Bande Annonce de BE BAD !Découvrez la bande Annonce de BE BAD ! sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/2242/fond/2242_w_500.jpg
Miguel Arteta
Michael CeraPortia DoubledayAri GraynorJustin LongRay LiottaSteve BuscemiZack Galifianakis

BE BAD !

86 mn

Note de SensCritique :

5.5 / 10
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Réalisateur : Miguel Arteta.

Casting : Michael Cera, Portia Doubleday, Ari Graynor, Justin Long, Ray Liotta, Steve Buscemi. Zack Galifianakis

Synopsis : Nick Twisp et Sheeni Saunders ont tout pour former un couple parfait : encore au lycée, ils sont tous les deux sexys, cultivés, de sensibilité proche, et parias au sein de leur famille bizarres (intégriste pour l'une, recomposée pour l'autre). Surtout, ils adorent la culture française, avec une prédilection pour les années 60 : Jean-Paul Belmondo, Albert Camus, Serge Gainsbourg... Mais malgré leur snobisme au diapason, Twisp manque de courage et n'ose pas affronter la belle et effrontée Sheeni. Pour s'en donner, il va donc s'inventer un double, maléfique et moustachu, appelé François Dillinger, prêt à tout pour arriver à ses objectifs.

Scénario : Gustin Nash.
Musique : John Swihart.
Pays : Etats-Unis d'Amérique
Tags : Comédie, Délires à l'américaine, A l'adolescence, Moi et moi, Opération Noël, On fait des bêtises, Rire en duo.

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En une poignée de films, Michael Cera, qui joue le rôle principal de Be Bad, s'est fait plus qu'une réputation : il est devenu un genre à lui tout seul. Comme Julia Robert, Nicole Kidman, ou Tom Cruise – à ceci près que le jeune acteur, né en 1988 au Canada, a 25 ans de moins qu'eux – Michael Cera, par son charisme et son génie comique, force en effet les réalisateurs avec qui il travaille à modeler leur film en fonction de sa personnalité. En regardant SuperGrave, Juno, Une nuit à New-York, Scott Pilgrim ou Be badon se rend compte que tous ces films suivent peu ou prou le même programme. De quel programme s'agit-il exactement ? Eh bien en deux mots des turpitudes sexuelles d'un adolescent américain plus intelligent que la moyenne, mais aussi plus fluet, plus timide et accessoirement plus drôle. Il préférera ainsi toujours séduire avec les armes du geek (à savoir de bonnes vannes ou de bons mp3) plutôt que par celles du beau gosse. En somme, le Cera movie, c'est un peu comme si les préoccupations d'American Pie rencontraient la grâce d'Antoine Doisnel, le personnage récurrent de François Truffaut interprété par Jean-Pierre Léaud.

De France et de Nouvelle vague il est justement question dans Be Bad, a.k.a. Youth in Revolt (jeunesse en rébellion, en V.O.). Nick Twisp, le personnage joué par Michael Cera est en effet amoureux d'une fille qui, comme lui, est cultivée, sensible, roublarde et mise au ban de sa famille intégriste et ultra-conservatrice. Tous les deux adorent la culture française, en particulier celle des années 60 : Jean-Paul Belmondo, Albert Camus, Serge Gainsbourg, etc... Un petit vent de St Germain des Prés souffle sur ce couple potentiellement parfait, mais plombé par une tare : Twisp est un timide maladif. Il va donc devoir, pour séduire sa belle, se créer un double maléfique et moustachu, appelé François Dillinger (un peu à la manière d'Edward Norton dans Fight Club) qui va provoquer des catastrophes en chaîne...

Le film est très référencé, puisque, outre les emprunts à la culture française que nous venons d'évoquer, le nom de Dillinger est celui de ce célèbre gangster qui a vécu dans les années 30 durant la Grande Crise, et à qui Michael Mann a rendu hommage en 2009 dans son film Public Enemies. Une telle démonstration de bon goût – dont les mauvaises langues pourrait dire que c'est comme la confiture : moins on en a, plus on l'étale – n'a rien de surprenant de la part du réalisateur Miguel Arteta, pur produit du cinéma indépendant, ou cinéma Sundance, dont Be Bad est le 5e film. Avant cela, il avait réalisé Chuck and Buck en 2001 et surtout The Good Girl en 2002, une comédie doux-amère avec Jennifer Aniston sur les difficultés d'une jeune femme à se libérer du poids des conventions sociales. Le sujet du déterminisme semble ainsi particulièrement intéresser Arteta, puisqu'il est au coeur de Be Bad, sous un angle des plus désopilants.

