Bande Annonce de ON NE MEURT QUE DEUX FOISDécouvrez la bande Annonce de ON NE MEURT QUE DEUX FOIS sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/1222/fond/1222_w_500.jpg
Jacques Deray
Charlotte RamplingMichel SerraultAlbert DelpyElisabeth DepardieuGérard DarmonJean LeuvraisJean Paul RousillonJean-Pierre BacriJean-Pierre DarroussinJulie JézéquelMaurice BarrierRiton LiebmanXavier Deluc

ON NE MEURT QUE DEUX FOIS

102 mn

Note de SensCritique :

5.9 / 10
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Réalisateur : Jacques Deray.

Casting : Charlotte Rampling, Michel Serrault, Albert Delpy, Elisabeth Depardieu, Gérard Darmon, Jean Leuvrais, Jean Paul Rousillon, Jean-Pierre Bacri, Jean-Pierre Darroussin, Julie Jézéquel, Maurice Barrier, Riton Liebman. Xavier Deluc

Synopsis : L’inspecteur Staniland enquête sur un cadavre retrouvé prés d’une voie ferrée à proximité de la Porte de pantin. Il ne s’agit pas du corps d’un clochard mais celui d’un musicien de renom, Charly Berliner. Au domicile de celui-ci, Staniland retrouve de nombreuses cassettes audio enregistrées par Berliner dans lesquelles il témoigne de sa passion dévorante pour une femme, Barbara. Cette même Barbara qui apparaît un soir et déclare que c’est elle qui a commis le meurtre. Troublé par elle et par son aveu Staniland ne s’en plonge que davantage dans les cassettes de Berliner à qui il finit par s’identifier.

Musique : Claude Bolling.
Pays : France
Tags : Policier / Suspense, Livres noirs à la francaise, Monsieur l’inspecteur, Trop froid, Un cadavre sur les bras, Plus noir que blanc, Drame, Histoire de familles.

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C’est un film sombre, c’est un film noir, très noir. C’est aussi un film posthume. Le 9 octobre 1985, On ne meurt que deux fois sort les écrans parisiens. Quelques mois plus tôt, à la fin du mois de juillet, son scénariste et dialoguistes Michel Audiard, celui qui avait écrit jadis le Cave se rebiffe, Un singe en hiver ou un taxi pour Tobrouk ou disparaissait, emporté par le cancer. Le scénariste du film mais aussi son initiateur. Car c’est Audiard lui même qui avait acheté les droits du roman de Robin Cook paru en 1983 dans la série Noire. L’histoire d’un flic, Staniland, qui s’intéresse au mystérieux cadavre d’un musicien retrouvé sur les voies ferrées de la porte de Pantin. Un mort auquel Staniland s’identifie petit à petit.

C’est pendant le Festival de Cognac qu’Audiard parle pour la première fois du livre et du projet au metteur en scène Jacques Deray, celui qui a signé entre autres Borsalino et la Piscine, aussi un fou de polar. Les deux hommes avaient travaillé ensemble quelques années plus tôt sur un Belmondo, Le Marginal, un souvenir mitigé pour Audiard qui avait demandé que son nom soit retiré de l’affiche et du film. En fait avec On ne meurt que deux fois, Audiard veut compléter une sorte de trilogie  qu’il avait entamée avec Michel Serrault au centre, inaugurée par Garde à Vue, prolongé par Mortelle Randonnée, et avec Claude Miller à la réalisation dans le deux cas. Audiard en avait soigné la noirceur et l’amertume profonde. Jacques Deray, homme discret pour ne pas dire secret, va lui aussi s’investir dans On ne ne meurt que deux fois, parfois de façon anecdotique, en ouvrant par exemple le film sur un panneau lumineux marqué Métropolis, un hommage à un de ses films préféré. On lui doit aussi l’idée de faire appel à Charlotte Rampling, ce qui au début effraie Audiard qui craint que l’accent de celle-ci altère ses dialogues.

On doit surtout à Deray toutes les variations du autour de l’ambigüité et la perversité subtile qui anime le film du début jusqu’à son épilogue. « Je me suis beaucoup exposé,confiera Deray de façon inhabituelle ». Très malade, Michel Audiard aura, lui, le temps de voir le film achevé avant sa disparition, et s’en déclarera heureux.

