BE BAD !

À partir de 2.99 €
Comédie - 2010 - Etats-Unis - 90 MIN - VF - Tous publics
Nick Twisp et Sheeni Saunders ont tout pour former un couple parfait : encore au lycée, ils sont tous les deux sexys, cultivés, de sensibilité proche, et parias au sein de leur famille bizarres (intégriste pour l'une, recomposée pour l'autre). Surtout, ils adorent la culture française, avec une prédilection pour les années 60 : Jean-Paul Belmondo, Albert Camus, Serge Gainsbourg... Mais malgré leur snobisme au diapason, Twisp manque de courage et n'ose pas affronter la belle et effrontée Sheeni. Pour s'en donner, il va donc s'inventer un double, maléfique et moustachu, appelé François Dillinger, prêt à tout pour arriver à ses objectifs.

Réalisé par

5.5 / 10
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Les avis surSens Critique
Jacky Goldberg
Jacky Goldberg
CHRONIQUEUR
En une poignée de films, Michael Cera, qui joue le rôle principal de Be Bad, s'est fait plus qu'une réputation : il est devenu un genre à lui tout seul. Comme Julia Robert, Nicole Kidman, ou Tom Cruise – à ceci près que le jeune acteur, né en 1988 au Canada, a 25 ans de moins qu'eux – Michael Cera, par son charisme et son génie comique, force en effet les réalisateurs avec qui il travaille à modeler leur film en fonction de sa personnalité. En regardant SuperGrave, Juno, Une nuit à New-York, Scott Pilgrim ou Be badon se rend compte que tous ces films suivent peu ou prou le même programme. De quel programme s'agit-il exactement ? Eh bien en deux mots des turpitudes sexuelles d'un adolescent américain plus intelligent que la moyenne, mais aussi plus fluet, plus timide et accessoirement plus drôle. Il préférera ainsi toujours séduire avec les armes du geek (à savoir de bonnes vannes ou de bons mp3) plutôt que par celles du beau gosse. En somme, le Cera movie, c'est un peu comme si les préoccupations d'American Pie rencontraient la grâce d'Antoine Doisnel, le personnage récurrent de François Truffaut interprété par Jean-Pierre Léaud.

De France et de Nouvelle vague il est justement question dans Be Bad, a.k.a. Youth in Revolt (jeunesse en rébellion, en V.O.). Nick Twisp, le personnage joué par Michael Cera est en effet amoureux d'une fille qui, comme lui, est cultivée, sensible, roublarde et mise au ban de sa famille intégriste et ultra-conservatrice. Tous les deux adorent la culture française, en particulier celle des années 60 : Jean-Paul Belmondo, Albert Camus, Serge Gainsbourg, etc... Un petit vent de St Germain des Prés souffle sur ce couple potentiellement parfait, mais plombé par une tare : Twisp est un timide maladif. Il va donc devoir, pour séduire sa belle, se créer un double maléfique et moustachu, appelé François Dillinger (un peu à la manière d'Edward Norton dans Fight Club) qui va provoquer des catastrophes en chaîne...

Le film est très référencé, puisque, outre les emprunts à la culture française que nous venons d'évoquer, le nom de Dillinger est celui de ce célèbre gangster qui a vécu dans les années 30 durant la Grande Crise, et à qui Michael Mann a rendu hommage en 2009 dans son film Public Enemies. Une telle démonstration de bon goût – dont les mauvaises langues pourrait dire que c'est comme la confiture : moins on en a, plus on l'étale – n'a rien de surprenant de la part du réalisateur Miguel Arteta, pur produit du cinéma indépendant, ou cinéma Sundance, dont Be Bad est le 5e film. Avant cela, il avait réalisé Chuck and Buck en 2001 et surtout The Good Girl en 2002, une comédie doux-amère avec Jennifer Aniston sur les difficultés d'une jeune femme à se libérer du poids des conventions sociales. Le sujet du déterminisme semble ainsi particulièrement intéresser Arteta, puisqu'il est au coeur de Be Bad, sous un angle des plus désopilants.

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