Kwaidan

À partir de 2.99 €
ce film est l'introduction idéale à l'univers surnaturel japonais au cinéma
Aventure / Action - 2001 - Japon - 182 MIN - VO - Tous publics
Quatre histoires de fantômes... :
-"Les Cheveux noirs" : fuyant la pauvreté, un samouraï abandonne sa compagne pour se mettre au service d'un riche seigneur dont il épouse la fille. Mais ses pas le mèneront à son foyer d'origine...
-"La Femme des neiges" : un vieux bûcheron et son apprenti, surpris par une tempête de neigne, se réfugient dans une cabane. Au réveil, le jeune homme fait une macabre découverte...
-"Histoire de Hoïchi sans Oreilles" : Hoïchi est un jeune aveugle qui vit dans un temple et dont les talents musicaux semblent séduire les fantômes d'une armée décimée depuis des siècles..
-"Dans un bol de thé" : Qu'est-ce qui peut conduire un auteur à laisser une histoire inachevée ? La réponse se trouve peut-être au foind d'une tasse remplie d'esprits...

Réalisé par

7.8 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Laurent Delmas
Laurent Delmas
CHRONIQUEUR

Ce n’est pas une mais quatre histoires que raconte le cinéaste japonais Masaki Kobayashi dans le film Kwaidan qu’il réalisa en 1964. Quatre récits en forme de fables fantastiques, quatre nouvelles cinématographiques dans lesquelles on croise des fantômes qui viennent se rappeler au bon souvenir des vivants. Les Cheveux noirs, La Femme des Neiges, Histoire de Hoïchi Sans Oreilles et Dans un bol de thé, tels sont les titres mystérieux de ces récits d’inspiration gothiques mais furieusement japonais.  Combats aux sabres, squelettes, samouraï et vampires, cimetières lugubres, temples au clair de lune et musique étrange, tout y est.

Le "Kwaidan eiga" ou "film de fantômes" est une vieille tradition du cinéma nippon, comme en témoignent les films récents d’un Kiyoshi Kurosawa, par exemple. Mais contrairement à la culture occidentale qui fait du fantôme un intrus, un étranger la plupart du temps hostile ou inquiétant, le surnaturel japonais est dans l’ordre des choses. Qu’il vienne pour se venger ou pour trouver sa place dans l’univers, le spectre est toujours à sa place et le monde sensible doit l’accueillir.

Fort de ce constat culturel, on peut voir dans Kwaïdan une sorte de volonté pédagogique à l’égard précisément du monde occidental, comme semble d’ailleurs le prouver le Prix spécial du Jury que le film remporta au Festival de Cannes en 1965. Adapté de contes traditionnels publié au début du siècle précédent par Lafcadio Hearn, un écrivain japonais d’origine irlandaise, ces textes et donc ce film constituent une introduction idéale à cet univers fantomatique si particulier. Allons à sa rencontre…

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