Bande Annonce de UN AMERICAIN A PARISDécouvrez la bande Annonce de UN AMERICAIN A PARIS sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/731/fond/731_w_500.jpg
Vincente Minnelli
Gene KellyGeorges GuetaryLeslie CaronNina FochOscar LevantEugene BordenGeorge DavisJohn EldridgeAnna Q. NilssonMadge Blake

UN AMERICAIN A PARIS

109 mn

Note de SensCritique :

7 / 10
voir la bande annonce

Réalisateur : Vincente Minnelli.

Casting : Gene Kelly, Georges Guetary, Leslie Caron, Nina Foch, Oscar Levant, Eugene Borden, George Davis, John Eldridge, Anna Q. Nilsson. Madge Blake

Synopsis : Dans les années 50 à Paris, Henri Baurel, une vedette de music-hall, Adam Cook, un pianiste, et Jerry Mulligan, un peintre américain fauché se rencontrent à la terrasse d’un café. Jerry a du mal à vivre de son art. Jusqu’à ce qu’une milliardaire qui a découvert ses peintures dans la rue, tombe amoureuse de lui. Mais Jerry de son côté est secrètement amoureux de Lise, la fiancée de son ami Henri.

Scénario : Alan Jay Lerner.
Musique : Georges Gershwin, Saul Chaplin.
Pays : Etats-Unis d'Amérique
Tags : Comédie, Mélodies en images, Piano Piano, Grands Maîtres et peintres du dimanche, Ainsi Pont Pont Pont, Alors on danse, Des exilés, Regards sur l'immigration, La Ville lumière, Déracinés, Comédies musicales.

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
voir ce film

Souvent les films naissent de curieuse façon, même les classiques, comme Un Américain à Paris qui reçoit l’Oscar du meilleur film en 1951. A l’origine, un studio, la Metro Goldwyn Mayer, un producteur Arthur Freed qui y dirige le département de la comédie musicale, et une conversation tardive, un soir entre lui et Ira Gershwin. A deux heures du matin, Freed fait l’acquisition – coûteuse – des chansons de George Gershwin. « Je n’avais aucune idée précise de ce que je voulais faire, écrira Freed, sinon utiliser les compositions de Gershwin, le titre Un Américain à Paris et faire un ballet autour ce thème. »

De multiples talents vont donner vie à ses idées, ou plutôt à ces absences d’idées. En vrac le scénariste Alan Jay Lerner qui doit organiser les morceaux et trouver une histoire si possible cohérente d’un citoyen américain traînant Paris. Le musicien Saul Chaplin qui, lui, doit aménager discrètement le morceau de Gershwin. Celui-ci dure 12 minutes, mais comme les britanniques et Michael Powell viennent de sortir un film Les Chaussons rouges qui s’achève par un ballet de 16 minutes et que la MGM ne peut pas faire moins, il faut rallonger en subtilité la partition de Gershwin afin qu’elle dépasse les 17 minutes.

Il y a également Gene Kelly dont la présence s’impose tant son art du ballet est grand. Il y a surtout derrière la caméra Vincente Minnelli. Minnelli a travaillé jadis avec les frères Gershwin, et il trouve - dira-t-il - dans le projet, l’occasion d’illustrer toutes les influences qu’il avait essayé d’exprimer dans les années quarante… Vient en témoigner le ballet final, un chef d’œuvre, qui lui est redevable, certes à lui, mais aussi énormément à Gene Kelly, ainsi qu’au décorateur Preston Ames qui travaille sur des milliers de photos pour aboutir au résultat que vous allez voir.

L’apothéose d’Un Américain à Paris se situe bien sûr dans ballet final qui nécessite la consultation de dizaines et de dizaines de tableaux. « Nous avons essayé de dégager le style de chaque artiste, et cherché un style correspondant dans les fragments de la partition de Gershwin , des cuivres pour Toulouse-Lautrec, un passage syncopé pour Raoul Dufy » explique Gene Kelly. Y sont ainsi honorés Renoir avec Le Marché aux fleurs, Utrillo avec Montmartre, le douanier Rousseau avec le jardin des plantes, ou encore Van Gogh et l’opéra.

