J'AI ÉPOUSÉ UNE OMBRE

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Parce que l'ambiance William Irish se francise bien, avec de l'astuce quand même
Policier / Suspense - 1983 - France - 104 MIN - VF - Tous publics

Hélène a été larguée par son copain, Frank, alors qu’elle était enceinte de lui. Elle décide de prendre le large et monte dans un train qui va vers le Bordelais. Pendant le voyage, elle fait connaissance d’un couple sur le point de se marier, Bertrand et Patricia. Cette dernière est enceinte. Le train déraille, il y a de nombreuses victimes, dont Bertrand et Patricia. Hélène est rescapée. Lui vient alors l’idée de se faire passer pour Patricia auprès des parents de Bertrand, de riches viticulteurs. Ceux-ci l’adoptent volontiers. Mais Frank a eu vent de la bonne fortune de son ex…

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6 / 10
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Yves Alion
Yves Alion
CHRONIQUEUR

J’ai épousé une ombre raconte l’histoire d’une femme que son compagnon vient de lâcher alors qu’elle est enceinte jusqu’aux dents. Son désarroi est total quand le destin lui donne un coup de pouce. Elle réchappe en effet à un accident de train. Un coup du sort qui se révèle une aubaine puisque tout le monde pense qu’elle est la fiancée de l’une des victimes de l’accident. C’est ainsi qu’elle se retrouve adoptée par une riche famille. Qui la couve plus que de raison. Jusqu’au jour où son ancien compagnon réapparaît… Rien à redire : l’argument est en béton armé. Il faut dire que le film de Robin Davis est l’adaptation d’un livre signé par un maître du roman noir, William Irish.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que I married a dead man est porté à l’écran. En 1950, Mitchell Leisen, qui jusque là signait plutôt des comédies sophistiquées, avait réalisé un très solide No man of her own, traduit (très librement) en français par Chaines du destin. Et c’est Barbara Stanwyck, une figure emblématique du film noir (c’est elle qui manipule le pauvre Fred McMurray dans Assurance sur la mort, de Billy Wilder) qui incarne le double personnage de Helen et Patricia. Ce que fait à son tour Nathalie Baye dans le film que vous allez voir. En 1996, une nouvelle version verra le jour, signée Richard Benjamin : Mrs. Winterbourne, le personnage central étant interprété par la peu connue Ricki Lake. Mais c’est Shirley McLaine qui incarne sa belle-mère d’adoption, le rôle que tient Madeleine Robinson chez Robin Davis.

Au petit jeu des comparaisons, et bien que William Irish soit américain, le film français n’a pas à rougir. Pas plus que Le dernier tournant, première adaptation du Facteur sonne toujours deux fois (avec Michel Simon dans le rôle du mari cocu puis occis par les amants criminels) n’a à le faire comparé à la version de Tay Garnett avec Lana Turner. Coincée entre deux hommes, le premier qui lui veut du bien mais à qui elle ment, le second qui la fait chanter, Nathalie Baye livre en tous cas une prestation mémorable.

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