Bande Annonce de BLUE RUINDécouvrez la bande Annonce de BLUE RUIN sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/6245/fond/6245_w_500.jpg
Jeremy Saulnier
Amy HargreavesDevin RatrayEve PlumbKevin ColackMacon BlairBonnie JohnsonBrent WerznerDavid W. ThompsonSidné AndersonStacy RockDaniel L. KellyErica Genereux SmithYdaiber Orozco

BLUE RUIN

87 mn

Note de SensCritique :

6.6 / 10
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Réalisateur : Jeremy Saulnier.

Casting : Amy Hargreaves, Devin Ratray, Eve Plumb, Kevin Colack, Macon Blair, Bonnie Johnson, Brent Werzner, David W. Thompson, Sidné Anderson, Stacy Rock, Daniel L. Kelly, Erica Genereux Smith. Ydaiber Orozco

Synopsis : Dwight est désocialisé. Il dort dans sa voiture, sans le sou, non loin de la mer. Mais le jour où la police lui annonce que l'assassin de ses parents va sortir de prison, il n'a plus qu'une idée en tête : se venger. Il reprend sa vie en main et se prépare à un engrenage de violence.

Scénario : Jeremy Saulnier.
Musique : Brooke Blair, Will Blair.
Pays : Etats-Unis d'Amérique
Tags : Fantastique / Horreur, Pour le suspense, Tueurs américains.

à partir de

11.99
voir ce film

Jeremy Saulnier mène deux carrières en parallèle : d’un côté, il est chef opérateur et aide des metteurs en scène à donner vie à leur vision, et d’un autre côté, il réalise ses propres films et assouvit ses propres envies. Après avoir sorti un premier film en 2007, Murder Party – une parodie de film gore bien accueillie par la critique –, il livre une deuxième long métrage plus sérieux, plus solide et d’une beauté visuelle remarquable. Blue Ruin, un revenge movie qui va mal tourner.

Dwight, interprété par Macon Blair, vit comme un vagabond. Il habite une vieille Pontiac bleu ciel stationnée non loin de la mer, se nourrit dans les poubelles et rentre par effraction dans des maisons vides pour se laver. Mais un jour, la police lui dit que l’assassin qui a tué ses parents va sortir de prison. Dwight se reprend. Il n’a plus qu’une obsession : se venger et reprendre possession de son destin. Or, tout acte a ses conséquences. Et l’engrenage de violence ne fait que commencer. Tueur contre tueur, fils contre fils, famille contre famille.

Inspiré autant du romancier Cormac McCarthy, connu pour ses héros désespérés et ses univers pessimistes, que du Solitaire de Michael Mann ou de Taxi Driver de Scorsese, Jeremy Saulnier fait de Blue Ruin un film où le dialogue est presque secondaire. Un vrai exercice de storytelling par l’image, aussi graphique que tragique. S’il montre une Amérique armée jusqu’aux dents, et s’il filme les rares effusions de sang de manière très frontale, il avoue aussi que “son petit film cynique est devenu une réflexion profonde et personnelle sur la morale parentale, les liens familiaux et la fin du patriarcat”. Tendu, parfois poétique et porté par une grande élégance de mise en scène, Blue Ruin est un film de genre de très haute volée. 

Blue Ruin est parti d’une promesse : celle que Jeremy Saulnier a faite à son meilleur ami, l’acteur Macon Blair. Depuis de nombreuses années, le réalisateur voulait offrir le rôle principal d’un long métrage à son acolyte. Et même s’il l’avait déjà dirigé dans Murder Party et dans ses deux courts métrages Goldfarb et Crabwalk, il a créé Blue Ruin autour de cette promesse. En échange, Macon Blair a laissé pousser sa barbe des mois avant le tournage, avant même que Jeremy Saulnier n’ait obtenu les financements pour démarrer les prises de vues. Évidemment, une partie du planning de tournage a été pensé en fonction de cette barbe, puisqu’au tiers du film, Macon se la rase entièrement… Et il n’y avait plus de retour en arrière possible.

Tourné en 30 jours, en partie dans l’Etat de Virginie, exactement là où Jeremy Saulnier a grandi et même dans la maison familiale qu’il a utilisée pour une séquence, Blue Ruin est un projet de cœur pour son réalisateur. De son propre aveu, financer le film l’a mis sur la paille ; sa femme et lui ont dû emprunter de l’argent à leurs parents. Au final, il lui a fallu moins de 500000 dollars, soit 10 fois moins que la plupart des films américains indépendants, pour mettre sur pied Blue Ruin. Les derniers 35000 dollars récoltés, c’est grâce au financement participatif qu’il les a obtenus.

D’ailleurs, alors que des réalisateurs de plus en plus célèbres ou même des studios se servent de ce mode de financement pour limiter les risques commerciaux quand ils lancent un projet, la presse américaine s’est emparée de Blue Ruin pour en faire l’étendard de la vraie utilité du crowdfunding. Permettre à de jeunes réalisateurs de faire leur film en accomplissant leur vision et peut-être, comme Jeremy Saulnier, faire leur grande première dans un festival de renom. Lui, il a présenté Blue Ruin à la fameuse Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes et dans la catégorie Vanguard du Festival de Toronto, qui met en lumière des propositions de cinéma à la marge du mainstream. Et pour info, sur le site officiel du film, Saulnier remercie tous les contributeurs, nom par nom. 

Blue Ruin, la vengeance en héritage

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le contexte
  • Egalement interprété par
    Macon Blair
  • Pas si éloigné
    Comme Blue Ruin, We are what we are de Jim Mickle, film de genre lui aussi, a démarré sa carrière par la Quinzaine des réalisateurs, au Festival de Cannes.
  • Egalement realisé par
    Jeremy Saulnier
  • Dans le même genre
    Dans Shotgun Stories, premier film de Jeff Nichols, la mort d'un père amène deux familles à s'affronter dans un tourbillon de violence.
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