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Tom Hooper
Andrew HavillColin FirthDerek JacobiGeoffrey RushGuy PearceHelena Bonham CarterRobert PortalClaire BloomEve BestJennifer EhleMichael GambonTimothy Spall

LE DISCOURS D'UN ROI

114 mn

Note de SensCritique :

7.5 / 10
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Réalisateur : Tom Hooper.

Casting : Andrew Havill, Colin Firth, Derek Jacobi, Geoffrey Rush, Guy Pearce, Helena Bonham Carter, Robert Portal, Claire Bloom, Eve Best, Jennifer Ehle, Michael Gambon. Timothy Spall

Synopsis : Suite à l’abdication de son frère Edouard VIII, le prince Albert devient, contraint et forcé, le nouveau roi d’Angleterre, le roi George VI. D’apparence fragile, il est atteint d’un terrible bégaiement qui l’empêche de s’exprimer en public. Grâce à l’indéfectible soutien de sa femme et à l’aide d’un orthophoniste aux méthodes peu conventionnelles, il va tenter de surmonter son handicap pour assumer pleinement son rôle et faire de son empire le premier rempart contre l’Allemagne nazie.

Scénario : David Seidler.
Musique : Alexandre Desplat.
Pays : Royaume-Uni
Tags : Politique / Histoire, Oscars, Biopics royaux, Radio, radiodiffusion, radiophonie, poste, récepte, Toronto International Film Festival, BAFTA Awards, Royaume.

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Le 27 février 2011, cinq mois après sa sortie aux Etats-Unis, Le Discours d’un Roi, de Tom Hooper, fut le grand vainqueur de la 83e cérémonie des Oscars, avec douze nominations et quatre statuettes finalement remportées : meilleur film, meilleur scénario original, meilleur acteur et meilleur réalisateur. Né à Londres en 1972, Tom Hooper travaille d’abord pour la télévision avant de diriger, en 2004, Hilary Swank en magistrate sud-africaine confrontée à l’apartheid et à la torture dans Red Dust. Cinq ans plus tard, en 2009, dans The Damned United, il dressait le portrait d’un entraîneur de foot qui, en 1974, était resté 44 jours, seulement, à la tête de Leeds United, le mythique club de foot anglais.

Pour son troisième long métrage, il va donc s’intéresser à George VI, ce roi bègue surnommé Bertie, qui n’aurait jamais dû monter sur le trône britannique si son frère aîné, Edouard VIII, qui n’avait abdiqué, en décembre 1936, que quelques mois après avoir succédé à son défunt papa, le roi George V, afin de pouvoir épouser Wallis Simpson, une sulfureuse Américaine, déjà deux fois divorcée.

Dans le rôle de George VI, né – comme le cinématographe – en décembre 1895, Tom Hooper fit appel à Paul Bettany, l’assassin de Jean-Pierre Marielle dans Da Vinci Code. Mais celui-ci refusa, laissant sa place à Colin Firth qui, à 50 ans, venait d’incarner un autre George, George Falconer, un professeur de littérature anglaise, homosexuel endeuillé et dépressif dans A Single Man, de Tom Ford, rôle pour lequel il avait obtenu sa première nomination à l’Oscar ainsi que la prestigieuse coupe Volpi de la Mostra de Venise. Avant cela, il avait été Valmont dans Valmont, de Milos Forman, le mari de Kristin Scott-Thomas dans Le Patient anglais, Vermeer dans La Jeune fille à la perle et, bien sûr, le rival de Hugh Grant dans le Journal de Bridget Jones.

Dans le rôle de sa douce épouse, vous reconnaîtrez Helena Bonham Carter, dans celui de sa stricte maman, Claire Bloom – la jeune danseuse recueillie par Calvero, alias Charlie Chaplin, dans Les Feux de la rampe, en 1952 – et dans le rôle de son frère aîné, Guy Pearce, comédien australien d’origine anglaise, sept ans plus jeune que Colin Firth ! L’orthophoniste que sa Gracieuse Majesté va, finalement, se résoudre à consulter, est interprété par l’Australien Geoffrey Rush, par ailleurs terrible capitaine du Black Pearl dans Pirates des Caraïbes.

En 1998, on avait déjà vu Geoffrey Rush et Colin Firth dans Shakespeare in Love de John Madden. Le premier était l’ami du célèbre dramaturge, le second en était le rival ! Cette fois, l’un est roi, l’autre orthophoniste, spécialiste de l’élocution, et leur rencontre va bouleverser leur vie et quelques millions de spectateurs.

Evidemment rangé dans la catégorie dite des « films historiques », Le Discours d’un Roi n’en n’est pas moins, pour le scénariste anglais David Seidler, un film très personnel, ayant été, lui-même, dans son enfance, victime de bégaiement. Né en 1937, il suivit ses parents aux Etats-Unis lorsque l’appartement familial londonien fut détruit par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Se souvenant que le monarque bègue avait été le héros de son enfance, celui qui, en souffrant du même handicap que lui et en s’en étant affranchi, lui avait donné le courage d’en faire autant, il eut l’idée d’en raconter l’histoire, assez peu connue, non sans en demander l’autorisation à la Reine Mère, sa veuve, qui y consentit mais, uniquement, après sa mort, qui advint en mars 2002. Restant l’obéissant sujet de sa très gracieuse majesté, même outre-Atlantique, Seidler attendit donc, et c’est ainsi qu’il devint, à 73 ans passés, le plus vieux scénariste oscarisé !

