partir de décors pourtant quotidiens et d’un bric à brac dont aucun brocanteur ne voudrait. La plupart des lieux de tournage sont parisiens. Ce sont le plus souvent des chantiers de démolition. Une annexe de la Bibliothèque nationale est investie. La scène des égouts, celle de l’hôpital et celle de l’appartement trouvent leur place dans les anciennes usines Citroën à Balard, à l’endroit où sera érigé par la suite le siège de Canal+. Le cimetière de voiture se situe quant à lui du côté de Coulommiers, dans une carrière de craie. Le plan de l’avion a demandé un déplacement plus radical, puisque c’est la dune du Pyla qui est investie, et la scène a été terminée dans le désert tunisien. Besson a d’ailleurs dû ruser avec les autorités, en leur faisant croire à l’imminence d’un plus gros tournage… Un peu comme les Américains en Iran quelques années plus tôt.  Mais si le subterfuge décrit dans Argo avait déjà eu lieu, il n’avait pas encore été porté à la connaissance du public. Pour ce qui est des costumes, c’est également le système D qui préside à toutes choses. Besson trouvait que ceux de L’Avant-dernier faisaient un peu trop cosmonautes. La costumière, Martine Rapin, a donc récupéré les objets les plus hétéroclites. Les guêtres de Pierre Jolivet, ce sont deux pneus de vélo sans chambre à air. Et son gilet est tissé avec du fil électrique.

Le tournage a eu lieu du 15 août au 31 octobre 1982. Dans les gravats, la poussière, sans argent. La troupe s’étant éclaircie, nombre d’assistants sont devenus chefs de poste. Le doyen des comédiens de la troupe, Jean Bouise disait : «C’est un film que l’on n’a pas le droit de faire, il faut l’arracher au néant, mais il faut leur prouver que c’est possible, que la bonne herbe peut pousser n’importe où ». Et la troupe de se frotter à un loueur de parking escroc, de disposer d’une pellicule qui casse, ou qui laisse apparaître une trainée blanche. On a l’impression que le film est raccord avec ses personnages, des as de la débrouille acculés par les circonstances. Mais tout cela n’empêche pas la vaillante troupe d’organiser une tempête de sable, avec un très gros ventilateur. Une giboulée de cailloux, qui oblige tout le monde à se munir d’un casque. Ou encore une pluie de poissons. Soit une tonne de poissons en provenance de Lorient. Besson avait convié ses potes à balancer des cageots entiers depuis les fenêtres surplombant la cour. Dantesque.

Mais l’aventure a connu une happy end. Jean Reno, que Besson avait rencontré sur le tournage des Bidasses aux grandes manœuvres, si si, est devenu un des acteurs les plus demandés du cinéma français, Pierre Jolivet, qui est également coproducteur et coscénariste du Dernier Combat, est passé à son tour à la réalisation, signant une quinzaine de très bons films. Et Luc Besson a connnu tous les succès. Pourtant la sortie du film n’a pas été aussi facile que cela. Les films de SF muets, en noir et blanc, ne sont évidemment pas de ceux qui font saliver les exploitants. C’est la sélection du film à Avoriaz, où il remporte le prix du public et le Prix du jury qui le projette sous les feux des médias. Il tourne dès lors dans tous les festivals du monde : Taormina, Toronto, New York, Sitges, Porto, Bruxelles, Barcelone, etc. Et sort sur les écrans français avant d’être distribué dans une cinquantaine de pays. Il faut dire que le film n’est pas parlant, la langue n’est donc pas un problème. Un peu comme pour The Artist. En tous cas, les pontes de la Gaumont voient Luc Besson d’un œil différent. Le jeune prodige est invité à rendre visite à Toscan du Plantier, au septième étage du siège. Il en profite pour remettre le projet de Subway sur le tapis. Cette fois, c’est oui… Mais c’est une autre histoire.

La cité des hommes.

Cela peut paraître incroyable au regard de ses derniers efforts et de la multitude de bouses infâmes qu'il produit mais Luc Besson a eu un jour de l'ambition. Celle de réveiller un cinéma français sclérosé, se reposant sagement sur ses acquis. L'ambition aussi de battre ...

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