LES PLEINS POUVOIRS

1997
120 mn
À la carte à partir de 7.99 €

1997
120 mn
Parce que la maison qu'Eastwood cambriole au début n'est pas un décor au contraire

Luther Whitney, gentleman cambrioleur, se glisse dans une riche demeure censée être vide. Quand un couple fait irruption dans la chambre, il se cache dans une pièce secrète derrière un miroir sans tain. L'homme et la femme chahutent et en viennent aux mains : au moment où cette dernière brandit un coupe papier, elle est abattue par deux gardes-du-corps qui viennent de faire irruption...

À la carte à partir de 7.99 €
Policier / Suspense
Etats-Unis
Tous publics
VF

1 min avant
2 min après
Les avis sens critique
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Réalisé en 1997, entre Sur la route de Madison (1995) et Minuit dans le jardin du bien et du mal (1997), le dix-neuvième film de Clint Eastwood est adapté du roman de David Baldacci par William Goldman, également auteur des scripts de  Butch Cassidy et Le Kid de George Roy Hill (1969), Les Hommes du Président d'Alan J. Pakula (1976) ou Princess Bride de Rob Reiner (1987). Le scénario est composé de thèmes récurrents dans le cinéma d'Eastwood : le soudain réveil politique d'un homme jusque-là concentré sur son petit confort, l’insupportable mascarade du pouvoir, le voyeurisme, la violence, les rapports père-fille, le vieillissement...

Ce pourrait n'être qu'un petit film de série de plus, un thriller rondement mené, mais voilà : sous l’œil de Clint Eastwood, les portraits humains qui se dégagent des Pleins pouvoirs sont fouillés et furieusement intéressants. Luther, le personnage incarné par Eastwood lui-même est un artiste, une sorte de gentleman cambrioleur élégant ayant le goût du beau et du travail bien fait. Mais il paraît endormi, comme si rien ne pouvait l’atteindre. Il lui faudra plus qu’un meurtre pour sortir enfin de sa réserve et passer à l’action : il lui faudra sa propre apathie devant ce meurtre, la peur que sa fille le prenne pour un meurtrier et l’intolérable mensonge d’un homme dont on attendrait la vérité.

Dans le rôle de la fille qu’il n’a pas vue grandir, Laura Linney compose un personnage à la fois dur (elle est juge d’instruction) et fragile (elle se fabrique un visage impassible pour parler à cet homme qu’elle déteste pour s’empêcher de l’adorer). Clint Eastwood, père de huit enfants dans la vie, reviendra largement sur ce thème de la filiation dans Million Dollar Baby (2004).

 
Dans le même genre vous pouvez trouver AIR FORCE ONE ou encore MEURTRE À LA MAISON BLANCHE (MURDER AT 1600), DE DWIGHT H. LITTLE (1997) .

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