STAVISKY

À partir de 2.99 €
Pour la seule rencontre Belmondo Resnais
Aventure / Action - France - 112 MIN - VF - Tous publics

Tandis que Léon Trotski obtient le droit de s’installer en France, à Cassis, à condition de ne pas s’occuper de politique française, Sacha Alexandre (en réalité Stavisky), bien que couvert de dettes, mène grand train entre Paris, Deauville et le Sud de la France. Il est propriétaire du théâtre de l’Empire, possède un titre de presse et une bijouterie, a des amis hauts placés au gouvernement du Cartel des Gauches, dans la police, et dans la sphère financière. L’inspecteur principal Bonny tente de stopper ce gentleman-escroc.

Réalisé par

6.1 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Isabelle Danel
Isabelle Danel
CHRONIQUEUR

Ecrite par l’écrivain et scénariste espagnol Jorge Semprun, cette fiction signée Alain Resnais, bien que basée sur des faits réels qui ont fait trembler la IIIème République n’est pas un film historique conventionnel. C’est plutôt une rêverie flamboyante et mortifère autour d’un personnage d’élégant escroc Stavisky/Alexandre, homme d’origine juive russe introduit dans la bonne société française des années 1930, spectaculaire flambeur et séducteur de femmes qui obtient aussi l’oreille des notables, banquiers et autres hommes politiques. Le scénario se concentre sur les derniers mois de sa vie jusqu’à ce coup de feu du soir de Noël 1933, mais revient sur son passé, notamment son arrestation en 1926 qui déboucha sur le suicide de son père, honnête dentiste ne supportant pas l’opprobre entachant son nom. Le récit se projette aussi dans l’avenir lors des auditions des témoins au cours de l’enquête qui suivit la mort de Stavisky.

Totalement ancré dans son époque, le film évoque aussi un autre personnage historique présent dès la scène d’ouverture : Léon Trotski, réfugié avec son épouse à Cassis, et finalement expulsé. Le rapport entre les deux n’est pas immédiatement compréhensible, mais il est évoqué en conclusion par un dialogue entre un militant communiste et une immigrée juive allemande : «Sans Stavisky, pas de 6 février, sans l’émeute fasciste du 6 février devant laquelle Daladier capitule, pas de gouvernement d’union nationale. Sans gouvernement d’union nationale ; pas d’expulsion de Trotski. Donc, sans Stavisky…» Tout est double dans ce film : c’est le portrait d’un homme duel, d’une époque ambiguë où l’antisémitisme fait rage ; la temporalité du récit est contemporaine à celui-ci mais aussi postérieure, car la plupart des voix-off des amis et les discours face caméra se révèlent comme étant les témoignages prodigués lors de la commission d’enquête qui suivit la mort d’Alexandre.

Certaines scènes sont de pure comédie, comme ce moment où, tout en conversant dans le hall d’un hôtel avec son ami le Baron Raoul, Alexandre couve du regard une inconnue qu’il couvre littéralement de fleurs quelques minutes plus tard sans bouger de son fauteuil mais après avoir fait passer discrètement un billet à un majordome ; d’autres scènes sont totalement irréelles, telle celle où, s’étant éclipsés d’un dîner mondain, Alexandre et son médecin déambulent en smoking et haut de forme dans les allées d’un cimetière, le premier s’allongeant sur une tombe, comme un gisant.  La mort, d’ailleurs, est omniprésente : lors d’une promenade champêtre, un pied frôle dans la mousse un écureuil mort ; Arlette, la femme d’Alexandre fait un rêve récurrent où leur voiture tombe, où la neige les engloutit ; une Rolls Royce noire remplie de fleurs obligeant ses occupants à marcher derrière elle figure un corbillard, une hermine disparaît dans un trou tandis que des chiens aboient…

Producteur et interprète principal, Jean-Paul Belmondo, énorme vedette, tourne ce film entre Le Magnifique de Philippe de Broca et Peur sur la ville d’Henri Verneuil. Avec un peu plus d’un million d’entrées France ce sera un beau succès pour Alain Resnais, mais un résultat mitigé pour l’acteur habitué à des scores bien plus importants. Il est remarquable dans ce rôle d’homme qui joue sa vie dans tous les sens du terme : il se met en danger et se met en scène. Ce qui, parfois, peut être la même chose…

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Même réal

Même casting

Pas si éloigné

Contexte

Jean-Paul Belmondo

Présenté au Festival de Cannes comme Stavisky d’Alain Resnais, qui, lui, mal reçu, est revenu bredouille... Tandis que ce film remporta la Palme d’Or qui s’appelait à l’époque Le Grand Prix International du Festival.

Alain Resnais

Une histoire de faussaire et d’escroc ayant existé, comme Stavisky, celui-là n’était pas mêlé à un scandale politique, il s’appelait Frank Abagnale et est interprété par Leonardo Di Caprio.

LE MAGNIFIQUE DE PHILIPPE DE BROCA (1973)

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