Bande Annonce de POLISSEDécouvrez la bande Annonce de POLISSE sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/3169/fond/3169_w_500.jpg
Maïwenn
JoeystarrKarin ViardMaïwennMarina FoïsNicolas DuvauchelleEmmanuelle BercotFrédéric PierrotJérémie ElkaïmKarole RocherLou DoillonNaidra AyadiRiccardo Scamarcio

POLISSE

124 mn

Note de SensCritique :

7.3 / 10
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Réalisateur : Maïwenn.

Casting : Joeystarr, Karin Viard, Maïwenn, Marina Foïs, Nicolas Duvauchelle, Emmanuelle Bercot, Frédéric Pierrot, Jérémie Elkaïm, Karole Rocher, Lou Doillon, Naidra Ayadi. Riccardo Scamarcio

Synopsis : Melissa est une jeune photographe dont le ménage part en quenouille. On lui propose de suivre une brigade de protection des mineurs dans ses différentes missions, tant à l’extérieur que pendant les audiences. Elle observe ainsi une humanité déboussolée mais aussi la souffrance des plus petits. Parvenant à se faire accepter par l’unité, elle tombe peu à peu amoureuse de Fred, qui de son côté n’est pas insensible à sa fragilité. Mais Le quotidien parfois très tendu de la brigade complique la donne, les relations entre les agents de l’unité et leur hiérarchie est souvent conflictuelle, pour ne rien dire de celles entre les membres de l’équipe…

Scénario : Emmanuelle Bercot, Maïwenn.
Musique : Stephen Warbeck.
Tags : Drame, Festival de Cannes, Policier / Suspense, Détournement de mineur, Lumiere Awards, Les César du cinéma.

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Présenté en compétition au Festival de Cannes en 2011, Polisse fait forte impression. Avant de rencontrer la consécration du public lors de sa sortie, quatre mois plus tard, et de cumuler quelque treize nominations aux César. Même si au final il n’en remporte que deux, celui du meilleur montage et celui du meilleur espoir féminin pour Naidra Ayadi, la performance est remarquable.

Le succès public et critique consacre en tous cas le talent de Maïwenn, qui parvient à concilier une façon bien à elle de se mettre personnellement en valeur tout en traitant de sujets universels. En l’occurrence, Polisse traite de la maltraitance des enfants. Et Maïwenn nous invite à partager le quotidien d’une brigade de protection des mineurs. Qui tour à tour quadrille Paris pour retrouver une mère droguée qui met en danger son bébé, tente de confondre un père pédophile, fait la morale à une adolescente qui tient davantage à son téléphone portable qu’à sa vertu, morigène un père qui envisage un mariage forcé pour sa fille, soulève des montagnes pour trouver un centre d’accueil pour un petit garçon SDF, etc.

Maïwenn sait de quoi elle parle. Parce qu’elle a fait un stage à la brigade et pris des kilomètres de notes. Pour tout dire la hiérarchie policière n’était pas très chaude au départ pour se livrer à l’expérience. Mais Maïwenn a tenu bon. Elle a pu assister aux audiences, à défaut de participer aux opérations en extérieur. Ce n’était évidemment pas la condition sine qua non pour que le film acquière le parfum d’authenticité qui le caractérise, et nous nous garderons de dresser la liste des films au contenu social dont le scénario a été écrit dans une confortable chambre d’hôtel. Mais il se trouve qu’outre son aptitude à tirer le meilleur des comédiens avec lesquels elle travaille, Maïwenn possède un vrai talent pour donner de la chair à ses histoires.

Tant et si bien que nous nous laissons embarquer sans aucune résistance et que nous oublions bien vite qu’il s’agit d’une fiction. Nous sommes touchés. Par le mélange des genres, les scènes les plus douloureuses étant contrebalancées par la formidable humanité dont les flics font preuve. Et par quelques moments tellement incongrus que nous avons bien du mal à réfréner un fou rire. Nous sommes touchés par la fragilité des êtres dont nous sommes invités à suivre les pas. Qu’il s’agisse de ceux qui doivent répondre de leurs actes, dont la monstruosité ordinaire n’est que le reflet d’un monde sans repères. Ou qu’il s’agisse des flics, qui ne peuvent que laisser des plumes à frôler le vide en permanence. Maïwenn ne juge personne, elle nous renvoie à nos propres démons, à notre intime fragilité…