Pourtant ce ballet que vous venez de voir, faillit ne jamais avoir lieu. Car le tournage d’Un Américain à Paris qui démarre le 1er aout 1950 devient long et coûteux. Arrivé presque à son terme, vers l’automne,  la totalité du budget a été consommée alors que le fameux ballet n’a pas été tourné. Il faut demander une rallonge pour ne pas dire plus, car la séquence va coûter à elle seule plus d’un demi-million de dollars tout de même, soit un cinquième du budget total. Le tournage d’Un Américain à Paris est suspendu le temps que Gene Kelly répète en détails avec ses danseurs. Et que Minnelli tourne en 22 jours un autre film, Allons donc papa ! avec Spencer Tracy, la suite d’un de ses précédents succès, Le Père de la mariée.

Vous l’avez peut être remarqué – ou pas -, à l’exception de deux trois raccords documentaires, aucune scène du film n’a été tourné à Paris, alors que c’était pourtant l’intention initiale de Minnelli, en tout cas pour le ballet final. Refus de la MGM ! Car l’équipe aurait dû se déplacer en France en plein hiver, y tourner en extérieurs avec tous les problèmes de climat que l’on imagine, et surtout  les risques sur la bande son. On se rabat donc sur le studio, en compensant la déception par un travail de reconstitution très minutieux orchestré par le décorateur Preston Ames qui a séjourné à Paris après la guerre. Pour le folklore, traîne sur le plateau un vague conseiller, un officier de l’armée française qui a combattu sur la ligne Maginot. Il est engagé comme garant de l’authenticité des détails, mais les affrontements se multiplient avec Minnelli qui lui aussi connaît Paris.

N’oublions pas non plus les Français de la distribution. George Guétary tout d’abord. Le rôle de Henri aurait du être attribué à Maurice Chevalier qui refuse d’interpréter le cocu de l’histoire. La MGM pense également à Yves Montand dont l’étoile monte alors, jusqu’à ce que le studio découvre ses sympathies procommunistes du moment. C’est finalement George Guétary qui est retenu, davantage vedette de la scène que de l’écran en France. Et puis il y a Leslie Caron. Une comédienne française était indispensable pour le rôle de Lise. Pendant la préparation du film, Freed et Minnelli demandent des idées à Gene Kelly qui travaille alors à Londres. Celui-ci se souvient d’une danseuse remarquée dans un ballet de Roland Petit intitulé le sphinx et il lui fait faire un bout d’essai. Le résultat impressionne. « Plus nous la contemplions, rapporte Minnelli, plus sa beauté s’imposait. Et en plus elle savait danser. » C’est donc à 17 ans à peine que Leslie Caron démarre à Hollywood une carrière internationale.

Un Oscar ! Un Oscar !

Pour commencer il faut reconnaître que le film à de la gueule. Décors de Cedric Gibbons, parfaits comme toujours, mise en scène brillante de Vincente Minnelli, musique énorme de George Gershwin, numéros musicaux souvent très réussis, surtout quand Gene Kelly s'en mêle, ...

Lire la suite
8
Torpenn

Chantons sur Levant

Il n'y a pas si longtemps, j'aurais honni ce film. Un acteur principal soit disant peintre qui ne fait que danser et chanter, un Paris idéalisé et stéréotypé, une romance à 2 balles omniprésente, un surjeu massif, une actrice tâcheronne, des décors en carton kitch au delà ...

Lire la suite
7
drélium

S'marvellous !

Implanté dans un Paris fantasmé par les Américains, et évidemment à Montmartre le quartier des artistes, le film bénéficie de toutes les qualités techniques pour être apprécié : des décors à couper le souffle, des chorégraphies impeccables signées le génie Gene ...

Lire la suite
8
davidbobo
A voir également
Affiche du film FATALE

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film CHANTONS SOUS LA PLUIE

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film BRIGADOON

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film VICKY CRISTINA BARCELONA

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
FilmoTV vous recommande
Affiche du film COMME DES BETES

à partir de

4.99
 
Affiche du film THE WAVE

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film DANS L OMBRE DE TEDDY RINER

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film AMERICAN NIGHTMARE 3 : ELECTIONS

à partir de

4.99
 
Affiche du film INSAISISSABLES 2

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film LA TORTUE ROUGE

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés