LE BRUIT DES GLAÇONS

À partir de 2.99 €
Parce que la première scène du film se réfère explicitement à David Lynch
Drame - 2010 - France - 84 MIN - VF - HD - Tous publics
Dans sa bastide des Cévennes, l’ancien Prix Goncourt Charles Faulque a sombré dans l’alcool. Depuis que l’inspiration l’a fui et que Carole sa femme l’a quitté avec leur fils Stanislas, il se réfugie dans le vin blanc. Louisa sa domestique qui est secrètement éprise de lui, veille sur son quotidien. Mais un jour, Charles reçoit la visite de son… cancer. Il n’a plus que trois mois à vivre. Au début, il tente de chasser l’intrus. Mais son cancer s’incruste et bientôt Charles se fait une raison. Ensemble, ils vont partager ses derniers moments.

Réalisé par

5.8 / 10
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Les avis surSens Critique
Philippe Rouyer
Philippe Rouyer
CHRONIQUEUR

Comme toujours Bertrand Blier est à la fois le réalisateur et le scénariste de son film. L’idée du Bruit des glaçons, sorti fin août 2010, remonte une vingtaine d’années en arrière. Au jour où Blier a croisé un homme qui lui paraissait avoir (je cite) "une tête de cancer". Sans vraiment songer à en faire un film, le cinéaste en avait parlé un peu autour de lui. Jusqu’à ce qu’il décide d’en tirer une nouvelle d’une quarantaine de pages à partir de laquelle il a ensuite écrit son scénario. Pour Les Valseuses, son grand succès de 1974, il avait carrément publié le roman avant de réussir à en faire un film.

Malgré la notoriété de ces Valseuses, de Buffet froid, de Trop belle pour toi et de quelques autres titres, Bertrand Blier n’avait plus tellement la côte auprès des financiers avant Le Bruit des glaçons. "J’étais un monument décati du cinéma français", ironise-t-il. "J’avais écrit sans succès des scénarios, une pièce et j’avais beaucoup réfléchi au cinéma. J’ai constaté que les plans sublimes, la belle lumière, ça n’intéressait plus grand monde. J’en suis arrivé à la conclusion qu’il fallait faire des films, non pas à la va comme j’te pousse, mais d’une manière sans doute moins ambitieuse et moins esthétique. Finis, les grands travellings latéraux du cinéma de Resnais. Pour Le Bruit des glaçons tout a été fait à la steadycam". Ce qui a été unanimement salué comme un plus pour le film, ce système de harnais pour promener la caméra assurant une fluidité et un naturel qui convenaient bien à l’histoire.

La première scène montrant Albert Dupontel de dos marchant à grandes enjambées dans la campagne a fait forte impression. Blier a expliqué qu’en la tournant il avait pensé à l’univers cauchemardesque de David Lynch.

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