LA FUREUR DE VIVRE

À partir de 2.99 €
Parce que la scène des couteaux a été filmée avec des vraies lames (et des cottes de maille)
Drame - 1956 - Etats-Unis d'Amérique - 106 MIN - VM - interdit aux moins de 12 ans

Adolescent à problèmes,  Jim vient d'emménager dans une nouvelle ville. Il se présente à  l’Université ou il cherche à s’intégrer. Il se lie d’amitié avec Platon, un riche orphelin élevé par sa nourrice, ainsi qu'avec Judy qui, comme lui, entretetient des relations difficiles avec ses parents. Pour gagner Judy, Jim affronte au couteau un chef de bande nommé Buzz  ainsi qu'à l'occasion d'une course de voitures vers un précipice.

Réalisé par

7.3 / 10
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Les avis surSens Critique
Jean Ollé-Laprune
Jean Ollé-Laprune
CHRONIQUEUR

L’histoire de la genèse de la Fureur des vivre est celle d’un réalisateur qui ne veut pas s’avouer son vrai sujet. « Quel nouveau film veux-tu faire ? » demande un soir de septembre 1954, après un dîner, l’agent Lew Wasserman au réalisateur Nicholas Ray, l’homme de Johnny Guitar et des Amants de la Nuit.

« Qu’est ce qu’il y a d’important ? constate Ray qui a alors 43 ans, sinon tous ces gosses, tous ces jeunes qui grandissent avec leur problème… » le lendemain, Wasserman confie Nicholas Ray aux bons soins de la Warner Bros qui lui propose d’adapter un livre publié en 1944, Rebel without a cause, un livre qui associe très sérieusement la délinquance juvénile aux dérèglements mentaux. L’idée est aberrante. De l’ouvrage, Nicholas Ray ne conservera que le titre. Il va mener sa propre enquête sur le sujet, dans les commissariats, dans les tribunaux, dans  les centres d’éducation surveillés… Mais Ray ne trouve pas ce qu’il cherche dans tous ces récits de délinquants. Les versions se succèdent. Les scénaristes aussi : Leon Uris, Irving Shulman. Jusqu’à ce qu’arrive Stewart Stern. Il comprend que Ray, sans pouvoir l’exprimer, veut en faire tourner une sorte de version moderne de Peter Pan, une histoire d’adolescents qui ne veulent pas grandir. De sociologique, l’esprit de la Fureur de Vivre devient d’un seul coup universel.

Et puis il y a James Dean. A la Warner Bros, Ray a pour voisin de bureau Elia Kazan qui achève le montage de A l’est d’Eden. On ne parle que de sa vedette avec lequel il ne s’est en fait pas très bien entendu, mais qui crève l’écran : James Dean. Dean est aussi un intime du scénariste Stern, depuis qu’un soir ils ont imité ensemble des cris d’animaux, une scène que l’on retrouve dans la Fureur de vivre. Dean traîne un peu dans le bureau de Ray, qui à son tour part le rencontrer à New York ou il réside. Les deux hommes se cherchent, pour finir par faire affaire. De ceux qui y assistent, la rencontre  sur le plateau se révèle riche, marquée par une confiance réciproque à laquelle des rapports de père à fils ne sont pas étrangers. Marquée aussi par une grande créativité à l’instar de la première scène, improvisée semble-t-il par James Dean.

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