Avec Jacques Deray, Michel Audiard et Michel Serrault, Robin Cook l’auteur du roman est en quelque sorte le quatrième homme de On ne meurt que deux fois. Curieusement Cook s’est retrouvé relativement peu adapté au cinéma, à la magistrale exception prés de Les Jours d’Avril sont meurtriers signé Laurent Heynemann. Je dis curieusement car l’œuvre s’y prête particulièrement. Londonien et amoureux de la France, Cook est un auteur majeur de la série Noire pour qui il a écrit plusieurs romans au mieux sombre, au pire à la limite du soutenable moralement. Robin Cook écrit On ne meurt que deux fois en 1983, un livre connu également sous le titre de « il est mort les yeux ouverts ». Il inaugure ce qu’on a appelé son cycle de l’usine consacré au commissariat de Poland Street à Londres, au service des morts inexpliquées. Un sergent y travaille seul sur des morts dont tout le monde se fiche et dont il finit par s’approprier la personnalité. Lorsque le livre sort, certains critiques le comparent au Voyage au bout de la nuit de Céline, un rapprochement auquel Michel Audiard ne peut rester insensible vu l’admiration qu’il porte - faut il le rappeler - à l’auteur de Mort à Crédit.

Michel Audiard a toujours aimé faire parler Michel Serrault, et de plus en plus, les années aidant et son univers s’assombrissant. D’autant que les deux hommes partagent en commun le deuil d’un enfant disparu dans des circonstances tragiques identiques, un accident de voiture dans les deux cas. «  Je crois sincèrement, confiera Michel Serrault qu’il m’a choisi pour dire les choses graves qu’il voulait exprimer. En clair ce désespoir qui ne le quittait plus. » Pour ce qui concerne le rythme de ses dialogues, Audiard consacre avant le tournage une journée entière avec son interprète pour relire un texte que Serrault a de son côté préalablement annoté. Car comme dit Audiard «  Il faut être très ferme sur ce à quoi on tient, je ne veux pas qu’on rajoute un mot derrière mon dos. » Précisons pour ce qui concerne l’écriture du film qu’Audiard et Deray ont longuement travaillé ensemble au domicile de l’auteur à Dourdan. Et c’est ensemble qu’ils ont élaboré les dialogues et la structure de l’histoire. Au crépuscule de sa vie, Audiard se révèle selon Jacques Deray lui-même, moins cassant que lors de ses premiers films, davantage à l’écoute, manipulant toujours l’humour, mais toujours selon Deray, gardant sa tristesse pour lui. Humour et mélancolie, on peut ainsi remarquer les clins d’œil qu’Audiard se lance parfois à lui-même et à sa carrière au détour d’une scène, par exemple dans une des toutes  premières, quand Elizabeth Depardieu lance la réplique en parlant de son défunt mari : «  On aurait cru qu’avoir du t
alent le dérangeait. Alors il se gaspillait et se moquait de lui-même. »

Le tournage d’On ne meurt que deux fois se déroule à Cabourg et en studio, à Boulogne Billancourt. La personnalité de Michel Serrault marque le plateau. Il s’est totalement investi dans le rôle de Staniland. Il joue chaque prise d’une façon différente. Il réprimande le jeune Xavier Deluc dans la scène où il se fait tabasser par lui, lui reprochant de ne pas savoir réprimer sa force. Il pique une colère quand il découvre un photographe sur le plateau. Bref Michel Serrault fascine l’équipe. Pour le rôle du barman Jacques Deray avait pensé faire appel à Jean Reno alors peu connu, mais se rabattra sur Jean Pierre Bacri, lui aussi débutant et que beaucoup remarqueront pour la première fois.

On retiendra surtout de On ne meurt que deux fois qu'il est le dernier film dont les dialogues ont été écrits par Michel Audiard, malade et décédé trois mois avant sa sortie en salles. Mais il aurait eu le temps de voir le film qu'il aurait jugé comme étant son meilleur. ...

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8
Incertitudes

Le corps d'un ancien musicien célèbre adepte de guêtres de luxe est retrouvé à côté d'une voie de chemin de fer. La police enquête... Film noir tout à fait respectable avec un Serrault campant son rôle avec une excellence qui lui est coutumière, une Charlotte Rampling ...

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7
The_Dude

Étude en glauque

Et il paraît, d’après le supplément du DVD, que Michel Audiard ne souhaitait pas que Charlotte Rampling devînt la Barbara Falck de On ne meurt que deux fois, sous le prétexte singulier que son accent aurait pu détonner et moins bien dire la rosserie des mots du dialoguiste ...

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Impétueux
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