Bande Annonce de POSTMANDécouvrez la bande Annonce de POSTMAN sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/1453/fond/1453_w_500.jpg
Kevin Costner
Kevin CostnerGiovanni RibisiJames RussoLaurens TateOlivia WilliamsWill Patton

POSTMAN

171 mn

Note de SensCritique :

5.4 / 10
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Réalisateur : Kevin Costner.

Casting : Kevin Costner, Giovanni Ribisi, James Russo, Laurens Tate, Olivia Williams. Will Patton

Synopsis : En 2013, dans l'Ouest américain, un vagabond va de ville en ville jouer des pièces de Shakespeare, contre l'hospitalité. Après une terrible guerre civile, les Etats-Unis ne sont plus ce qu'ils étaient : la terre est empoisonnée, la confédération abolie, et le territoire est contrôlé par une armée aux méthodes fascisantes, les holnistes. L'acteur-vagabond se fait enrôler de force dans cette armée...

Scénario : Brian Helgeland, Eric Roth.
Musique : James Newton Howard.
Pays : Etats-Unis d'Amérique
Tags : Guerre / Western, Acteurs-réalisateurs.

à partir de

7.99
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S'il y a bien quelque chose dont on ne peut accuser Kevin Costner, c'est de tricher. Il suffit en effet de jeter un oeil à l'une des affiches promotionnelles imprimées à la sortie du film pour en saisir d'emblée l'ambition. On y voit l'acteur-réalisateur en personne, cowboy solitaire affublé d'une mule, qui avance au milieu d'un désert, un drapeau américain flottant fièrement à l'arrière-plan. La nation, le western, moi-même : voici les trois éléments constitutifs de son cinéma, trois éléments qu'il ne remet jamais en cause, mais revisite au contraire sans cesse, à l'aune de sa croyance indéfectible dans les bienfaits du septième art.

The postman, son deuxième film en tant que cinéaste, est tout à la fois un western post-apocalytique, une fable politique, une relecture mélancolique d'un genre tombé en désuétude, et, enfin, un exercice risqué mais fascinant d'auto-glorification. C'est l'histoire, en deux mots, d'une espèce de troubadour qui joue, en 2013, du Shakespeare dans les villages du Far West dévasté par une guerre civile et ramené 200 ans en arrière, lorsque régnait la loi du plus fort et que le cheval était encore le meilleure moyen de locomotion dans ce pays. Lorsque sort le film en 1997, Costner est à son apogée : il vient de traverser les années 90 en triomphateur absolu du box-office, avec des titres tels que Danse avec les loups (son premier film en tant que réalisateur), Robin des bois, JFK, Un monde parfait ou Bodyguard. Seuls les récents Wyatt Earp et Waterworld, deux désastres financiers, viennent quelque que peu ternir le parcours du quadragénaire au brushing parfait et au sourire léonin.

C'est alors qu'il décide de repasser derrière la caméra pour adapter un roman d'Eric Brin, un auteur de science-fiction à succès qui cherchait de son côté depuis dix ans un réalisateur capable de porter la vision profondément optimiste de son roman retro-futuriste. A cette époque, Bill Clinton est au pouvoir, l'Amérique profite d'une croissance exceptionnelle et ses citoyens ont tendance à voir la vie en rose. C'est l'âge d'or des longues épopées néo-classiques telles que Forrest Gump, Titanic ou Il faut sauver le soldat Ryan, tous ces films influencés par Ford et Capra qui proposent des relectures héroïques de l'histoire américaine. Avec sa mise en scène épurée et son script écrit par Brian Helgeland (scénariste de Clint Eastwood ou Tony Scott) et Eric Roth (qui a travaillé pour Spielberg, Mann ou Fincher), The postman s'inscrit donc parfaitement dans cette noble lignée.

Il y a quelque chose de touchant à voir Kevin Costner écrire, de western en western, sa propre légende en lettres capitales, sans jamais toutefois rencontrer le succès escompté. A l'exception de son hit Danse avec les loups en 1990, toutes ses incursions dans le genre se sont ainsi soldées par des échecs, plus ou moins retentissents. Avec un budget de 80 millions de dollars et des recettes inférieures à 20 millions, The postman est indéniablement le pire, d'un point de vue financier, faisant tomber pour longtemps Costner de son piedestal d'acteur bankable. Ce film tout à sa gloire, où il n'hésite pas, à la toute fin, à édifier une statue de bronze à son effigie, fut en fait son mausolé. Un beau mausolé néanmoins, qui ne mérite absolument pas une telle infamie.

