LE SKYLAB

2011
113 mn
Ce film n’est plus disponible
Juillet 1979, pendant les vacances d’été dans une maison en Bretagne. A l’occasion de l’anniversaire de la grand-mère, oncles, tantes, cousins et cousines sont réunis le temps d’un week-end animé, entre la crainte de l'élection du candidat socialiste à la présidence et celle de la chute d'un station orbitale américaine pouvant se crasher sur l'Ouest de la France...
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Comédie
France
Tous publics
1 min avant
2 min après
Les avis sens critique
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C’était comment la fin des années 70 en France ? Mine de rien, cette époque paraît déjà très lointaine, y compris pour ceux qui l’ont vécue. La société française a beaucoup changé entre temps. Sauf peut-être pour Julie Delpy. Le Skylab retrace ce chemin parcouru via les souvenirs d’une mère de famille d’aujourd’hui, plongée dans la mémoire d’une fête de famille nombreuse un jour d’été 1979.
Delpy a l’intelligence de ne pas tant viser une reconstiution graphique – on n’est (presque) pas dans le cliché du sous-pull en Nylon et des pantalons patte d’eph - que l'évocation des idées alors en cours. Et surtout d’être fidèle à la confusion d’un pays encore perturbé par la révolution de mai 68 et s’inquiètant de celle qui allait déferler en mai 81.
Formidablement écrit et joué, Le Skylab ressuscite un air du temps, celui où la notion de valeur, de camp idéologique était encore un socle auquel se rattacher. Delpy ayant l’intelligence de donner la parole à chacun des personnages, évitant ainsi tout didactisme. Le terme de film choral n’a jamais été aussi bien approprié que pour celui-ci, véritable tribune polyphonique. Y compris par les passerelles que cette chronique fait avec d’autres univers de cinéma, des premiers films de Pascal Thomas à certains de Bruno Podalydès. Delpy partage avec eux un regard des plus justes sur les désillusions et les rites de passage. La touche personnelle étant cet épilogue ramenant à notre présent, pour signifier qu’il n’est pas certain que les choses aient tant changé que ça, et qu’il est toujours nécessaire d’ouvrir sa gueule pour éviter de se faire engloutir par l’immobilisme ambiant.

 
Dans le même genre vous pouvez trouver EMBRASSEZ QUI VOUS VOULEZ (Un film choral de Michel Blanc autour des désillusions et des amours de vacances.) ou encore LES MARIS, LES FEMMES, LES AMANTS (Pascal Thomas filme lui aussi la chronique de moeurs d'une famille (et leurs amis) le temps de leurs vacances à l'île de Ré.).