UNE AFFAIRE DE FAMILLE

À partir de 3.99 €
Le cinéaste japonais nous livre une nouvelle variation très réussie sur les liens du sang et les... autres !
Drame - 2018 - Japon - 116 MIN - VM - HD - Tous publics
Au retour d'une nouvelle expédition de vol à l'étalage, Osamu et son fils recueillent dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même. D'abord réticente à l'idée d'abriter l'enfant pour la nuit, la famille d'Osamu accepte de s'occuper d'elle lorsqu'elle comprend que ses parents la maltraitent. En dépit de leur pauvreté, survivant de petites rapines qui complètent leurs maigres salaires, les membres de cette famillent semblent vivre  heureux - jusqu'à ce qu'un incident révèle brutalement leurs plus terribles secrets...

Réalisé par

7.7 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Laurent Delmas
Laurent Delmas
CHRONIQUEUR

Ici, tout commence par un petit vol à l’étalage commis par un jeune garçon japonais sous la protection d’un adulte dont on découvre bien vite qu’il n’est autre que son père. Les petits sachets de nourriture industrielle ainsi dérobés iront prestement dans le sac à dos du petit délinquant. Sur le chemin qui les ramène chez eux avec leur butin, ils aperçoivent, et ce n’est pas la première fois, une petite fille seule à l’extérieur d’un appartement, dans le froid. Ils lui proposent à manger, finissent par la ramener dans leur maison, un pavillon d’une pièce, coincé dans un minuscule jardin sans âme.

C’est donc ainsi que démarre Une affaire de famille le film du cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda qui obtient la Palme d’Or au Festival de Cannes en 2018. Soit le treizième film d’un auteur-réalisateur passionné par la famille puisqu’on lui doit notamment Notre petite sœur en 2015, Tel père, tel fils en 2013 et déjà en 2004 Nobody knows, terrible adaptation d’un fait divers sur l’abandon de quatre enfants par une mère célibataire volage. Avec Une affaire de famille, il amplifie un peu plus encore son propos à travers une histoire où se mêlent moments de joie et de malheur sur fond de difficultés sociales profondes.

A l’origine du film, il y a l’existence au Japon de fraudes à l’assurance-retraite et des parents qui obligent leurs enfants à voler. Et les condamnations d’abord morales et sociales qui s’ensuivent dans l’opinion. Mais s’il comprend qu’on vilipende les auteurs de ces actes, Kore-eda s’étonne qu’en même temps il y ait des milliers de criminels qui commettent des délits beaucoup plus graves en toute impunité, selon ses propres termes. Mais il est temps de suivre cette affaire de famille…

FILMOTV vous recommande

Même réal

Même casting

Pas si éloigné

Contexte

Kiki Kilin

Les deux familles héroïnes des deux films ont en commun un sens inné de la débrouille, un goût plus ou moins consenti de la marginalité sociale et un appétit de vivre qui emporte tout

Hirokazu Kore-Eda

Ken Loach comme Kore-eda décrit le quotidien d'une famille confrontée à la dureté de la vie quotidienne mais qui ne renonce jamais à se battre.

LES DÉLICES DE TOKYO

Vous aimerez peut-être dans le Pass Illimité