En effet, Kevin Costner, nous le disions précédemment, ne triche pas. Il ne connaît pas le cynisme, et croit profondément dans les valeurs positivistes et progressistes de l'Amérique, bien qu'il se définisse lui-même comme conservateur. C'est sans doute cette absence totale de second degré qui lui a valu, et lui vaut encore, certaines moqueries quant à son autosatisfaction légendaire. Pourtant, de ce point de vue, il n'est pas si différent de Clint Eastwood (le Clint Eastwood classique j'entends) ce dernier ayant pour lui, il faut le reconnaître, un visage moins lisse et un talent de metteur en scène supérieur. The postman, plus encore que tout autre film de Kevin Costner, est un hommage direct aux pères de la nation américaine en même temps qu'aux fondateurs du cinéma américain que sont David Ward Griffith, Frank Capra et surtout John Ford. Du premier (Griffith), il convoque les plans de foule dans des décors monumentaux (surtout dans la première partie, celle qui se déroule dans l'armée holniste), ainsi qu'une capacité à réécrire l'Histoire par les moyens épiques du cinéma. Du second (Capra), il prend l'optimisme infaillible, la foi en la justesse du combat démocratique et la grandeur de l'individu qui ose se dresser contre la tyrannie. Au troisième, enfin (John Ford), il emprunte le cadre du western, le goût pour les petites communautés et la cinégie des hommes à cheval partant défendre leur idéal. Cette dernière référence est d'ailleurs la plus évidente, puisque Costner n'hésite pas à fondre, dans un fondu enchaîné audacieux, un plan directement issu de La charge héroïque avec une chevauchée filmée par ses soins.

Parmi les autres références du film, il est intéressant d'en relever deux, qui en disent long sur les intentions du réalisateur. La première concerne les Beatles : lorsque le facteur fait croire aux habitants de Pineview que les Etats-Unis sont dotés d'un nouveau Président, il donne à celui-ci le nom de Richard Starkey. Or Richard Starkey est le véritable nom de Ringo Starr, le mythique batteur des Fab Four. Puis, dans la même tirade, il leur explique que la devise de ce dernier est la suivante : it's getting better, it's getting better all the time. Les fans de Sergeant Pepper reconnaîtront sans nul doute la citation directe à une des chansons de l'album.

La seconde référence concerne plus directement le cinéma. Dans l'une des séquences les plus belles du film, on voit des miliciens caillasser un projectionniste qui a eu la malencontreuse idée de leur passer Universal Soldier lors d'une séance en plein air. Ce dernier, visiblement vexé, se protège des pierres avec une boite métallique qui renferme une bobine, et hurle « c'est ça que vous vouler ? Bande de gosses !». Et la bobine en question, qui ne tarde pas à être projetée, c'est celle de La mélodie du bonheur (The sound of music), une comédie musicale enchanteresse, qui ravit instantanément les spectateurs. On voit bien là l'idéalisme de Kevin Costner : en préférant Julie Andrews à Jean-Claude Van Damme, il exprime dans cette scène tout son dégoût pour la violence et sa croyance en la féérie du cinéma, qui peut transformer les pires guerriers en gamin émerveillés.

Flag's Taff

Les choses sérieuses peuvent enfin commencer. Non parce qu’encenser Danse avec les loups, c’est facile et à la portée du premier connard venu. Je sais de quoi je parle, je l’ai fait. Vanter les mérites d’Open Range, si c’est un tantinet moins banal, c’est quand ...

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7
SmileShaw

Ce film a fait un flop monumental mais je n'ai jamais compris pourquoi. Kévin Costner est bon. Les autres acteurs aussi. Le monde post-apo est crédible, l'ambiance est sympathique. En plus, le discours n'est pas dégueu, la propagande pro-américaine courante à l'époque n'est ...

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8
Sylfaen

Ce film me semble assez injustement sous-noté sur SC. Oui, c'est long, oui il y a de vraies longueurs, oui ça met du temps à se lancer. Mais outre ce défaut pas rédhibitoire, le reste est crédible, l'ambiance travaillée, les acteurs efficaces, et l'histoire a au moins le ...

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7
On3
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