LE DISCOURS D'UN ROI

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Politique / Histoire - 2011 - Royaume-Uni - 114 MIN - VM - HD - Tous publics

Suite à l’abdication de son frère Edouard VIII, le prince Albert devient, contraint et forcé, le nouveau roi d’Angleterre, le roi George VI. D’apparence fragile, il est atteint d’un terrible bégaiement qui l’empêche de s’exprimer en public. Grâce à l’indéfectible soutien de sa femme et à l’aide d’un orthophoniste aux méthodes peu conventionnelles, il va tenter de surmonter son handicap pour assumer pleinement son rôle et faire de son empire le premier rempart contre l’Allemagne nazie.

Réalisé par

7.5 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Laurent Bourdon
Laurent Bourdon
CHRONIQUEUR

Le 27 février 2011, cinq mois après sa sortie aux Etats-Unis, Le Discours d’un Roi, de Tom Hooper, fut le grand vainqueur de la 83e cérémonie des Oscars, avec douze nominations et quatre statuettes finalement remportées : meilleur film, meilleur scénario original, meilleur acteur et meilleur réalisateur. Né à Londres en 1972, Tom Hooper travaille d’abord pour la télévision avant de diriger, en 2004, Hilary Swank en magistrate sud-africaine confrontée à l’apartheid et à la torture dans Red Dust. Cinq ans plus tard, en 2009, dans The Damned United, il dressait le portrait d’un entraîneur de foot qui, en 1974, était resté 44 jours, seulement, à la tête de Leeds United, le mythique club de foot anglais.

Pour son troisième long métrage, il va donc s’intéresser à George VI, ce roi bègue surnommé Bertie, qui n’aurait jamais dû monter sur le trône britannique si son frère aîné, Edouard VIII, qui n’avait abdiqué, en décembre 1936, que quelques mois après avoir succédé à son défunt papa, le roi George V, afin de pouvoir épouser Wallis Simpson, une sulfureuse Américaine, déjà deux fois divorcée.

Dans le rôle de George VI, né – comme le cinématographe – en décembre 1895, Tom Hooper fit appel à Paul Bettany, l’assassin de Jean-Pierre Marielle dans Da Vinci Code. Mais celui-ci refusa, laissant sa place à Colin Firth qui, à 50 ans, venait d’incarner un autre George, George Falconer, un professeur de littérature anglaise, homosexuel endeuillé et dépressif dans A Single Man, de Tom Ford, rôle pour lequel il avait obtenu sa première nomination à l’Oscar ainsi que la prestigieuse coupe Volpi de la Mostra de Venise. Avant cela, il avait été Valmont dans Valmont, de Milos Forman, le mari de Kristin Scott-Thomas dans Le Patient anglais, Vermeer dans La Jeune fille à la perle et, bien sûr, le rival de Hugh Grant dans le Journal de Bridget Jones.

Dans le rôle de sa douce épouse, vous reconnaîtrez Helena Bonham Carter, dans celui de sa stricte maman, Claire Bloom – la jeune danseuse recueillie par Calvero, alias Charlie Chaplin, dans Les Feux de la rampe, en 1952 – et dans le rôle de son frère aîné, Guy Pearce, comédien australien d’origine anglaise, sept ans plus jeune que Colin Firth ! L’orthophoniste que sa Gracieuse Majesté va, finalement, se résoudre à consulter, est interprété par l’Australien Geoffrey Rush, par ailleurs terrible capitaine du Black Pearl dans Pirates des Caraïbes.

En 1998, on avait déjà vu Geoffrey Rush et Colin Firth dans Shakespeare in Love de John Madden. Le premier était l’ami du célèbre dramaturge, le second en était le rival ! Cette fois, l’un est roi, l’autre orthophoniste, spécialiste de l’élocution, et leur rencontre va bouleverser leur vie et quelques millions de spectateurs.

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