L'EXORCISTE 2 : L'HÉRÉTIQUE

Parce que le film inspira le serial killer Jeffrey Dahmer, 17 meutres à son actif
Fantastique / Horreur - 1978 - Etats-Unis d'Amérique - 112 MIN - VF - HD - interdit aux moins de 12 ans
Le Père Lamont est mandaté pour résoudre l’énigme de la mort du célèbre Père Merrin survenu en plein exorcisme de la jeune Regan. Il demande appui à la psychanalyste qui accompagne aujourd’hui Regan dans son lent processus de sortie de trauma. Grâce à des procédés d’hypnose d’un genre nouveau, Lamont va réussir à accompagner Regan dans le plus profond de ses souvenirs...

Réalisé par

4.4 / 10
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Les avis surSens Critique
Christophe Lemaire
Christophe Lemaire
CHRONIQUEUR

A l ‘Epoque de sa sortie en 1973, l’Exorciste de William Friedkin bat des records au box-office mondial tout en devenant à l’unanimité générale « le film le plus effrayant de tous les temps ». La Warner, firme productrice, ne met pas loin de cinq ans pour engranger cette suite confiée au cinéaste anglais John Boorman, plus réputé pour son Délivrance, survival sur fond de nature déviante que pour son Zardoz, essai science fictionnesque particulièrement intello qui dérouta le public.  

En acceptant cette commande, Boorman continue de plus belle dans son trip spiritualiste et symbolique plutôt qu’horiffiquo-gore. Toujours est-il que l’on retrouve la petite Regan, toujours interprété par Linda Blair et toujours en aussi mauvaise forme. Suivie par une psychothérapeute qui pense que sa soi-disant possession est d’ordre psychologique, Regan a son esprit toujours sous le contrôle du malin. Du moins ce que croit mordicus le père Lamont qui, persuadé que l’âme de l’ado est régulièrement bafouée par Pazuzu, un démon éthopien, se met tête d’entrer en contact avec cette entité pour guérir définitivement la petite possédée.  

Boorman laisse donc les effets granguignolesques au vestiaire en zappant les têtes qui tournent, les séquences de lévitation et les jets de vomis verdâtres. Le naturalisme horrifique du film original laissant la place ici à la spiritualité et au symbolisme via d’étonnantes séquences dont une attaque de sauterelles en vues subjective porté par une magnifique partition tribale d’Ennio Morricone et une séquence d’hypnose ou l’âme de Regan entre en décorporation diabolique.    

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