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Olivia Neergaard-Holm
David Lynch

DAVID LYNCH : THE ART LIFE

88 mn

Note de SensCritique :

6.6 / 10
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Réalisateur : Olivia Neergaard-Holm, Jon Nguyen, Rick Tyler Barnes.

Casting : David Lynch

Synopsis : Portrait du cinéaste en artiste-peintre, créant des toiles dans son atelier californien. En voix off, David Lynch raconte son enfance dans plusieurs villes d’Amérique, son éveil à l’art plastique. Et comment il a rêvé d’une «toile avec du son et qui bouge» et est passé au cinéma, sans jamais abandonner la peinture. 

Musique : Jonatan Bengta.
Tags : Dublin International Film Festival, São Paulo International Film Festival, VENICE FILM FESTIVAL.

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C’est un documentaire singulier sur un homme singulier. Un film tourné sur plusieurs années entre 2013 et 2015 et qui nous montre le réalisateur David Lynch, aux abords de ses 70 ans (il est né en 1946), dans son atelier californien : il y peint, y dessine, y ponce, y découpe et joue aussi avec sa fille, sa dernière-née, âgée de deux ou trois ans. En voix off, Lynch raconte son enfance heureuse et nomade, entre ses parents, son frère et sa sœur. Après Missoula dans le Montana, la famille déménage souvent dans des petites villes des Etats de l’Idaho et de Washington, dont on comprend vite qu’elles ressemblent à celles qu’il filmera plus tard, notamment dans Blue Velvet et Twin Peaks.

Mais le cœur de ce documentaire passionnant, c’est la peinture et l’art plastique, qui deviennent vite sa passion à l’adolescence, passion à laquelle il s’adonne sans relâche dès l’âge de 15 ans, alors qu’il vit à Boston, et étudie ensuite à l’Ecole des Beaux-Arts de Philadelphie. Quelques anecdotes - dont certaines très étranges comme l’irruption d’une femme nue alors qu’il jouait, enfant, avec son frère devant la maison familiale ou l’effet d’un pétard sur le jeune David en train de conduire et se focalisant sur la ligne discontinue de la route - font naître dans nos souvenirs de spectateurs de son œuvre filmée, des images fortes entrevues et jamais oubliées. Des photos et des films de familles, inestimables documents personnels confiés par Lynch aux trois réalisateurs du documentaire, viennent compléter le montage, très beau, très contemplatif.

Ce voyage dans la tête de Lynch nous permet d’appréhender son rapport à l’art en général, sa découverte qu’une toile qui bouge et émet du son serait le Graal absolu. C’est ainsi qu’il a tourné des courts métrages expérimentaux et son premier long, Eraserhead. Au fond, David Lynch, toute sa vie, n’a jamais cessé de peindre, que ce soit avec un pinceau ou une caméra.

La plupart des réalisateurs, même ceux qui souhaitent se démarquer d’un certain cinéma, ont en tête les films qu’ils ont vu dans leur enfance ou leur adolescence. Peu d’entre eux évoquent autre chose dans leur inspiration qu’une cinéphilie, quelle qu’elle soit. Ils y ajoutent parfois, comme le britannique Peter Greenaway, lui aussi réalisateur très à part, un rapport certain à la peinture ou à l’architecture. Le septième art fait souvent figure de grand ogre, se nourrissant des œuvres cinématographiques passées, comme si aucun film n’était jamais complétement vierge de ceux qui l’ont précédé.

Avec David Lynch, depuis toujours, l’inspiration qui préside à son cinéma semble venir d’ailleurs. C’est ce que démontre avec maestria le documentaire David Lynch : The Art Life. Le premier personnage qu’il a jeté sur un écran, le Henri de Eraserhead, ressemble furieusement, avec son imposante touffe de cheveux dressés, à un autoportrait du peintre belge Léon Spilliaert, peint dans la première partie du XXe siècle. Et le «bébé» informe, ou la dame du radiateur, semblent directement sorties des propres toiles de Lynch. Le reste tient du rêve ou du cauchemar, et, comme on le voit dans David Lynch : The Art Life, aussi de ses souvenirs d’enfance ou de ce qu’il en a fait dans sa mémoire. 

Quant aux décors, même si le film a été tourné dans les caves et entrepôts désaffectés de l’American Film Institute de Washington, ils évoquent fortement la vision que Lynch a gardé de Philadelphie dans la deuxième moitié des années 1960, cette ville qu’il qualifie de bizarre, «entre rêve et cauchemar», mais où, malgré une peur tenace, il a adoré vivre. La seule référence cinématographique émergeant à la vision des films de David Lynch est que cet homme-là, à l’instar du personnage de peintre incarné par Robert Le Vigan, dans Quai des Brumes (et dialogué par Jacques Prévert), peint «les choses derrière les choses».

The air is on fire

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