Bande Annonce de LA GRANDE BELLEZZADécouvrez la bande Annonce de LA GRANDE BELLEZZA sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/5144/fond/5144_w_500.jpg
Paolo Sorrentino
Carlo VerdoneSabrina FerilliToni ServilloCarlo BuccirossoFranco GraziosiGalatea RanziGiorgio PasottiIaia ForteMassimo PopolizioPamela VilloresiSerena GrandiSonia Gessner

LA GRANDE BELLEZZA

135 mn

Note de SensCritique :

7.7 / 10
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Réalisateur : Paolo Sorrentino.

Casting : Carlo Verdone, Sabrina Ferilli, Toni Servillo, Carlo Buccirosso, Franco Graziosi, Galatea Ranzi, Giorgio Pasotti, Iaia Forte, Massimo Popolizio, Pamela Villoresi, Serena Grandi. Sonia Gessner

Synopsis : Rome dans la splendeur de l’été. Les touristes se pressent sur le Janicule : un Japonais s’effondre foudroyé par tant de beauté. Jep Gambardella – un bel homme au charme irrésistible malgré les premiers signes de la vieillesse – jouit des mondanités de la ville. Il est de toutes les soirées et de toutes les fêtes, son esprit fait merveille et sa compagnie recherchée. Journaliste à succès, séducteur impénitent, il a écrit dans sa jeunesse un roman qui lui a valu un prix littéraire et une réputation d’écrivain frustré : il cache son désarroi derrière une attitude cynique et désabusée qui l’amène à poser sur le monde un regard d’une amère lucidité.

Scénario : Paolo Sorrentino, Umberto Contarello.
Musique : Lele Marchitelli.
Tags : Plus d'émotion, Ecrivain, AFI FEST.

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On n'avait pas vu depuis des lustres une séquence aussi folle que celle qui ouvre ce film : cette fête grandiose et ridicule, enivrante et décadente, où des bimbos, des freaks de la jet set, des zombies dans des costumes hors de prix dansent jusqu'à l'oubli. La fête et le néant.  Rome est hystérique, Rome morte. Rome ville fermée sur son nombril et seulement éclairée par les nuits blanches de Jep Gambardella, l’auteur d’un seul roman, écrivain qui n'écrit plus, chroniqueur mondain, incarné par le grand Toni Servillo.

La grande bellezza est un opéra funèbre et grotesque, l'Italie d'hier qui regarde consternée celle d'aujourd'hui, et celle d'aujourd'hui, celle de Berlusconi qui a la mélancolie de la beauté d'hier. La mise en scène de Sorrentino est un feu d'artifice : avec des travellings avant, arrière, latéraux, des plongées et des contre-plongées folles, sa caméra colle aux personnages, elle vole au dessus des églises, rejoint le ciel, redescend sur cette terrasse où Jep et ses amis ressemblent aux intellectuels amers de La terrasse d'Etore Scola.  Quand le mouvement s’arrête, c'est pour croiser, la nuit, sur un escalier, une grande actrice française, notre Magnani à nous, ou pour contempler, avec tendresse et respect, la grande bellezza de la vie et de l'Italie : ces palais romains, immenses et silencieux, où Jep pénètre, une nuit, guidé par un jeune homme qui, dans une mallette, semble détenir les clés du paradis.

On est éberlué par tant de dérision et de beauté mêlées. Bien sûr on pense à Fellini, à la Dolce Vita, mais Sorrentino ne croit plus aux miracles de la même façon que le Maestro : la dernière rencontre de Jep, une religieuse, une sainte, qui pourrait sembler grotesque, apporte, finalement, un pur moment de béatitude. Le profane et le spirituel : in fine, ce film sompteux les marie, montrant que l'Italie et le cinéma italien, même corrompu, a toujours le sens de l'éternité. 

Les personnages de Paolo Sorrentino ont toujours une suffisance qui cache la vacuité de leur vie. Chacun des films du cinéaste pourraient avoir comme sous-titre "tragédie d'un homme ridicule", à l'image de l'histoire du vieil usurier, monstrueusement laid, radin et cynique de L'Ami de la famille en 2007. A part Giulio Andreotti, l'homme politique de Il Divo, tous les héros de Sorrentino sont des lâches et des las, qui se réveillent avant qu'il ne soit vraiment trop tard, avant que la honte les tuent définitivement : Antonio Pisapia, Titta Di Girolamo, et Jep Gambardella, tous interprétés par l’habituel complice du réalisateur, Toni Servillo, énorme comédien de la lignée des Vittorio Gassman et Marcello Mastroianni.

Dans L’Uomo in più, L'homme en plus, le premier film du cinéaste en 2001, Antonio Pisapia, un crooner célèbre et arrogant, part à la recherche de son homonyme. Toni Servillo  est déjà là, déjà étonnant en showman dont la silhouette évoque un peu, avec dix ans d'avance, le Sean Penn de This must be the place, ce drôle de rocker qui entamera, lui aussi, un voyage vers la rédemption. Dans le magnifique Les Conséquences de l’amour, Titta Di Girolamo, un quinquagénaire austère et solitaire qui méprise ses contemporains va plonger dans l'amour et la bonté, au risque d’en mourir.

Beaucoup pensèrent que Servillo méritait le prix d'interprétation au festival de Cannes 2005, comme ils le pensèrent à nouveau au festival de Cannes 2012 pour La Grande Bellezza ! Le comédien admire au plus au point le cinéma de Dino Risi, Vittorio De Sica, Francesco Rosi ou Federico Fellini dont il dit :  "Ils ont faits des films que sur le caractère italien, "l'italianité" et son provincialisme. Ils ont évoqué leur pays de façon si profonde que chacun pouvait s'y reconnaître et qu'un échange avec les autres peuples devenait possible." Pas étonnant qu'il soit sur la même longueur d'ondes que Sorrentino, dont tous les héros, même tardivement, cherchent cette grande bellezza italienne. 

Nostalgie du vieux monde

Après avoir revu La Grande Bellezza en DVD, j'ai eu envie de réécrire sur ma critique qui me paraissait un peu chaotique. Probablement écrite sous l'emprise de l'émotion tout juste après avoir vu le film au cinéma. Dès la scène d'introduction, Sorrentino nous présente ...

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10
-Piero-
 
le contexte
  • Egalement interprété par
    Toni Servillo
  • Pas si éloigné
    Des amis de longue date, appartenant à la gauche culturelle, se retrouvent sur la vaste terrasse romaine de l'un d'entre eux. La caméra se promène et surprend des conversations... amères. Qu'est donc devenue l'Italie ? Grand film mise au point avec tous les plus grands acteurs italiens des années 70/80.
  • Egalement realisé par
    Paolo Sorrentino
  • Dans le même genre
    Rome, la fontaine de Trevi, et Marcello Mastroianni en chroniqueur mondain brillant et désabusé, fasciné par Anita Ekberg. Ne jamais avoir vu ce classique absolu, c'est comme ne jamais avoir goûté un vrai capuccino !
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