L’une des forces de Polisse réside de toute évidence dans son casting. Maïwenn, qui est actrice depuis qu’elle est enfant, ne s’est pas toujours pliée de bonne grâce à l’exercice. Mais elle sait les contraintes du métier de comédien et elle aime de tout son cœur ceux qui l’exerce. Qui a leur tour lui rendent bien… De toute évidence les acteurs se sont régalés. Il est vrai que ceux qui n’aiment rien tant que pouvoir improviser sur un thème s’en sont donné à cœur joie. Les dialogues n’étaient écrits qu’à moitié et le film s’est plus que tout autre modelé au fur et à mesure du tournage.

Maïwenn a été il y a quelques années la vedette des Parisiens, de Claude Lelouch. Nul doute qu’elle en a observé le tournage pour prendre le meilleur de la méthode Lelouch, cette capacité à observer la météo des comédiens au jour le jour pour mieux faire coller au plus près les personnages dont ils endossent la personnalité. Nous ne pouvons que saluer la prestation de Karin Viard ou celle de Marina Foïs, sans oublier Karole Rocher, Emmanuelle Bercot, Frédéric Pierrot ou Nicolas Duvauchelle… La performance de Joeystarr est particulièrement impressionnante. Le mauvais garçon qui fait parfois la une des quotidiens se muant devant nos yeux en un gros nounours au cœur gros comme ça.

Le personnage qu’interprète Maïwenn est hors des clous. Ce qui est bien compréhensible puisqu’il ne fait pas partie de la brigade. Elle est photographe, donc témoin, à priori à l’écart. D’une certaine manière le personnage est dans la même situation que Maïwenn pendant son stage. Cela étant dit le rôle n’est pas secondaire pour autant. Ce personnage est un catalyseur, qui s’intègre peu à peu au groupe et finit par rencontrer l’amour, remettant son propre équilibre en jeu. Le rôle était au départ omniprésent, mais il a perdu de sa superbe au fur et à mesure que le scénario se précisait, se recentrant peu ou prou sur les différentes affaires traitées par la brigade de protection des mineurs. Il est vrai que Maïwenn s’était entre temps trouvé une alliée à l’écriture en la personne d’Emmanuelle Bercot, qui par ailleurs joue le rôle de Sue Ellen. La seconde apportant sans doute un peu de solidité dans la structure scénaristique, ou un peu de souplesse dans le balancement entre les affaires et la vie privée des flics. Emmannuelle Bercot est il est vrai orfèvre en la matière : elle a elle-même signé deux films qui touchent de très près aux émois et aux troubles de l’adolescence : La Puce et Clément.

Si le cadre de ce troisième long métrage de Maïwenn est convenu, les films ayant pour cadre une unité de police étant légion dans le cinéma français, à commencer par le toujours épatant L.627, de Bertrand Tavernier, Polisse n’en est pas moins un film personnel, qui trouve parfaitement sa place dans la filmo de Maïwenn. Qu’on en juge. Un court métrage, I’m an actrice, qui montre le malaise de la jeune femme lorsque enfant, sa mère la poussait à devenir comédienne (entre parenthèses, c’est Maïwenn qui interprète la mère alors qu’elle fait jouer son propre rôle à sa fille, Shanna Besson). Puis un premier long, Pardonnez-moi, d’une impudeur vertigineuse, où Maïwenn accuse frontalement son père de l’avoir battue comme plâtre. Un second, Le Bal des actrices, qui dans la droite ligne des Acteurs de Bertrand Blier (qui figure d’ailleurs dans le film dans son propre rôle), interroge de façon ludique mais sensible la fragilité des comédiennes. Et enfin, en attendant la suite, ce Polisse qui une nouvelle fois parle de l’enfance bafouée.

On sait que le cinéma ne peut en aucun cas tenir lieu de thérapie, mais il est clair que rares sont ceux qui aussi bien que Maïwenn savent gratter leurs plaies pour en faire un spectacle à la fois aussi dérangeant et chaleureux.  

Je polisse, Tu polisse...

Un regard porté sur la brigade de la Protection des mineurs (BPM) qui édite une force dans un paysage cinématographique Français trop classifié dramaturgique ces-derniers temps. La puissance lyrique qu'impose l'oeil de Maïwenn à cette bande d'amis flics, tous face aux démons ...

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