LA GRANDE BELLEZZA

2013
135 mn
À la carte à partir de 2.99 € | -50% pour les abonnés

2013
135 mn
Parce que le film salue à la fois Louis Ferdinand Céline et Ettore Scola
Rome dans la splendeur de l’été. Les touristes se pressent sur le Janicule : un Japonais s’effondre foudroyé par tant de beauté. Jep Gambardella – un bel homme au charme irrésistible malgré les premiers signes de la vieillesse – jouit des mondanités de la ville. Il est de toutes les soirées et de toutes les fêtes, son esprit fait merveille et sa compagnie recherchée...
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Comédie
France | Italie
Tous publics
VM - HD

1 min avant
2 min après
Les avis sens critique
Les + de filmo

On n'avait pas vu depuis des lustres une séquence aussi folle que celle qui ouvre ce film : cette fête grandiose et ridicule, enivrante et décadente, où des bimbos, des freaks de la jet set, des zombies dans des costumes hors de prix dansent jusqu'à l'oubli. La fête et le néant.  Rome est hystérique, Rome morte. Rome ville fermée sur son nombril et seulement éclairée par les nuits blanches de Jep Gambardella, l’auteur d’un seul roman, écrivain qui n'écrit plus, chroniqueur mondain, incarné par le grand Toni Servillo.

La grande bellezza est un opéra funèbre et grotesque, l'Italie d'hier qui regarde consternée celle d'aujourd'hui, et celle d'aujourd'hui, celle de Berlusconi qui a la mélancolie de la beauté d'hier. La mise en scène de Sorrentino est un feu d'artifice : avec des travellings avant, arrière, latéraux, des plongées et des contre-plongées folles, sa caméra colle aux personnages, elle vole au dessus des églises, rejoint le ciel, redescend sur cette terrasse où Jep et ses amis ressemblent aux intellectuels amers de La terrasse d'Etore Scola.  Quand le mouvement s’arrête, c'est pour croiser, la nuit, sur un escalier, une grande actrice française, notre Magnani à nous, ou pour contempler, avec tendresse et respect, la grande bellezza de la vie et de l'Italie : ces palais romains, immenses et silencieux, où Jep pénètre, une nuit, guidé par un jeune homme qui, dans une mallette, semble détenir les clés du paradis.

On est éberlué par tant de dérision et de beauté mêlées. Bien sûr on pense à Fellini, à la Dolce Vita, mais Sorrentino ne croit plus aux miracles de la même façon que le Maestro : la dernière rencontre de Jep, une religieuse, une sainte, qui pourrait sembler grotesque, apporte, finalement, un pur moment de béatitude. Le profane et le spirituel : in fine, ce film sompteux les marie, montrant que l'Italie et le cinéma italien, même corrompu, a toujours le sens de l'éternité. 

 
Dans le même genre vous pouvez trouver LA DOLCE VITA DE FEDERICO FELLINI (Rome, la fontaine de Trevi, et Marcello Mastroianni en chroniqueur mondain brillant et désabusé, fasciné par Anita Ekberg. Ne jamais avoir vu ce classique absolu, c'est comme ne jamais avoir goûté un vrai capuccino !) ou encore LA TERRASSE D'ETTORE SCOLA (Des amis de longue date, appartenant à la gauche culturelle, se retrouvent sur la vaste terrasse romaine de l'un d'entre eux. La caméra se promène et surprend des conversations... amères. Qu'est donc devenue l'Italie ? Grand film mise au point avec tous les plus grands acteurs italiens des années 70/80.).

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