LA TRAVERSÉE DE PARIS

À partir de 2.99 €
Pour le "Monsieur Jambier 45 rue Poliveau, ce sera 1000 francs !"
Drame - 1956 - France|Italie - 80 MIN - VF - Tous publics
Paris, 1942. Ancien chauffeur de taxi au chômage, Marcel Martin transporte des valises remplies de viande de porc pour le marché noir. Seul depuis l’arrestation de son habituel complice, il propose à un inconnu de l’accompagner. L’inconnu se nomme Grandgil, c’est un artiste peintre qui ne se laisse pas faire, qui refuse la médiocrité ambiante et qui s’oppose souvent à Martin. Entre la rue Poliveau et la rue Lepic, sur les trottoirs parisiens, dans les cafés, derrière les portes cochères et même à la Kommandantur, Martin et Grandgil vont traverser Paris et passer une nuit... inoubliable.

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Les avis sur Sens Critique
Laurent Bourdon
Laurent Bourdon
CHRONIQUEUR

Ecrivain, dramaturge et nouvelliste bourguignon né au tout début du 20e siècle, Marcel Aymé fit paraître en 1947 le Vin de Paris, un recueil de huit nouvelles ayant pour thème le Paris de l’Occupation allemande. Parmi ces nouvelles, la Grâce, que Pierre Tchernia adaptera pour la télévision en 1979, et Traversée de Paris, que Claude Autant-Lara portera à l’écran en 1956, avec Jean Gabin et Bourvil.

A cette époque, Gabin ne cessait de tourner – 13 films en trois ans – et non des moindres : Touchez pas au grisbi, French Cancan ou encore Voici le temps des assassins. C’est sa première rencontre avec le cinéaste, qu’il retrouvera deux ans plus tard pour En cas de malheur. C’est aussi sa première rencontre avec Bourvil, qu’il retrouvera, deux ans plus tard également, dans les Misérables de Jean-Paul Le Chanois, lui en Jean Valjean, Bourvil en Thénardier. A deux autres reprises Claude Autant-Lara dirigera Bourvil, d’abord en 1959 avec la Jument verte (autre nouvelle de Marcel Aymé) puis en 1963 avec le Magot de Josefa.

Voici donc la Traversée de Paris, prix du syndicat de la critique, Coupe Volpi du meilleur acteur pour Bourvil à la biennale de Venise 1956 et dont François Truffaut, encore critique et habituel pourfendeur du cinéma d’Autant-Lara, dira le plus grand bien en septembre 1956 dans les colonnes du magazine Arts : « Vingt ans après avoir débuté dans la mise en scène, Claude Autant-Lara a enfin trouvé sa vraie voie », assure-t-il, qualifiant même son aîné de "Ionesco du cinéma".  

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