Curieusement, deux mois avant le début du tournage, qui eut lieu en Angleterre, principalement à Londres, durant l’hiver 2009-2010, le petit fils de Lionel Logue, cet orthophoniste sans diplôme et aux thérapies révolutionnaires, retrouva dans le grenier de la maison familiale, le journal intime de son grand-père. Découverte inespérée, comme le dira plus tard le comédien Geoffrey Rush, l’interprète du rôle : « Quand j’ai lu ce journal intime, dit-il, j’ai mieux compris le fonctionnement de son cerveau et le cheminement mental qui l’amenait à formuler son diagnostic. » Son diagnostic et sa thérapie, entre autres, son étonnante technique des jurons, effectivement employée à l’époque mais qui, si elle sauva le roi, n’en faillit pas moins, et lourdement, pénaliser le film. En effet, la censure américaine jugeant inconvenante la scène durant laquelle le pauvre souverain parvenait, pour une fois, à se libérer de son bégaiement en alignant une suite de jurons relativement gratinés, eu égard, qui plus est, à la royale personne qui les proférait, interdit le film aux moins de 17 ans non accompagnés. Finalement, après avoir donné quelques coups de ciseaux rendant plus châtié le langage du souverain – contre l’avis du réalisateur et de l’interprète principal – l’interdiction ne concerna plus que les moins de 13 ans. Pour info, Le Discours d’un Roi est interdit aux moins de 18 ans en Malaisie, aux moins de 7 ans dans l’helvète canton de Vaud. En France, il est autorisé à tous.

Comme Colin Firth avait déjà joué le rôle d’un bègue, au théâtre puis au cinéma dans Un mois à la campagne, aux côtés de Kenneth Branagh, le comédien britannique Timothy Spall, alias Winston Churchill et, par ailleurs diabolique Peter Pettigrew dans Harry Potter, avait déjà incarné ou, plus exactement, avait déjà prêté sa voix au premier ministre britannique dans Jackboots on Whitehall, un dessin animé satirique s’attaquant à la Seconde Guerre mondiale et distribué, en Angleterre, trois mois plus tôt.

Sorti en France le 2 février 2011, c'est-à-dire le même jour que Rien à déclarer de Dany Boon – presque trois millions d’entrées en première semaine –, Le Discours d’un Roi resta longtemps dans le peloton de tête du box office, remontant même à la troisième place, après la cérémonie des Oscars qui ne furent pas ses uniques récompenses. Loin de là ! Aux Golden Globes : meilleur acteur (pour Colin Firth). Aux BAFTA : meilleur acteur (pour Colin Firth), meilleur film, meilleur scénario original, meilleur acteur dans un second rôle (pour Geoffrey Rush), meilleure actrice dans un second rôle (pour Helena Bonham Carter). Aux British Independent Film Awards : meilleur acteur (pour Colin Firth), meilleur film britannique indépendant, meilleur scénario, meilleur acteur dans un second rôle (pour Geoffrey Rush), meilleure actrice dans un second rôle (pour Helena Bonham Carter). Aux Broadcast Film Critics AssociationAwards : meilleur acteur (pour Colin Firth), meilleur scénario. Aux Chicago Film Critics Association Awards : meilleur acteur (pour Colin Firth). Aux Empire Awards : meilleur acteur (pour Colin Firth). Aux Florida Film Critics Circle Awards : meilleur acteur (pour Colin Firth). Aux Kansas CityFilm Critics Circle Awards : meilleur acteur (pour Colin Firth). Aux London Critics Circle Film Awards : meilleur acteur (pour Colin Firth), meilleur réalisateur. Aux Los Angeles Film Critics Association Awards : meilleur acteur (pour Colin Firth). Aux National Society of Film Critics Awards : meilleur acteur dans unsecond rôle (pour Geoffrey Rush). Aux New York Film Critics Circle Awards : meilleur acteur (pour Colin Firth). Aux Online Film Critics Society Awards : meilleur acteur (pour Colin Firth). Aux PGA Awards : meilleur film. Aux Phoenix Film Critics SocietyAwards : meilleur acteur (pour Colin Firth). Aux Satellite Awards : meilleur acteur (pour Colin Firth). Aux Southeastern Film Critics Association Awards: meilleur acteur (pour Colin Firth), meilleur film, meilleur acteur dans un second rôle (pour Geoffrey Rush). Aux Vancouver Film Critics Circle : meilleur acteur (pour Colin Firth). Aux Washington DC Area Film Critics Association Awards : meilleur acteur (pour Colin Firth).Aux Screen Actors Guild Awards : meilleur acteur (pour Colin Firth)...

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