Dans la nouvelle comédie américaine des années 2000, dominée par Judd Apatow, Michael Cera tient une place prépondérante. Nous disions en introduction qu'il était devenu un genre à lui tout seul et faisions un parallèle avec Jean-Pierre Léaud. Dans des films au comique souvent plus délicat qu'il n'y paraît, marqués par un certaine sentimentalité, Cera a su se construire un personnage récurrent, qu'on prend plaisir à voir grandir, et dont on suit les aventures avec la même tendresse que s'il s'agissait d'un membre de sa propre famille. Comme Antoine Doisnel, il est devenu une sorte de petit cousin qu'on aime à revoir régulièrement pour s'enquérir de sa fortune.

Cette complicité avec l'un des acteurs les plus attachants de sa génération a commencé en 2001 avec la série Arrested Development, où il fut pendant 3 saisons George Michael Bluth, le fils lunaire mais à peu près sain d'esprit d'une famille de tarés. Lointain parent d’un Woody Allen moins bavard, ou héritier postmoderne des adolescents nerd de John Hughes, ce corps malingre a toujours dessiné un embarras rentré, comme une gêne à exister qui finit par se transformer en schizophrénie dans Be Bad. Pour ceux qui s'intéressent de près à sa carrière, le film, tout en répétant certains motifs connus, fait ainsi figure de jalon. Ce qui était jusqu'alors latent chez lui s'y révèle au grand jour. Sa droiture et et sa maladresse naturelles se fissurent ici, laissant apparaître un monstre de coolitude, qui est ce vers quoi Cera tendait sans s'y adonner complètement. Le roi se retrouve nu, ses gimmicks à découvert, et c'est ce vent de panique qui crée le comique si particulier du film, à la fois mélancolique et déluré.

Enfin, Be Bad tire une bonne partie de son intérêt, de son casting convoquant un tas d'acteurs aussi discrets qu'adorés pour les rôles secondaires. Vous avez ainsi peut-être reconnu Zach Galifianakis, ce barbu complètement taré maniant l'absurde et la grossièreté, célèbre depuis son rôle dans Very Bad Trip. On retrouve aussi Justin Long, dans le rôle du grand frère drogué, figure rare mais essentielle de la comédie américaine, qu'on retrouve dans DodgeBall, La Rupture ou Zach et Miri font un porno. Surtout, on prend un immense plaisir à voir Steve Buscemi, l'acteur fétiche des frères Coen et de Michael Bay (eh oui), dont l'étrange visage et le corps squelettique ne laissent jamais de surprendre, ainsi que Ray Liotta, qui après ses débuts fracassants dans Les Affranchis de Martin Scorsese a peu à peu sombré dans l'enfer des séries B hollywoodiennes. On est pour notre part toujours heureux d'apercevoir son visage fracassé, surtout dans un contre-emploi comique. Citons enfin M. Emmett Walsh, vieil acteur de caractère qui joue ici le père de Sheeni Saunders. Compagnon de route du Nouvel Hollywood, on se souvient qu'il avait joué le terrifiant shérif dans le premier film des frères Coen, Blood Simple. Inoubliable gueule cassée et éternel outsider, il est à l'image de ce film une véritable madeleine de Proust.

Version ado(lcorée)

Plus j'y pense, plus je me dis que Youth in Revolt est une tentative de transposition d'Eternal Sunshine of the Spotless Mind en version adolescente. Une tentative plutôt réussie, qui en fait un très chouette teen movie. Pour peu que l'on soit client, on n'est pas loin de penser ...

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7
Clément

Now give me 25 cts Carlotta

François Dillinger, double maléfique français et moustachu de Nick, est sûrement le meilleur rôle que Michael Cera a eu jusqu'à maintenant. Pantalons blancs, Jean-Paul Belmondo et pugnacité adolescente : l'anti-Nick & Norah's Infinite Playlist par excellence (ce qui est ...

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8
Elise

Dillinger escape plan

Sûrement un des meilleurs teen movies que j'ai pu voir ces dernières années. Toute la sauce y est, le gentil coincé, la fille nerdy, le beau gosse irritant, et les conneries invraisemblables. Et Michael Cera. ENCORE. Sauf que cette fois-ci, il est sans doute à son apogée, ...

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8
Trem_r
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