Bande Annonce de LE PRÉSIDENTDécouvrez la bande Annonce de LE PRÉSIDENT sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/7490/fond/7490_w_500.jpg
Mohsen Makhmalbaf
Dachi OrvelashviliGuja BurduliIa SukhitashviliMisha GomiashviliZura BegalishviliLasha RamsishviliSoso Khvedelidze

LE PRÉSIDENT

114 mn

Note de SensCritique :

/ 10
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Réalisateur : Mohsen Makhmalbaf.

Casting : Dachi Orvelashvili, Guja Burduli, Ia Sukhitashvili, Misha Gomiashvili, Zura Begalishvili, Lasha Ramsishvili. Soso Khvedelidze

Synopsis : Le Président et sa famille dirigent leur pays d’une main de fer, profitant d'une vie luxueuse pendant que ses sujets vivent dans la misère. Du jour au lendemain, un violent coup d’état met fin à cette dictature et le Président devient l’homme le plus recherché du pays. Avec son petit-fils de 5 ans, il tente alors de rejoindre la mer où un navire les attend pour les mettre hors de danger. Grimés en musiciens de rue, ils se retrouvent confrontés à la souffrance et à la haine que le Président a suscitées….

Scénario : Marziyeh Meshkini, Mohsen Makhmalbaf.
Musique : Guja Burduli, Tadjar Junaid.
Pays : France | Royaume-Uni | Géorgie
Tags : Drame, Politique française, Avec un Président, Sur une dictature.

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Mohsen Makhmalbaf s’est essayé à divers petits boulots avant de se lancer dans le cinéma et devenir un des chefs de file de la nouvelle vague iranienne, dans les années quatre-vingt-dix. Récompensé dans les grands festivals internationaux grâce à des films comme Salaam Cinema (1995) ou Kandahar (2000), il a néanmoins quitté son pays en 2004, pour protester contre la censure exercée contre son œuvre. En exil à Londres et à Paris, il a continué à réaliser des films, mais uniquement dans des pays étrangers.

À l’instar de ce Président, coproduit par la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Géorgie, en 2014. La Géorgie, et notamment sa capitale Tbilissi, ont fourni au film quelques de ses principaux extérieurs, le reste du tournage ayant pris place au Tajikistan. Se retrouve dans ce film l’intérêt de Makhmalbaf pour les personnages d’enfant mais aussi pour la forme du conte. L’action se situe dans une contrée imaginaire car elle évoque des événements qui se sont déroulés dans différents pays par le passé et qui, pourraient tout aussi bien se reproduire à l’avenir.

L’idée en est venue à Makhmalbaf au moment des révolutions du Printemps arabe. Il a alors remarqué que, trop souvent, la violence des dictateurs était remplacée par la violence encore plus brutale et sanguinaire des révolutionnaires, qui devaient à leur tour se salir les mains pour garder le pouvoir qu’ils avaient durement conquis. En réaction contre cette escalade dans l’horreur, il a imaginé une fable moderne autour du pouvoir, de la réconciliation et du fol espoir de briser la spirale de la violence.

Primé aux festivals de Chicago et de Tokyo, Le Président est le premier film de Mohsen Makhmalbaf tourné en langue anglaise. Pour autant, il n’a pas changé ses méthodes de travail habituelles. À savoir réunir dans son équipe des membres de sa famille qui sont également cinéastes. C’est ainsi que son épouse Marzieh Meshkiny, à qui l’on doit Le Jour où je suis devenue femme et Chiens égarés, a coécrit le scénario avec lui et s’est occupée du montage avec sa fille Hana, elle-même réalisatrice des longs métrages Le Cahier et Green Days.

Hana Makhmalbaf a par ailleurs occupé le poste de première assistante sur le plateau. Et elle s’est occupée de coacher, Dachi, le petit garçon qui incarne le petit-fils du Président, dont c’était le premier rôle à l’écran. Pour compléter ce tableau de famille, il faut encore citer Maysam, le fils de Makhmalbaf à l’origine de la production du film, dès 2012. Très présent sur le plateau, il a ensuite supervisé les effets sonores. Quant aux décors, c’est carrément le cinéaste lui-même, Mohsen Makhmalbaf qui s’en est occupé, pour d’évidentes raisons d’économie, mais aussi parce que le choix des extérieurs était déterminant dans ses choix de mise en scène.

Ces derniers étaient particulièrement importants car c’est évidemment la mise en scène qui donne son identité stylistique à la fable. À l’exception de la scène d’ouverture, Makhmalbaf a tenu à tourner en lumière naturelle. Ce qui ne l’a pas empêché de saturer l’image de couleurs dans la première partie, tant que le Président garde son aura. Au fur et à mesure, qu’il perd de son pouvoir, les couleurs deviennent moins vives pour tendre vers des dominantes de gris et de bruns. Cette évolution se retrouve dans les autres choix de mise en scène en général qui devient plus minimaliste, notamment dans la composition des cadrages. La bande-son, très riche, mélange les styles et les saveurs, des rythmes orientaux aux tonalités plus occidentales, du moderne et des sons plus anciens pour mieux rappeler l’universalité et l’intemporalité du propos.

le contexte
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