Bande Annonce de 11.6Découvrez la bande Annonce de 11.6 sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/4475/fond/4475_w_500.jpg
Philippe Godeau
Bouli LannersCorinne MaseiroFrançois CluzetJuana AcostaEric BernardJean-Claude LecoqJohan LibéreauMireille FranchinoStephan WojtowiczJean-Michel CorreiaKarim LeklouLionel Astier

11.6

98 mn

Note de SensCritique :

5.4 / 10
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Réalisateur : Philippe Godeau.

Casting : Bouli Lanners, Corinne Maseiro, François Cluzet, Juana Acosta, Eric Bernard, Jean-Claude Lecoq, Johan Libéreau, Mireille Franchino, Stephan Wojtowicz, Jean-Michel Correia, Karim Leklou. Lionel Astier

Synopsis : Toni Musulin est un convoyeur de fonds sans histoire, apprécié de ses collègues. Jusqu’au jour où il sème ceux-ci et s’enfuit seul au volant du fourgon, qui contient la coquette somme de 11,6 millions d’euros. On retrouvera une partie de la somme deux jours plus tard. Puis le convoyeur indélicat se livrera à la police. Il sera condamné à plusieurs années de prison, mais ne révélera jamais où se trouvent les millions manquants.

Scénario : Agnès de Sacy, Philippe Godeau.
Musique : Pierre Godeau, Valérie Lindon.
Pays : France
Tags : Policier / Suspense, Escrocs et escroqueries, Des histoires vraies, Bandits de grands chemins, Les conducteurs, En voiture, C'est presque vrai !, Cavales, Drame, En province.

à partir de

9.99
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Si les braquages de transports de fonds sont légion au cinéma – qui ne se souvient de celui mis en scène par Georges Lautner dans Le Pacha ? -, il n’est pas courant que les vaillants transporteurs, qui effectuent leur travail au péril de leur vie pour un salaire de misère, soient au centre des préoccupations des cinéastes. C’était pourtant le cas du Convoyeur, le troisième film de Nicolas Boukhrief, en 2003, qui racontait l’histoire d’un étrange chômeur, incarné par Albert Dupontel, au moment où il intègre une société de transports de fonds en état de crise. C’est également le cas de 11.6. Qui présente une différence de taille avec le film qui précède, puisqu’il s’agit ici d’une histoire vraie.

L’histoire de Toni Musulin, convoyeur de son état qui, le 5 novembre 2009, file à l’anglaise avec le contenu de son coffre, soit la bagatelle de 11,6 millions d’euros. Nous sommes évidemment très loin des chiffres qui prévalent en matière d’évasion fiscale, mais ce n’est quand même pas rien. Les quelques jours pendant lesquels le fuyard disparaît avant de se rendre à la police monégasque forgent le mythe d’un Robin des Bois moderne. On se demande bien pourquoi d’ailleurs parce que notre homme n’a pas distribué son pactole aux bénéficiaires du RSA, pas plus qu’il n’a fait de virement au profit des restos du cœur. L’argent a été retrouvé deux jours après sa disparition, mais il manquait 2 millions et demi, qui n’ont à ce jour jamais été récupérés. Loin de moi l’idée de transformer cette présentation en chronique judiciaire, mais il ne paraît pas invraisemblable que notre homme ait un peu d’argent de côté pour le jour où il sortira de prison.

On le voit, l’histoire de Tony Musulin ne manque pas de piquant. La tentation était forte pour le cinéma de s’en emparer. Mais 11.6 n’est pas pour autant un film d’action aux multiples rebondissements – après tout, comme pour Jeanne d’Arc ou Jésus, c’est une histoire dont nous connaissons l’épilogue -, mais plutôt le portrait d’une personnalité pour le moins énigmatique. Car effectivement à ce jour personne n’a réellement compris le comportement du convoyeur. Le film est inspiré du livre du livre d'Alice Géraud-Arfi, une journaliste qui a eu le rare privilège d’approcher Musulin durant son incarcération. Philippe Godeau, le réalisateur s’en est nourri. Et la question qu’il pose est la suivante : " Comment ce personnage solitaire, pas syndiqué, sorte d’employé modèle, jamais en retard, très consciencieux, commet le casse du siècle et bascule dans un autre monde ?". C’est effectivement une bonne question.

Si le film ne répond pas aux questions à la fois judiciaires et psychologiques au centre de cette affaire, Philippe Godeau cerne néanmoins le personnage de Musulin au plus près, y compris dans son mutisme, dans ses zones d’ombre, dans son mystère. La piste de la misanthropie est abordée avec d’autant plus de réalisme que le cinéaste a longuement discuté avec les proches ou les collègues du convoyeur avant de se lancer dans l’écriture du scénario. Il est sans doute plus difficile de le suivre sur celle d’un certain masochisme, venant d’un homme qui se plait à échouer. Mais au fond, pourquoi pas, le fait divers pouvant fort bien n’être qu’un prétexte fictionnel permettant toutes les libertés.

Philippe Godeau, qu’il ne faut pas confondre avec son frère Patrick, a longtemps été producteur. Christine Pascal, Maurice Pialat, Jaco Van Dormael, Jean-Pierre Améris, Zabou Breitman ou Virginie Despentes lui doivent une partie de leur réussite. Titillé par le désir de passer à son tour derrière la caméra, il signe en 2009 un premier film salué par la critique, Un dernier pour la route, adaptation du livre-confession d’Hervé Chabalier sur son addiction à l’alcool. C’est François Cluzet qui incarne le journaliste en perdition. En attendant, Godeau se pique au jeu, il entend bien poursuivre l’expérience. L’aventure de Musulin lui fournit un carburant idéal pour mettre en lumière les dérives d’un monde à travers le destin d’un seul individu.

Il faut dire c’est une nouvelle fois à Cluzet que le réalisateur offre d’incarner le personnage principal. On ne peut que l’en féliciter : le comédien est un Stradivarius. Un Stradivarius coté, qui plus est, depuis le triomphe absolu d’Intouchables, où il incarnait un handicapé iconoclaste aux côtés d’Omar Sy. Toujours écorché vif, souvent au bord de la folie – sa composition de A l’origine est encore dans toutes les mémoires -, notre homme est incontestablement ce que l’on appelle une valeur sûre. Que Godeau a su apprécier à sa juste valeur :

"François Cluzet a adopté un jeu très intériorisé, très physique, avec une façon particulière de se tenir, de marcher, de faire de la musculation. Pour moi, c’est le summum du non jeu, qui vient de l’intérieur et qu’on prend en pleine figure. Moins il fait, plus il exprime."

11.6 de Philippe Godeau

Ceux qui s'attendent à un film d'action avec séquences trépidantes ont de fortes chances de sortir de la séance déçus. Bien au contraire le film prend tout son temps pour installer son ambiance. Et principalement de permettre au spectateur de cerner au plus près le caractère ...

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7
littlebigxav

L’histoire commence avec un flashforward : Toni Musulin se rend aux autorités, mais pourquoi ? Pour ceux qui auraient la mémoire courte, il a dérobé, le 5 novembre 2009, 11,6 millions d’euros destinés à la Banque de France. Convoyeur de fond depuis dix ans, il décide ...

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8
SarahS1

Tiré d’un fait divers, "11.6" raconte le parcours peu commun de Toni Musulin, le convoyeur de fonds qui, après s’être tiré avec son fourgon blindé contenant 11.6 millions et avoir disparu dans la nature durant plusieurs semaines, décide finalement de se rendre à la police. ...

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7
Benoit RICHARD
le contexte
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